Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) recrute (10 juillet 2026)

Informations sur l'emploi

Titre du Poste : Consultant chargé de l'analyse et de la cartographie des violences dans et autour des écoles dans les provinces de Tanganyika, Kasaï, Nord Kivu et Ituri. (Ressortissants uniquement - basé au bureau)

Niveau Requis : Master

Année d'Expérience Requise : 5 ans

Lieu du Travail : RDC

Date de Soumission : 23/07/2026

Description de l'emploi

L’UNICEF œuvre dans plus de 190 pays et territoires pour sauver des vies d’enfants, défendre leurs droits et les aider à réaliser leur potentiel, de la petite enfance à l’adolescence.

À l’UNICEF, nous sommes engagés, passionnés et fiers de ce que nous faisons aussi longtemps que nécessaire. Promouvoir les droits de chaque enfant n’est pas seulement un travail, c’est une vocation.

L’UNICEF est un lieu où se construisent les carrières. Nous offrons à nos collaborateurs de nombreuses opportunités de développement professionnel et personnel qui leur permettent de donner un sens à leur engagement auprès des enfants et des communautés du monde entier. Nous accueillons toutes les personnes qui souhaitent s’intégrer et évoluer au sein d’une culture riche et dynamique, et bénéficier d’une rémunération et d’avantages sociaux attractifs.

Visitez notre site web pour en savoir plus sur ce que nous faisons à l’UNICEF.

POSTE : Consultant chargé de l’analyse et de la cartographie des violences dans et autour des écoles dans les provinces de Tanganyika, Kasaï, Nord Kivu et Ituri. (Ressortissants uniquement – basé au bureau)

   Numéro de poste : 594379
  Type de contrat : Consultant
  Lieu d’affectation : Kinshasa
  Niveau :
Consultant   République démocratique du Congo
  Catégories : Éducation

Durée du contrat : 4 mois

Modalités de travail : Travail au bureau

                                                         TERMES DE RÉFÉRENCE

Selon l’indice d’inégalité de genre (2021), la discrimination fondée sur le genre est répandue en République Démocratique du Congo (RDC), pays qui se classe au 151eme rang à l’échelon mondial. Dans le domaine de l’éducation, cette inégalité de genre se traduit notamment par la proportion de filles qui abandonnent l’école en raison de préoccupations de sécurité, ainsi que des pratiques culturelles et sociales telles que le mariage d’enfants et la grossesse précoce, les violences basées sur le genre, etc.

Selon les données de l’Enquête Démographique et de Santé (EDS) de 2024, les filles représentent 53% des enfants et adolescents non scolarisés de 5 à 17 ans. Toujours selon les données de l’enquête EDS, les provinces de l’Ituri et du Nord Kivu sont les plus représentées dans la population des filles non scolarisées, représentant respectivement 10,4 % et 12,8% des filles non scolarisées en RDC.

 

Les résultats de l’enquête par grappe à indicateurs multiples (MICS) de 2018 quant à eux révèlent que 89% des enfants de 1 à 14 ans subissent une forme de discipline mais pour 6% d’entre eux, il s’agit de discipline non violente. Le niveau de l’agression psychologique (80%) et de punition physique (80%) dont 40% sévères, montre la façon souvent violente avec laquelle les enfants de la RDC sont éduqués.

Les violences basées sur le genre autour et dans l’école figurent parmi les principales causes de la déperdition scolaire des filles surtout au niveau de la transition à l’école secondaire. Les violences à l’école en général, touchent aussi bien les filles que les garçons, mais de manière différente. Les garçons sont davantage susceptibles de participer à une bagarre ou de subir une agression physique. L’humiliation physique est plus courante chez les garçons que chez les filles. Les filles quant à elle subissent plus les brimades, l’humiliation et le harcèlement sexuel et psychologique. L’âge est également un facteur à prendre en compte. Les enfants plus âgés sont moins susceptibles d’être harcelés mais parfois provoqués par les moins jeunes. Plusieurs enquêtes indiquent que l’apparence physique de certains enfants ou un handicap constitue le motif de moqueries et de harcèlement les plus courants. Les enfants issus de familles pauvres sont souvent plus vulnérables aux moqueries, brimades et humiliations.

Les violences sont parfois perpétrées par les enseignants et le personnel scolaire à travers les châtiments corporels, les formes cruelles et humiliantes de punition psychologique, l’exploitation et les abus sexuels, les violences verbales ainsi que le harcèlement. Les violences se produisent également entre paires dans et autour des écoles, notamment le harcèlement, la violence sexuelle fondée sur le genre, la violence physique et psychologique, y compris la violence en ligne. Les violences se produisent également à la maison et dans la communauté avec un impact sur les écoles.

Les effets de la violence sur l’apprentissage des enfants sont multiples. De nombreuses études démontrent comment l’exposition à la violence a un impact néfaste sur la santé, le développement et le bien-être des enfants (blessures physiques, mort, augmentation de l’anxiété ou de la dépression, comportements antisociaux), en poussant les victimes à devenir des auteurs de violence à l’avenir. Les enfants qui subissent la violence à l’école ont souvent une mauvaise assiduité ou abandonnent complètement l’école. Les enfants fréquemment victimes de différentes formes de violences (brimade, humiliations, harcèlement, bagarres, injures, attouchements sexuels, violences physiques, etc.) ont plus de risques de se sentir renier dans leurs écoles que ceux qui ne le sont pas, mais aussi ils courent le risque d’abandon scolaire et on observe que plus les enfants sont violentés plus leurs résultats scolaires sont mauvais.

Le gouvernement de la RDC est conscient que les violences perpétrées dans et autour des écoles peuvent saper les investissements réalisés non seulement dans l’éducation, mais aussi dans d’autres domaines tels que la santé et le bien-être social et être préjudiciable à la société dans son ensemble. L’article 57 de La loi portant protection de l’enfant en République Démocratique du Congo stipule que l’enfant a droit à la protection contre toute forme d’exploitation et de violences.

L’UNICEF s’aligne aux priorités mondiales et nationales en veillant à ce que son programme soit sensible au genre et en s’efforçant de supprimer les obstacles qui empêchent les garçons et les filles de bénéficier de manière égale des efforts nationaux en matière d’éducation. L’UNICEF reconnaît également que l’éducation des filles bénéficie à la fois aux individus et aux nations. Des preuves démontrent que les femmes ayant un niveau d’éducation plus élevé sont plus susceptibles de se marier plus tard, d’avoir moins d’enfants, d’être mieux informées sur les soins de santé et la nutrition, et, si elles décident de devenir mères, d’avoir des enfants en meilleure santé. Elles sont plus susceptibles de gagner plus d’argent et de s’engager sur le marché du travail formel.

C’est pourquoi depuis 2024, en collaboration avec le Ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté de la RDC, l’UNICEF en œuvre dans quatre provinces (Ituri, Kasaï, Nord Kivu, Tanganyika) un projet financé par le Partenariat Mondial pour l’éducation (PME) via l’Agence Française de Développement (AFD), et dont l’objectif principal est d’améliorer l’éducation des filles en renforçant les conditions d’enseignement-apprentissage au niveau des classes et des écoles et en s’attaquant aux obstacles qui empêchent les filles d’aller et de rester à l’école.

Pour atteindre cet objectif, le projet prévoit l’élaboration d’une cartographie des types, formes et incidences des VBG en milieu scolaire. L’UNICEF recherche un consultant national pour mener à bien cette étude qui analysera les risques, types et formes de violences dans et autour des écoles et réaliser la cartographie des acteurs/services présents dans les 4 provinces de mise en œuvre du projet. Le rapport issu de cette analyse devra être utilisé pour actualiser les priorités d’action dans les écoles ciblées par le projet afin d’améliorer les dispositifs de prévention et d’intervention contre les VBG dans et autour des écoles. Le rapport servira de guide pour les provinces éducatives et les écoles dans l’élaboration de leur plan d’amélioration d’école intégrant la dimension de protection des enfants, la prévention et la réponse aux VBG.

Pour en savoir plus sur cette mission de conseil, veuillez consulter le document complet : Education against violence Consultant.pdfTélécharger le fichier

Exigences minimales :

  • Formation : Diplôme de master en sciences sociales, statistiques, démographie, économie, droit, psychologie, etc.
  • Expérience professionnelle :
    • Avoir une expérience professionnelle (au moins 5 ans) et des connaissances dans le secteur de l’éducation en RDC ;
    • Avoir une expérience dans l’analyse quantitative et qualitative ;
    • Avoir une expérience dans l’analyse des questions de genre en RDC ;
    • Avoir une expérience professionnelle dans le domaine du suivi et de l’évaluation et de la gestion de programme ;
    • Avoir de l’expérience dans la collecte des données et la gestion d’ensembles de données ;
    • Avoir de l’expérience dans la rédaction de rapports et de recommandations pour un plan d’action au niveau opérationnel est souhaitable.
  • Exigences linguistiques : Français, Kikongo et Swahili
  • Connaissances/Expertise/Compétences :
    • Connaissance du système éducatif de la RDC ;
    • Excellentes compétences interpersonnelles, d’animation et de communication ;
    • Flexibilité et capacité d’adaptation aux changements ;
    • Maîtrise professionnelle du français à l’écrit et à l’oral ;
    • Compétences avancées pour Microsoft Office (Word, Excel, SPSS et Power Point).

Pour chaque enfant, vous démontrez…

Les valeurs fondamentales de l’UNICEF – bienveillance, respect, intégrité, confiance, responsabilité et durabilité (CRITAS) – sous-tendent toutes nos actions et la manière dont nous les menons. Découvrez notre Charte des valeurs : Les valeurs de l’UNICEF

[Supprimer le paragraphe suivant si ce poste ne présente pas de risque élevé en matière de protection de l’enfance]  Ce poste a été évalué comme présentant un risque élevé en matière de protection de l’enfance, car il implique soit un contact direct avec des enfants, soit le traitement direct de données identifiables d’enfants, soit une intervention en cas de protection de l’enfance, soit un risque évalué. Des vérifications et évaluations supplémentaires (pouvant inclure des vérifications complémentaires des antécédents judiciaires) sont requises pour les postes à risque élevé en matière de protection de l’enfance.

L’UNICEF promeut et défend les droits de chaque enfant, partout dans le monde, dans toutes ses activités et a pour mandat de soutenir la réalisation de ces droits, notamment pour les enfants les plus défavorisés. Son personnel mondial doit refléter la diversité de ces enfants.  La famille UNICEF s’engage à inclure toutes les personnes , sans distinction de race, d’origine ethnique, de handicap, d’identité de genre, d’orientation sexuelle, de religion, de nationalité, de milieu socio-économique, d’appartenance à une minorité ou de toute autre situation.

L’UNICEF encourage les candidatures de toutes les personnes qualifiées, sans distinction de sexe, de nationalité, de religion ou d’origine ethnique, et de personnes en situation de handicap, y compris les personnes neurodivergentes. Nous proposons des aménagements raisonnables aux personnes en situation de handicap tout au long du processus de recrutement. Si vous avez besoin d’aménagements, veuillez soumettre votre demande via le bouton « Accessibilité » sur la page Carrières de l’UNICEF ( Accessibilité | UNICEF) . Si votre candidature est retenue, veuillez contacter directement le recruteur pour lui fournir plus de détails, afin que nous puissions prendre les dispositions nécessaires à l’avance.

L’UNICEF n’embauche pas de candidats mariés à des enfants (personnes de moins de 18 ans). L’UNICEF applique une politique de tolérance zéro à l’égard de tout comportement incompatible avec les buts et objectifs des Nations Unies et de l’UNICEF, notamment l’exploitation et les abus sexuels, le harcèlement sexuel, l’abus d’autorité et la discrimination fondée sur le sexe, la nationalité, l’âge, la race, l’orientation sexuelle, la religion, l’origine ethnique ou le handicap. L’UNICEF s’engage à promouvoir la protection et la sauvegarde de tous les enfants. Tous les candidats retenus feront donc l’objet de vérifications rigoureuses de leurs références et de leurs antécédents, et devront respecter ces normes et principes. Ces vérifications porteront notamment sur les diplômes et l’expérience professionnelle. Les candidats retenus pourront être amenés à fournir des informations complémentaires pour permettre ces vérifications, et les candidats en situation de handicap pourront être invités à fournir, de manière confidentielle, des documents justificatifs relatifs à leur handicap.

 

Les candidats qualifiés sont invités à soumettre les documents suivants via le portail de recrutement en ligne, TMS (Talent Management System) :

Remarques : 

L’UNICEF ne perçoit aucun frais de dossier à quelque étape que ce soit de son processus de recrutement, de sélection et d’embauche (candidature, entretien, validation des candidatures, nomination et formation). L’UNICEF ne demandera jamais les coordonnées bancaires des candidats.

Tous les postes à l’UNICEF sont publiés, et seuls les candidats présélectionnés seront contactés et passeront à l’étape suivante du processus de sélection.

Des informations complémentaires sur les possibilités d’emploi à l’UNICEF sont disponibles ici .

Date limite (heure normale d’Afrique centrale occidentale) : 

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