L’Ambassade de France au Gabon recrute un cabinet de conseil ou un expert indépendant pour réaliser l’évaluation externe du projet du Fonds Équipe France (FEF) « Des lieux agiles de création et de réflexion à Libreville et à São Tomé-et-Príncipe pour interroger la relation Afrique–France à travers la création contemporaine » (DUVANGU).
Date limite de dépôt des candidatures : 6 septembre 2026.
Prestations demandées
Objet de la mission
L’Ambassade de France au Gabon et à Sao Tomé-et-Principe souhaite confier à un prestataire externe indépendant la réalisation de l’évaluation finale du projet DUVANGU « Des lieux agiles de
création et de réflexion à Libreville et à Sao Tomé-et-Principe pour interroger la relation Afrique–France à travers la création contemporaine », mis en œuvre entre mars 2024 et novembre 2025 dans le cadre du Fonds Équipe France (FEF). La mission devra permettre d’apprécier la qualité de la conception, de la mise en œuvre et des résultats du projet, d’analyser les effets produits auprès des différentes catégories de bénéficiaires, d’identifier les principaux enseignements de cette expérience et de formuler des recommandations opérationnelles destinées à améliorer les futurs projets de coopération culturelle soutenus par le MEAE. Le prestataire devra conduire son analyse dans une logique de redevabilité, d’apprentissage et de capitalisation, en s’appuyant sur une démarche méthodologique rigoureuse, participative et fondée sur des données probantes.
4.2 Prestations attendues
Le prestataire retenu sera chargé de conduire l’ensemble des travaux nécessaires à la réalisation de l’évaluation finale.
À ce titre, il devra notamment :
– réaliser une revue documentaire approfondie de l’ensemble des documents relatifs au projet ;
– reconstituer la logique d’intervention du projet et apprécier sa cohérence interne ;
– conduire les investigations de terrain nécessaires auprès des principales parties prenantes ;
– analyser les modalités de gouvernance, de pilotage, de coordination et de suivi du projet;
– examiner le niveau d’exécution technique et financière ainsi que l’utilisation des ressources mobilisées ;
– mesurer les résultats obtenus au regard des objectifs initiaux et des indicateurs définis lors de la conception du projet ;
– apprécier les effets du projet sur les bénéficiaires directs et indirects ainsi que sur les partenaires institutionnels ;
– identifier les principaux facteurs de réussite, les difficultés rencontrées et les
enseignements de l’expérience ;
– apprécier les perspectives de pérennisation des résultats et formuler des recommandations stratégiques et opérationnelles.
Résultats attendus de la mission
À l’issue de la mission, le prestataire devra être en mesure de fournir :
– une appréciation argumentée de la performance globale du projet ;
– une analyse critique des facteurs ayant contribué à ses réussites et aux difficultés rencontrées ;
– une évaluation de la pertinence, de l’efficacité, de l’efficience, des impacts et de la durabilité du projet ;
– une analyse des effets du projet sur les bénéficiaires, les partenaires, les politiques publiques et les ICC ;
– une capitalisation des principaux enseignements de cette expérience ;
– un ensemble de recommandations stratégiques et opérationnelles, hiérarchisées selon leur niveau de priorité, leur faisabilité, leur coût estimatif et les acteurs responsables de leur mise en œuvre. Les recommandations devront être formulées de manière opérationnelle et directement mobilisables par l’Ambassade de France au Gabon et à Sao Tomé-et-Principe ainsi que par le MEAE dans la conception de futurs projets similaires.
Démarche et livrables
La mission d’évaluation sera conduite selon une démarche méthodologique rigoureuse, participative et fondée sur des données probantes. Le cabinet ou l’expert retenu disposera d’une
liberté dans le choix des méthodes et des outils mobilisés, sous réserve qu’ils permettent de répondre aux objectifs et aux questions évaluatives définis dans les présents termes de référence.
L’évaluation combinera des approches qualitatives et quantitatives. Les constats et conclusions devront reposer sur une triangulation des informations issues de la revue documentaire, des données de suivi du projet, des entretiens avec les parties prenantes et, le cas échéant, des observations réalisées lors de la mission de terrain. Le cabinet ou l’expert veillera à garantir l’indépendance de son analyse, l’objectivité de ses conclusions ainsi que la confidentialité des
informations recueillies.
La mission débutera par une réunion de lancement avec le Service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France au Gabon et à Sao Tomé-et-Principe. Cette réunion permettra de préciser les attentes du commanditaire, de valider le calendrier de la mission et les modalités d’organisation des travaux.
À son issue, le cabinet ou l’expert remettra une note de cadrage présentant sa compréhension des termes de référence, la méthodologie retenue, les outils de collecte, les principales hypothèses d’analyse et le calendrier détaillé de la mission.
Le cabinet ou l’expert réalisera ensuite une revue documentaire approfondie de l’ensemble des documents mis à sa disposition, notamment le rapport de présentation du projet, le cadre logique, les rapports techniques et financiers, le rapport intermédiaire, les conventions de financement, les rapports des prestataires, les documents de suivi et les supports de communication. Cette analyse permettra de reconstituer la logique d’intervention du projet, d’apprécier la cohérence entre les objectifs, les activités et les résultats attendus, et de préparer
les investigations de terrain.
La collecte des données reposera principalement sur des entretiens semi-directifs menés auprès des principales parties prenantes du projet. Le cabinet ou l’expert veillera à rencontrer un échantillon représentatif des acteurs impliqués dans la conception, la mise en œuvre ou bénéficiant directement du projet, notamment les représentants de l’Ambassade de France, de l’Institut français du Gabon, de l’Alliance française de Sao Tomé-et-Principe, les autorités culturelles, les équipes de coordination, les artistes bénéficiaires, les partenaires institutionnels et les structures culturelles associées.
Il pourra compléter cette collecte par des groupes de discussion, des questionnaires ou toute autre méthode qu’il jugera pertinente. À l’issue de cette phase, le cabinet ou l’expert analysera les données recueillies au regard des critères d’évaluation du CAD de l’OCDE et des spécificités du projet DUVANGU, notamment son caractère innovant, sa contribution au développement des ICC, ses effets sur les parcours professionnels des bénéficiaires, le renforcement des coopérations culturelles ainsi que les perspectives de pérennisation et de réplication du modèle expérimenté. Une réunion de restitution sera organisée avec le comité de pilotage afin de présenter les principaux constats et les conclusions provisoires. Les observations formulées à cette occasion seront prises en compte, lorsque cela sera pertinent, avant la finalisation des livrables.
À l’issue de la mission, le cabinet ou l’expert remettra une note de cadrage, un rapport provisoire, un support de présentation destiné à la réunion de restitution, un rapport final intégrant les observations du commanditaire ainsi qu’une note de synthèse de cinq à dix pages présentant les principaux constats, enseignements et recommandations. L’ensemble des livrables sera rédigé en langue française et remis sous formats Word et PDF. Les analyses devront être étayées par des éléments de preuve, distinguer clairement les constats, les analyses et les recommandations, et préciser, le cas échéant, les limites méthodologiques de l’évaluation. Les recommandations devront être opérationnelles, hiérarchisées et directement mobilisables par l’Ambassade de France au Gabon et à Sao Tomé-et-Principe ainsi que par le MEAE pour la conception et la mise en œuvre de futurs projets de coopération culturelle.
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