Ballon d’Or : voici comment une bataille entre Rodri et Lamine Yamal profiter à Mbappé

Ballon d’Or : voici comment une bataille entre Rodri et Lamine Yamal profiter à Mbappé
Crédit photo : Ballon d'Or compte X

Kylian Mbappé pourrait bénéficier indirectement de la bataille entre Rodri et Lamine Yamal pour le Ballon d’Or. C’est la lecture défendue par Tomás Roncero, journaliste et directeur adjoint du quotidien AS, alors que la course au prestigieux trophée entre dans sa dernière ligne droite.

Sur la Cadena SER, Roncero a développé une théorie fondée sur la répartition des voix. Selon lui, le soutien dont pourraient bénéficier Rodri et Lamine Yamal, deux joueurs associés au FC Barcelone et à la sélection espagnole, pourrait empêcher l’un des deux de concentrer suffisamment de suffrages et ouvrir un espace à Mbappé.

Roncero mise sur la dispersion des voix

Pour le journaliste espagnol, le changement de dynamique autour de Lamine Yamal constitue un élément important. Il estime que le soutien public du Barça à son jeune attaquant pourrait avoir pour conséquence de diviser les voix qui auraient pu se porter majoritairement sur Rodri.

« Le Barça a atomisé le vote », estime ainsi Roncero, qui considère que les voix favorables aux candidats espagnols pourraient se répartir entre le milieu barcelonais et son jeune coéquipier.

Cette analyse reste évidemment une interprétation du processus électoral. Elle ne permet pas de connaître les intentions individuelles des journalistes appelés à voter, ni de déterminer à l’avance le résultat final.

Le précédent de 2024 avec Vinicius et Rodri

Pour étayer sa théorie, Roncero s’appuie notamment sur l’édition 2024. Cette année-là, Rodri avait remporté le Ballon d’Or devant Vinicius Jr. Jude Bellingham et Dani Carvajal avaient également figuré parmi les premiers du classement.

Roncero considère que la présence de plusieurs joueurs du Real Madrid avait alors contribué à une répartition des suffrages favorables au club madrilène, limitant le soutien concentré autour de Vinicius.

Il établit donc un parallèle avec la situation actuelle : si Rodri et Lamine Yamal mobilisent une partie des mêmes électeurs, leur rivalité pourrait mécaniquement modifier la répartition des voix.

L’exemple Messi, Xavi et Iniesta en 2010

Le journaliste espagnol remonte même jusqu’à 2010 pour illustrer son raisonnement. Cette année-là, Lionel Messi avait remporté le Ballon d’Or devant Andrés Iniesta et Xavi Hernández.

Roncero cite cet épisode comme un autre exemple de concurrence entre plusieurs joueurs issus du même environnement footballistique, susceptible de disperser les suffrages.

Mais là encore, il s’agit d’une lecture personnelle du vote et non d’une règle établie permettant de prédire le résultat.

Kane reste dans l’équation

Roncero ne réduit toutefois pas la course au duel Mbappé-Rodri-Yamal. Il invite également à surveiller Harry Kane.

L’attaquant du Bayern Munich dispose notamment de statistiques individuelles importantes et représente, selon Roncero, un candidat susceptible de bénéficier du vote de journalistes issus notamment de la sphère anglo-saxonne. La Cadena SER rappelle d’ailleurs que Kane figure parmi les principaux noms de cette édition particulièrement ouverte.

La diversité des profils complique donc toute lecture trop simple du scrutin. À côté de Mbappé, Yamal, Rodri et Kane, d’autres joueurs comme Fabián Ruiz ou certains éléments du PSG sont également présents dans les discussions autour du trophée.

Un scrutin qui reste ouvert

La théorie de Roncero intervient dans un contexte où le Ballon d’Or 2026 fait l’objet d’un débat particulièrement intense. La candidature de Lamine Yamal bénéficie notamment d’un soutien affirmé du FC Barcelone, tandis que Rodri a reconnu que le club catalan avait choisi de soutenir son jeune coéquipier, tout en considérant cette décision comme légitime.

Le milieu espagnol a, de son côté, rappelé que le trophée dépendait du vote de 100 journalistes et surtout des performances réalisées sur le terrain.

C’est précisément ce qui rend la théorie de Roncero intéressante : elle ne porte pas uniquement sur les performances des candidats, mais sur la manière dont leurs soutiens pourraient se répartir au moment du vote.

Point de vue de la rédaction

La sortie de Tomás Roncero ajoute une nouvelle dimension au débat sur le Ballon d’Or. Après les statistiques, les titres et les performances individuelles, la répartition des voix devient désormais un argument à part entière dans les discussions.

Mais son raisonnement doit rester ce qu’il est : une analyse personnelle du scrutin, pas une annonce du résultat. Avec plusieurs candidats capables de mobiliser des arguments sportifs solides et un vote individuel de journalistes venus de différents pays, la mécanique finale reste impossible à déduire simplement d’une éventuelle division des voix.

Le verdict, lui, appartiendra uniquement au scrutin.