Nouveau recrutement lancé à l’ONG Internationale LAW ; travail à distance sans diplome minimum

Nouveau recrutement lancé à l'ONG Internationale LAW ; travail à distance sans diplome minimum

Informations sur l'emploi

Titre du Poste : Consultant - Soutien technique - Réseaux de survivantes dirigés par des femmes

Année d'Expérience Requise : 10 ans

Lieu du Travail : télétravail / Centrafrique

Date de Soumission : 24/04/2026

Description de l'emploi

L’ONG Internationale Legal Action Worldwid (LAW) recrute à nouveau pour un poste ; celui de consultant.

Poste libre à l’ONG LAW : Consultant en Soutien technique – Réseaux de survivantes dirigés par des femmes

Programme – Central African Republic (À distance)

À PROPOS  

Legal Action Worldwide (LAW) est une association indépendante à but non lucratif composée d’avocats et de juristes spécialisés dans les droits humains. Unis par la conviction que les personnes victimes de violations des droits humains et de crimes internationaux doivent bénéficier d’un soutien ciblé, centré sur la personne, tenant compte des questions de genre et des traumatismes, afin d’accéder à la justice qui leur est due, l’équipe de LAW intervient sur le terrain dans les zones de conflit, en combinant expertise nationale et internationale. Nous travaillons directement avec les victimes et leurs communautés, en renforçant leurs capacités à participer activement aux processus de justice et de plaidoyer. Parallèlement, nous fournissons une assistance technique pour consolider les institutions judiciaires et leur permettre de rendre justice, et nous collaborons avec les législateurs pour promouvoir la responsabilité et l’état de droit.  

Présente dans 18 pays, LAW met en œuvre des stratégies novatrices de responsabilisation et de justice, notamment par le biais de litiges stratégiques aux niveaux national, régional et international. La vision de LAW est celle d’un monde où toutes les victimes et tous les survivants ont accès à la justice, afin que l’impunité ne soit pas un obstacle à une paix durable.

LE RÔLE

LAW met en œuvre un programme financé par l’UE, intitulé « Renforcement de l’engagement communautaire des femmes et des filles soudanaises pour la justice et une paix durable », visant à améliorer l’accès à la justice et à garantir la reddition de comptes pour les victimes et les survivantes de violations des droits humains, en particulier les victimes de violences sexuelles liées au conflit à Adré (Tchad) et à Khartoum (Soudan).  LAW apportera son soutien à un partenaire local au Soudan afin de fournir une assistance technique pour la création et le renforcement de réseaux de survivantes dirigés par des femmes, et pour amplifier la voix des victimes afin qu’elles puissent participer pleinement aux processus de reddition de comptes.

LAW recherche les services d’un consultant/organisation possédant une expérience approfondie en matière de développement de mouvements de survivants et d’approches tenant compte des traumatismes, afin de fournir un soutien technique et des conseils pour les consultations, la formalisation des réseaux de survivants, la conception et l’animation de formations, les approches de guérison collective et les structures de plaidoyer durables.

EN SAVOIR PLUS SUR LE CABINET DE CONSULTATION 

Relève du/de  la responsable de programme, Soudan.

Lieu :  Tchad et Soudan.

Durée : 10 mois (mai 2026 – février 2028).

Tarifs : Des tarifs journaliers compétitifs s’appliquent. 

Contexte et historique 

Depuis son indépendance en 1956, la République du Soudan est en proie à une violence politique continue et à des conflits armés perpétuels. La récente flambée de violence, le 15 avril 2023, a plongé le Soudan dans l’une des crises humanitaires et des violations des droits humains les plus graves de son histoire récente. Les combats qui opposent les Forces armées soudanaises (FAS) aux Forces de soutien rapide (FSR) ont dévasté les populations locales, notamment à Khartoum et au Darfour, où la violence a pris une dimension de plus en plus ethnique. De nombreux massacres, y compris des exécutions de masse, des violences sexuelles et la destruction délibérée de biens civils ont été recensés, tandis que les bombardements indiscriminés de zones peuplées et les actes de violence sexuelle perpétrés par plusieurs parties au conflit ont encore aggravé les souffrances des civils. En décembre 2023, on estimait que 6,7 millions de personnes, en grande majorité des femmes et des filles, étaient exposées à des violences sexistes. Ce chiffre a doublé par rapport aux estimations d’avant-guerre, reflétant une augmentation considérable des besoins en services destinés aux victimes et aux survivantes. En mars 2024, les violences sexuelles étaient largement reconnues comme étant utilisées comme arme de guerre au Soudan.

Le ciblage des femmes et des filles s’étend également aux contextes de déplacement. Dans les camps de réfugiés surpeuplés et sous-équipés du Tchad et de l’Ouganda, ainsi que dans les camps de personnes déplacées au Soudan, de nombreuses femmes et filles soudanaises déplacées sont contraintes de se prostituer pour se nourrir, ce qui les expose à de nouveaux cycles d’exploitation et de violence. Depuis 2024, de graves violations des droits humains continuent d’être signalées à travers le Soudan, notamment des milliers de civils tués, des exécutions ciblées ethniquement et des attaques contre des camps, des personnes déplacées et des structures de santé. Ces violations ont persisté en 2025, avec des frappes aériennes sur des zones résidentielles et des camps de personnes déplacées, ainsi que des arrestations arbitraires et des disparitions forcées, en particulier au Darfour, le long du Nil, à Al-Gezira et dans les États du nord. Les déplacements massifs de population se poursuivent : plus de 15 millions de personnes ont été déplacées de force et des dizaines de milliers ont été tuées.

Le système judiciaire soudanais est gravement endommagé, les tribunaux, les procureurs et les forces de l’ordre étant soit dysfonctionnels, soit soumis à la forte influence d’acteurs armés et politiques. L’indépendance de la justice et les garanties d’un procès équitable se sont largement effondrées, et de nombreux cas d’arrestations arbitraires, de torture et de recours à des tribunaux militaires et spéciaux dépourvus de garanties procédurales sont signalés. L’accès à la justice est quasi inexistant pour les civils, en particulier les populations déplacées et les victimes de violations liées au conflit, notamment les violences sexuelles et sexistes. Si les acteurs de la société civile continuent de documenter les exactions et d’apporter un soutien juridique limité, leur action est entravée par l’insécurité, les déplacements de population et le manque de ressources. De ce fait, les victimes se heurtent à d’énormes obstacles pour obtenir justice, et l’impunité demeure profondément ancrée.

Étendue des travaux

Livrables du projet

Livrable 1

Livrable : Rapport d’évaluation de la mission et des besoins.

Délai de livraison : 3 mois.

Description du livrable :

Le consultant effectuera une mission exploratoire au Tchad et au Soudan (Adré, Al-Hasahisa et Darfour Nord, sous réserve des conditions d’accès et de sécurité) afin de cartographier le contexte, d’identifier les initiatives existantes menées par les survivants et de mobiliser les principaux acteurs (OSC locales, OING, agences des Nations Unies et autorités compétentes). En utilisant des méthodologies respectueuses des traumatismes et respectueuses de l’éthique, le consultant devra : concevoir et mettre en œuvre des outils de collecte de données (groupes de discussion et entretiens individuels) adaptés à la participation des survivants ; mener des consultations avec les survivants identifiés afin d’évaluer leurs besoins, leurs priorités, les risques et leur volonté de créer des réseaux, analyser les obstacles à la participation, les problèmes de protection et les structures de soutien nécessaires, et identifier les groupes de survivants informels ou formels existants ainsi que les possibilités de les renforcer.

Le consultant produira un  rapport d’évaluation des besoins comprenant : une cartographie du contexte et des parties prenantes, un résumé des consultations des survivants (anonymisé et présenté de manière éthique), les principales conclusions sur les besoins, les priorités et les risques, des recommandations pratiques pour la formation de réseaux et les approches de soutien.

Livrable n° 2

Livrable : Programme de formation et de renforcement des capacités des réseaux de survivants.

Délai de livraison : 5 mois.

Description du livrable :

Le consultant élaborera un programme complet visant à soutenir la mise en place et le renforcement des réseaux de survivantes dirigés par des femmes.

Cela comprend :

  • Cadre de formation d’un réseau de survivants (structures de gouvernance, adhésion, protection et orientations opérationnelles).
  • Conception de programmes et d’outils d’animation pour des ateliers de deux jours axés sur le développement de réseaux .
  • Appui technique et/ou co-animation d’ateliers initiaux de formation de réseaux dans des lieux sélectionnés.
  • Un plan de renforcement des capacités décrivant les formations prioritaires (par exemple, plaidoyer, gestion de cas, orientation, droits des survivants, communication).
  • Élaboration d’au moins deux modules de formation,
    comprenant des guides et du matériel pour les animateurs.
  • De courts comptes rendus d’atelier seront produits, reprenant les principaux résultats et recommandations.

Ces formations aideront également les victimes à comprendre et à participer aux processus judiciaires, notamment en documentant les violations, en plaidant pour la responsabilisation ou en contribuant aux efforts de litige stratégiques.

Livrable trois

Livrable : Guide de guérison collective et rapport final de consultation.

Délai de livraison : 2 mois.

Description du livrable :

Le consultant fournira des conseils techniques afin d’assurer la pérennité, le bien-être des survivants et l’autonomie des réseaux.

Cela comprend :

  • Note d’ orientation sur la guérison collective et le soutien par les pairs , incluant la facilitation d’espaces sécuritaires, les approches tenant compte des traumatismes et les stratégies visant à réduire la stigmatisation et l’isolement.
  • Recommandations pratiques pour maintenir des réunions régulières entre survivants et un dialogue entre pairs.
  • Rapport final de consultation récapitulant :
  • Activités entreprises et principales réalisations.
  • Défis et mesures d’atténuation.
  • Recommandations pour renforcer et pérenniser les réseaux dirigés par les survivants.
  • Prochaines étapes suggérées pour la mise en œuvre.

Date d’achèvement de tous les livrables : 28 février 2027.

AU PROPOS DE VOUS 

  • Expérience avérée d’au moins 10 ans dans la mise en œuvre de programmes liés à la violence sexiste, aux droits des femmes et au soutien aux victimes.
  • Expérience avérée dans la création et le renforcement de réseaux dirigés par des survivants ou au sein de la communauté, en particulier les initiatives menées par des femmes.
  • Solide expérience institutionnelle avérée en matière de programmes axés sur les survivants, de développement de mouvements et d’approches tenant compte des traumatismes, notamment dans les contextes de conflit et de déplacement.
  • Expertise démontrée dans les approches tenant compte des traumatismes et centrées sur les survivants, y compris l’engagement sécuritaire et éthique auprès des survivants.
  • Expérience en matière de mise en œuvre de programmes de renforcement des capacités et de formation, y compris l’élaboration de programmes d’études, l’animation d’ateliers et les approches de mentorat.
  • Solide connaissance institutionnelle des principes de protection, de sauvegarde et des normes de non-nuisance.
  • Expérience opérationnelle directe au Soudan, au Tchad, en Ouganda ou dans des contextes humanitaires et de conflits similaires.
  • Un engagement fort auprès des organisations de la société civile locale, des groupes dirigés par des femmes et des mouvements populaires.
  • Compréhension des dynamiques socioculturelles et de protection affectant les survivants en situation de déplacement et de conflit.

Expertise technique :

  • Expérience avérée en matière de recherche qualitative et d’évaluation des besoins dans des environnements sensibles et complexes.
  • Capacité à développer des outils et des cadres pratiques, notamment des modèles de gouvernance, des modules de formation et des guides opérationnels.
  • Expérience avérée en matière de guérison collective, de méthodologies de soutien par les pairs et d’approches psychosociales communautaires.
  • La connaissance des procédures d’accès à la justice, des droits des victimes et des processus de responsabilisation est un atout.

COMMENT POSTULER 

Si vous êtes à la recherche d’un nouveau défi et déterminé(e) à avoir un impact positif, nous serions ravis de recevoir votre candidature. Veuillez cliquer sur le lien pour postuler.

Lien HR Bamboo :  Assistance technique – Réseaux de survivantes dirigés par des femmes

Date limite de dépôt des candidatures : 24 avril 2026.

Votre candidature doit comprendre :

  1. Toutes les propositions doivent inclure une proposition technique assortie d’un budget.
  2. Le budget doit inclure les honoraires professionnels (en USD) et les coûts logistiques des consultants. 
  3. CV : mettre en valeur l’expérience pertinente.

Chez LAW, la diversité de nos collègues est notre force, à l’image des personnes et des communautés que nous représentons et soutenons. Notre équipe rassemble des personnes de nombreuses nationalités aux parcours professionnels, compétences et connaissances variés. Cela nous permet de comprendre et d’adapter notre soutien aux contextes culturels et politiques locaux, et de le mettre en œuvre de manière efficace et pertinente.

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Voir aussi : OFFRES D’EMPLOI à l’organisation humanitaire IRC / possibilité de télétravail (08 Avril 2026)