L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) est une institution spécialisée des Nations Unies qui pilote les efforts internationaux visant à garantir la sécurité alimentaire et la nutrition pour tous. La FAO contribue à la réalisation du Programme 2030 grâce à son Cadre stratégique, en soutenant la transformation des systèmes agroalimentaires vers des systèmes plus efficaces, inclusifs, résilients et durables, pour une meilleure production, une meilleure nutrition, un meilleur environnement et une vie meilleure, sans laisser personne de côté.
Cadre organisationnel
Les changements climatiques constituent aujourd’hui l’un des défis majeurs auxquels la planète est confrontée, malgré les efforts entrepris au niveau international pour limiter le réchauffement mondial à moins de 2 °C d’ici 2100. Les pays les plus vulnérables sont les pays en développement, et tout particulièrement les Pays les Moins Avancés (PMA), avec des impacts marqués sur les établissements humains, la sécurité alimentaire et les ressources en eau. Or, les PMA disposent de ressources limitées pour faire face à des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes et intenses telles que les sécheresses, les inondations, les vents violents et les orages dont les effets sont déjà récurrents dans plusieurs régions.
Cette situation appelle donc un renforcement des efforts d’adaptation aux changements climatiques, notamment dans les PMA.
Consciente de ces enjeux, la Conférence des Parties (COP16), tenue à Cancún (Mexique) en 2010, a institué, par la décision 1/CP.16, le processus d’élaboration et de mise en œuvre des Plans Nationaux d’Adaptation (PNA). Cette décision a ensuite été opérationnalisée lors de la COP17 à Durban (Afrique du Sud, 2011) et de la COP18 à Doha (Qatar, 2012), notamment à travers l’adoption des lignes directrices proposées par le Groupe d’experts des PMA.
Les Plans nationaux d’adaptation visent principalement à : (1) réduire la vulnérabilité des pays face aux effets des changements climatiques en renforçant leurs capacités d’adaptation et leur résilience ; et (2) faciliter l’intégration, de manière cohérente, de l’adaptation aux changements climatiques (ACC) dans les politiques, programmes et actions pertinents (nouveaux ou en cours) en particulier dans les processus et stratégies de planification du développement, dans tous les secteurs concernés et à différents niveaux, selon le contexte.
Le Bénin a élaboré et soumis son PNA à la Convention en 2022, afin de prévenir et de limiter, à moyen et long terme, les conséquences négatives des changements climatiques sur son développement. En 2025, la mise en œuvre du PNA du Bénin a fait l’objet d’une évaluation à mi-parcours (de 2022 à mi-2025). Globalement, le taux de mise en œuvre a été estimé à 23,37 %. Par ailleurs, il est prévu, conformément aux orientations de la CCNUCC, que le PNA soit actualisé tous les quatre ans.
Dans le cadre de cette actualisation, il est indispensable d’identifier les lacunes des arrangements institutionnels, de clarifier les rôles et responsabilités des acteurs, et de renforcer la coordination entre secteurs et parties prenantes. Un atelier national de lancement doit notamment permettre de faire le point sur l’état de mise en œuvre du PNA, de discuter des défis de coordination et de formuler un plan d’action précisant les rôles et responsabilités, en associant les points focaux sectoriels, les structures nationales concernées et des représentants du secteur privé.
Par ailleurs, la réussite du PNA actualisé dépend de la mobilisation effective de ressources financières (publiques et privées, nationales et internationales) destinées à soutenir la mise en œuvre des priorités d’adaptation, notamment dans les secteurs et territoires les plus vulnérables.
Dans ce contexte, la présente mission vise à recruter un(e) expert(e) senior en mobilisation des ressources pour l’adaptation au changement climatique, chargé(e) de : (i) évaluer les mécanismes actuels de financement de l’adaptation et le niveau de financement des actions prioritaires liées au PNA (y compris l’opérationnalisation des PNA sectoriels) ; et (ii) élaborer et opérationnaliser une stratégie de mobilisation des ressources, incluant l’identification des opportunités de financement (fonds climat, bailleurs, banques de développement, instruments innovants), l’appui à la structuration de projets bancables et le renforcement du dialogue avec les partenaires techniques et financiers ainsi que le secteur privé.
Position hiérarchique
L’Expert(e) national(e) travaillera sous la supervision générale du Représentant résident par intérim de la FAO et du Chargé de programme de la FAO.
Il/elle exercera ses fonctions sous la coordination de l’Unité de gestion du projet de la FAO (FAO-PMU) et en étroite concertation avec les structures nationales impliquées dans le processus du PNA, notamment la DGEC/MCVT, le CTPNA, le CNCC, la CM, ainsi qu’avec le dispositif de pilotage du projet.
Domaine de spécialisation
Appuyer l’actualisation du PNA du Bénin par l’élaboration d’une stratégie de mobilisation des ressources pour l’adaptation, l’identification d’opportunités de financement et l’appui à la structuration d’un pipeline de projets bancables.
Tâches et responsabilités
En s’inspirant d’une démarche structurée (revue documentaire, entretiens, validation en comité/atelier, production de livrables), l’expert(e) réalisera à minima :
Revue documentaire et cadrage
• Faire une revue des documents clés (PNA, évaluations, stratégies nationales, projets existants, cadre d’investissement).
• Etablir une note méthodologique et plan de travail (sources, outils d’analyse, plan d’entretiens, calendrier).
• Participer à la réunion de cadrage avec la FAO-PMU/DGEC et parties prenantes clés (ministères sectoriels, PTF).
Analyse du paysage de financement et diagnostic d’accès
• Faire une cartographie des opportunités de financement adaptation (GCF, GEF, AF, fonds bilatéraux, banques de développement, secteur privé).
• Faire une analyse des critères d’éligibilité, fenêtres, procédures, exigences ESS/genre, MRV, cofinancement.
• Faire une identification des capacités et goulots d’étranglement nationaux (accès direct, préparation, structuration).
Stratégie de mobilisation des ressources et pipeline de projets
• Définir une stratégie/feuille de route (priorités sectorielles, instruments : subventions, prêts concessionnels, blended finance).
• Apporter un appui à l’identification, à la formulation et à la priorisation d’un pipeline d’initiatives d’adaptation (concepts).
• Proposer un plan de préparation : étapes, responsabilités, budget indicatif, calendrier de soumission.
Ateliers, renforcement de capacités et finalisation
• Faire l’animation d’au moins une session de renforcement de capacités sur le financement de l’adaptation et la préparation de notes conceptuelles.
• Faire la restitution/validation de la stratégie et du pipeline en atelier, intégration des commentaires.
• Faire la livraison des produits finaux (stratégie, pipeline, supports, recommandations).
LES CANDIDATURES SERONT EXAMINÉES EN REGARD DES CRITÈRES SUIVANTS :
Conditions minimales à remplir
• Master (ou équivalent) en Finance / Économie / Développement international / Politiques climatiques / Gestion de projets ou domaine connexe
• Au moins 6 ans d’expérience en financement climat, mobilisation des ressources et structuration de projets, dont une expérience internationale
• Connaissance courante du français
• Ressortissant du Bénin
Compétences de base exigées par la FAO
• Attention portée sur les résultats
• Avoir l’esprit d’équipe
• Sens de la communication
• Établissement de relations constructives
• Partage des connaissances et amélioration continue
Aptitudes Techniques/Fonctionnelles
• Capacité rédactionnelle en français ; capacité de lire et / ou de communiquer en anglais serait un avantage
• Bonne maîtrise de l’informatique (MS Word, Excel, Power point, Internet)
Critères de sélection
• Expérience démontrée de préparation/soumission de projets aux principaux fonds climatiques (GCF/GEF/AF ou équivalents).
• Maîtrise des instruments de financement de l’adaptation et des exigences (ESS, genre, MRV, théorie du changement, cadre logique).
• Capacité à structurer un pipeline de projets bancables et à faciliter des échanges multi-acteurs.
Autres postes vacants :
Expert(e) en tourisme – Bénin
Assistant national des ressources humaines – Nigéria
Spécialiste national des COP – Egypte
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