NOUVEAU POSTE À POURVOIR À LA FAO (12 mai 2026)

NOUVEAU POSTE À POURVOIR À LA FAO (12 mai 2026)

Informations sur l'emploi

Titre du Poste : Spécialiste national(e) en protection des cultures

Lieu du Travail : Guinée-Conakry

Date de Soumission : 26/05/2026

Description de l'emploi

La FAO s’engage à assurer la diversité de ses effectifs, en veillant à une représentation équilibrée des femmes et des hommes ainsi que des nationalités, des profils et des cultures.
•    Les femmes, les ressortissant(e)s d’États Membres non représentés ou sous-représentés et les personnes handicapées possédant les qualifications requises sont encouragés à présenter leur candidature.
•    Toute personne travaillant pour la FAO est tenue d’adhérer aux normes les plus strictes d’intégrité et de conduite professionnelle et de respecter les valeurs de la FAO.
•    La FAO, en sa qualité d’institution spécialisée des Nations Unies, a adopté une politique de tolérance zéro en ce qui concerne les comportements incompatibles avec son statut, ses objectifs et son mandat, notamment l’exploitation et les atteintes sexuelles, le harcèlement sexuel, l’abus de pouvoir et la discrimination.
•    Les références et les antécédents de tous les candidats sélectionnés feront l’objet de vérifications rigoureuses.
•    Toutes les candidatures seront traitées dans la plus stricte confidentialité.

Spécialiste national(e) en protection des cultures (entomologie agricole)

Publication d’offre

: 12/mai/2026

Date de dépublication

: 26/mai/2026, 21:59:00

Organizational Unit: FRGUI – FAO Representation in Guinea

Type d’emploi

: Travail temporaire

Type de réquisition: NPP (personnel national de projet)

Grade: N/A

Lieu principal

: Guinée-Conakry

Durée: 90 jours en WAE

Numéro de poste: N/A

Cadre organisationnel

L’agriculture guinéenne de manière générale est de nos jours, confrontée à des défis croissants, notamment la menace des insectes nuisibles qui affectent la productivité des cultures dans toutes les zones agroécologiques du pays. Ces ravageurs engendrent des pertes significatives, compromettant la sécurité alimentaire et la rentabilité des exploitations agricoles. De manière générale, ces bioagresseurs peuvent causer des pertes très énormes estimées à 38% et pouvant même atteindre 100% selon les cultures hôtes, la nature des ravageurs, les superficies, les conditions édapho-climatiques, etc. (Asare-Bediako et al., 2010 ; James et al., 2010 ; Abbes et al., 2012). Certaines études estiment que les pertes agricoles dues aux insectes peuvent atteindre jusqu’à 30 % des rendements dans certaines régions guinéennes (FAO, 2018).

De nos jours avec le changement climatique, le secteur agricole en Guinée connait l’émergence d’une gamme variée de bioagresseurs ayant des effets sur diverses cultures. Cette situation alarmante est aggravée par des effets du changement climatique.

En plus, des zones de pâturage des animaux d’élevage sont souvent inondées ou inaccessibles par endroit. Ce qui met les paysans actuellement dans un état de détresse. Cette situation n’épargne aucune zone agropastorale du pays avec des conséquences comme l’abandon des champs, l’impossibilité d’entretenir les cultures, la pourriture des cultures fourragères, l’insuffisance de fourrage pour les animaux, la baisse des rendements, la famine, etc. La région de la Guinée Forestière, riche en biodiversité serait l’une des régions les plus affectées par cette crise. Elle abrite actuellement une variété d’espèce d’insectes, y compris des fourmis venimeuses, les chenilles défoliatrices comme Achaea catocaloides.

Depuis 2019, cette région fait face à un grave problème d’invasion de ravageurs comme les pucerons, coccinelles, les chenilles légionnaires d’automne (Spodoptera frugiperda) et défoliatrices (Achaea catocaloides). Bien que les fourmis rouges (Myrmica rubra) ne soient pas des ravageurs directs des cultures, leur agressivité entrave l’accès des producteurs aux parcelles et paralyse le bon déroulement des opérations culturales y compris la récolte. Cette limitation du suivi technique des exploitations entraîne inévitablement une baisse significative des rendements. Ce phénomène compromet la performance de la production nationale et fragilise l’économie agricole du pays. Ils attaquent et sucent la sève des petites plantes, réduisant ainsi les rendements agricoles. Ces ravageurs à l’image de plusieurs espèces connues, peuvent causer de graves problèmes de santé animale et même humaine, notamment des réactions cliniques, allergiques ou toxiques potentiellement mortelles.

Les chenilles légionnaires et urticantes, présentes dans l’ensemble des régions naturelles de la Guinée, causent d’importants dégâts aux cultures en perforant les feuilles, réduisant ainsi la photosynthèse et rendant les plantes plus vulnérables aux maladies. Leur mécanisme de défense, basé sur des poils urticants, complique leur prédation, aggravant leur impact sur l’agriculture déjà fragilisée par les inondations en saison hivernale
Les régions de Boké, Mamou, Nzérékoré, Kankan demeurent les plus affectées. Cette invasion des ravageurs inquiète les populations et les autorités administratives et locales à tous les niveaux. Elle prend une allure dangereuse et devient une réelle préoccupation du ministère de l’Agriculture et de l’élevage. La lutte contre ces bioagresseurs et la mise en place des moyens de prévention et de gestion des cas d’inondation sont cruciales pour protéger l’économie guinéenne, préserver la biodiversité locale et garantir la santé et la sécurité des populations.
Ce projet de Coopération Technique proposé par la FAO, sur requête du MAgEl s’inscrit dans ce cadre et est jugé nécessaire car il contribuerait à coup sûr à renforcer les capacités d’intervention des agents du ministère de l’agriculture et de l’élevage pour une gestion intégrée et durable de ces ravageurs.

Dans le cadre du renforcement de la protection des cultures en Guinée, la FAO recrute un(e) consultant(e) national(e) qui aura pour mandat d’évaluer la situation des ravageurs dans les zones ciblées, de proposer des stratégies de gestion intégrée des ravageurs (GIP), et de renforcer les capacités des acteurs locaux en matière de protection des cultures.

Position hiérarchique

Le/la titulaire travaillera sous la supervision générale du Représentant de la FAO en Guinée, la supervision directe du Chargé de Programme, sous la responsabilité de la coordination du projet, en étroite collaboration avec les services techniques du ministère de l’Agriculture et de l’Élevage (DNPV-DS, IRAG, SERPRO-CA) et les consultants du projet.

Domaine de spécialisation

Cette mission consiste à diagnostiquer les menaces phytosanitaires en Guinée pour concevoir des stratégies de gestion intégrée (IPM) et des plans d’urgence adaptés. Le/la titulaire développera des modules de formation et des outils techniques destinés exclusivement au renforcement institutionnel de la DNPV-DS, sans diffusion publique. L’objectif final est de structurer l’expertise nationale à travers un suivi rigoureux et la production de rapports stratégiques pour le projet.

Tâches et responsabilités

•    Évaluer la situation actuelle des ravageurs et maladies des cultures dans les zones ciblées ;
•    Identifier et recommander des stratégies de gestion intégrée des ravageurs adaptées au contexte local ;
•    Renforcer les capacités des acteurs locaux (techniciens agricoles, agriculteurs) en matière de reconnaissance des ravageurs et de mise en œuvre des pratiques de gestion intégré des ravageurs des cultures (IPM).
•    Développer et animer des modules de formation pour les techniciens agricoles et les agriculteurs ;
•    Appuyer le suivi et l’évaluation de l’efficacité des interventions de gestion des ravageurs.
•    Concevoir les supports diagnostique, de formation et de vulgarisation en protection des cultures.
•    Elaborer un plan d’intervention des épidémies des ravageurs et maladies en Guinée ;
•    Collaborer avec les services techniques pour élaborer une stratégie de lutte contre les ravageurs ;
•    Produire des rapports périodiques et thématiques synthétisant les activités, résultats et recommandations et participer à l’élaboration du rapport terminal du projet.

LES CANDIDATURES SERONT EXAMINÉES EN REGARD DES CRITÈRES SUIVANTS :

Conditions minimales à remplir

•    Diplôme universitaire (licence) en protection des cultures, entomologie ou disciplines connexes ;
•    Minimum 4 années d’expérience professionnelle dans la protection des cultures et la gestion intégrée des ravageurs ;
•    Connaissance courante du français (niveau C) ;
•    Être de nationalité guinéenne.

Compétences de base exigées par la FAO

•    Attention portée aux résultats
•    Avoir l’esprit d’équipe
•    Sens de la communication
•    Établissement de relations constructives
•    Partage des connaissances et amélioration continue

Aptitudes techniques/fonctionnelles

•    Très bon sens de l’organisation et rigueur méthodologique ;
•    Maîtrise des outils numériques et logiciels de gestion agricole et de suivi-évaluation ;
•    Capacité à concevoir et animer des ateliers de formation et de sensibilisation ;
•    Expérience dans la rédaction de rapports techniques et scientifiques ;
•    Esprit d’initiative et capacité à travailler de manière autonome ;
•    Bonne connaissance du secteur de l’agricole en République de Guinée.

Critères de sélection

•    Expérience en formation, vulgarisation et suivi-évaluation de projets agricoles ;
•    Connaissance des contextes agricoles et agroécologiques de la Guinée ;
•    Compétences rédactionnelles solides et aptitude à produire des rapports clairs et synthétiques ;
•    La maitrise de l’anglais est un atout.

RENSEIGNEMENTS COMPLÉMENTAIRES

• La FAO ne perçoit de frais à aucun stade du recrutement (dépôt de candidature, entretien, traitement du dossier).
• Les candidatures reçues après la date de clôture de l’avis ne seront pas acceptées.
• Veuillez noter que la FAO ne prend en considération que les titres universitaires et diplômes délivrés par des établissements reconnus figurant dans la Base de donnée mondiale de l’enseignement supérieur, la liste mise à jour par l’Association internationale des universités (IAU)/UNESCO. Pour accéder à la liste, prière de cliquer ici  www.whed.net/ 

• Pour d’autres questions, veuillez consulter la page web Emploi à la FAO: http://www.fao.org/employment/home/fr/

Prière de noter que tous les candidats doivent adhérer aux valeurs de la FAO – engagement envers l’Organisation, respect de chacun, intégrité et transparence.

COMMENT POSTULER

  • Pour présenter votre candidature, veuillez remplir le formulaire en ligne sur le site web de la FAO consacré au recrutement, Jobs at FAO. Les dossiers de candidature incomplets ne seront pas examinés.
  • Seules les candidatures reçues par l’intermédiaire du portail de recrutement seront prises en considération.
  • Ces qualifications devraient être conformes aux normes de la Classification Internationale Type de l’Éducation (CITE).
  • Les candidats sont encouragés à enregistrer leur candidature en prévoyant un délai largement suffisant avant la date limite.
  • En cas vous avez besoin d’aide ou vous avez des questions, veuillez créer une inscription unique auprès de l’équipe d’assistance client de la FAO pour obtenir une assistance supplémentaire : https://fao.service-now.com/csp

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