Avis de recrutement à l’ONU-HABITAT (15 juillet 2026)

Nouvelle opportunité à saisir dès maintenant à l’ONU-HABITAT; postulez ( 11 avril 2026)

Crédit photo : ONU-Habitat

Informations sur l'emploi

Titre du Poste : Consultant indépendant en évaluation – Évaluation finale

Niveau Requis : Diplôme universitaire supérieur

Année d'Expérience Requise : Expérience avérée

Lieu du Travail : Kenya-Nairobi / Télétravail

Date de Soumission : 23/07/2026

Description de l'emploi

Le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) a reçu le mandat de l’Assemblée générale des Nations Unies de promouvoir un développement durable des établissements humains sur les plans social et environnemental et de garantir un logement convenable pour tous. Depuis près de cinquante ans, ONU-Habitat œuvre dans les établissements humains du monde entier, en s’attachant à bâtir un avenir meilleur pour les villages, les villes et les agglomérations de toutes tailles. Dans le cadre de son Plan stratégique 2026-2029, ONU-Habitat promeut des solutions intégrées qui abordent le logement, les services essentiels, le foncier et les infrastructures comme autant d’éléments fondamentaux pour des villes inclusives, sûres, résilientes et durables. L’environnement et l’action climatique constituent un domaine d’intervention prioritaire de ce Plan stratégique, car les changements climatiques et la dégradation de l’environnement font peser des risques importants sur le logement, les établissements humains et le bien-être des populations urbaines, en particulier celles qui vivent dans des logements informels et insalubres. CONTEXTE DE LA MISSION Cette mission de conseil s’inscrit dans le cadre de l’évaluation finale (EF I-II) des phases I et II du projet « Accélération de la mise en œuvre de l’Accord de Paris par le renforcement de la résilience climatique des populations urbaines pauvres en Bolivie, en Colombie, en Éthiopie, en Jordanie et en Tunisie » (ci-après « le projet »). Contexte du projet Financé par l’Agence espagnole de coopération internationale au développement (AECID), le projet se déroule en trois phases successives : • Phase I (janvier 2024 – juin 2025) : Axée sur des évaluations de vulnérabilité multicouches (EVM) participatives et menées au niveau communautaire, afin de comprendre les vulnérabilités climatiques, urbaines, socio-économiques et de biodiversité des communautés urbaines pauvres les plus exposées. • Phase II (janvier 2025 – juin 2026) : S’appuyant sur la Phase I, cette phase renforce les capacités institutionnelles des autorités locales et nationales, élabore des plans d’action pour la résilience urbaine (PAR), prépare des portefeuilles de projets bancables de résilience climatique et favorise la mise en œuvre, le déploiement à plus grande échelle et l’intégration dans les cadres politiques nationaux et infranationaux (tels que les CDN, les PNA, les stratégies, plans et programmes municipaux), tout en contribuant à la mise en œuvre locale de l’Accord de Paris. • Phase III (prévue – janvier 2026 – juin 2027) : La Phase III fait l’objet d’un document de projet distinct et nécessitera donc une évaluation indépendante. Elle portera sur le déploiement à plus grande échelle, l’institutionnalisation et la mise en œuvre des actions prioritaires de résilience et des portefeuilles d’investissement élaborés lors des Phases I et II, y compris leur réplication dans deux villes de Colombie et de Bolivie, ainsi que sur le renforcement des liens avec le financement climatique, la gouvernance multiniveaux et la durabilité à long terme des outils et approches du projet. Conformément aux exigences des bailleurs de fonds, des évaluations indépendantes seront menées pour les Phases I, II et III. Toutefois, pour des raisons de mise en œuvre, les phases I et II ont été approuvées par ONU-Habitat comme un seul et même projet continu. En conséquence,Il a été convenu que l’évaluation de la phase I, déjà achevée et soumise au donateur, constitue l’évaluation à mi-parcours (EMP) des phases I et II combinées. La présente évaluation fera donc office d’évaluation finale (EF) du projet global des phases I et II. Elle s’appuiera sur les conclusions de l’évaluation de la phase I et portera sur la progression, les résultats obtenus dans le cadre de la phase II, ainsi que sur l’efficacité globale, la pérennité et les perspectives d’impact de l’intervention combinée. Par ailleurs, une évaluation approfondie au niveau sous-régional sera menée par un consultant local, avec une attention particulière portée à la Colombie et à la Bolivie, afin d’explorer plus en détail les résultats contextualisés, l’implication des parties prenantes et la dynamique de mise en œuvre. Cette analyse sous-régionale viendra compléter l’évaluation finale et devra être intégrée, validée et synthétisée par l’évaluateur principal dans le cadre de l’évaluation globale. L’évaluation sous-régionale sera réalisée dans le cadre général de l’évaluation finale et sera guidée par les questions d’évaluation, la méthodologie et l’approche analytique définies par l’évaluateur principal. Parallèlement, cette évaluation permettra une analyse approfondie des expériences de la Colombie et de la Bolivie, générant des conclusions, des enseignements et des recommandations adaptés au contexte. L’évaluateur principal sera responsable de la conception globale de l’évaluation, de la méthodologie, de la synthèse et de l’évaluation finale de l’intervention combinée des phases I et II. Le consultant pays sera chargé de mener l’évaluation Colombie-Bolivie et de rédiger un rapport d’évaluation distinct. L’évaluateur principal examinera et prendra en compte les conclusions de l’évaluation pays dans le cadre du processus global d’analyse et de triangulation, veillant à ce que les enseignements pertinents soient intégrés aux conclusions et recommandations de l’évaluation finale. Bien que l’évaluateur principal et le consultant pays mènent leurs missions respectives de manière indépendante, ils devront maintenir une étroite coordination tout au long du processus d’évaluation afin de garantir l’harmonisation méthodologique, la cohérence de la collecte et de l’analyse des données, ainsi que la complémentarité des deux évaluations. Les deux rapports seront soumis dans le cadre du dossier d’évaluation global. Le rapport d’évaluation Colombie-Bolivie constituera un livrable distinct et sera joint intégralement en annexe au rapport d’évaluation finale. Une évaluation indépendante distincte sera menée pour la phase III, qui adopte une approche plus programmatique. Cela permettra d’évaluer les résultats à plus long terme, notamment la mise à l’échelle, l’institutionnalisation, l’apprentissage inter-projets (en particulier avec le projet frère financé par l’UNPDF) et les progrès accomplis en matière de mise en œuvre et de financement d’actions de résilience bancables. Une évaluation interne exhaustive de la phase I a déjà été menée par ONU-Habitat. Ses conclusions,Les analyses complémentaires réalisées au niveau national (y compris des travaux commandés localement en Colombie et en Bolivie) constitueront des éléments clés de cette mission. Cette consultation représente l’évaluation finale indépendante de l’intervention combinée des phases I et II. L’évaluation portera sur les progrès, l’efficacité et la valeur ajoutée des deux phases, en utilisant les données disponibles comme référence pour la validation et la triangulation. Le projet suit une approche séquentielle combinant diagnostics participatifs, renforcement des capacités, appui à la planification et préparation à la mise en œuvre. S’appuyant sur l’évaluation de la phase I, l’évaluation examinera l’évolution de ces composantes au cours des deux phases, en portant une attention particulière à leur contribution à l’appropriation locale, à l’intégration institutionnelle et à la préparation à la mise en œuvre. Plus précisément, l’évaluation portera sur l’efficacité des principaux mécanismes du projet : les évaluations participatives de la valeur ajoutée (EPA), la formation de formateurs, le co-développement des plans d’action pour la résilience urbaine (PARU) et les échanges structurés de connaissances, notamment les échanges Sud-Sud avec le projet partenaire financé par le Fonds des Nations Unies pour le développement (FNUAD) (mis en œuvre au Laos, à Madagascar, en Afrique du Sud et au Sri Lanka) et les échanges de connaissances avec les partenaires techniques et institutionnels espagnols. Ces éléments seront analysés en fonction de leur contribution à l’engagement communautaire, au renforcement institutionnel et au maintien des capacités de mise en œuvre. Objectif de l’évaluation : L’évaluation finale des phases I et II vise à fournir une évaluation indépendante et factuelle de la performance du projet sur l’ensemble de la période de mise en œuvre (janvier 2024 – juin 2026), en s’appuyant sur les conclusions de l’évaluation de la phase I et sur des analyses complémentaires au niveau national. Plus précisément, l’évaluation permettra de : 1. Évaluer la performance et les résultats obtenus au cours des phases I et II, au regard des objectifs, des résultats attendus et de la théorie du changement du projet, en accordant une attention particulière à la manière dont les fondements de la phase I se sont traduits en résultats pour la phase II. 2. Rendre compte à l’AECID, à ONU-Habitat et aux parties prenantes de l’utilisation des ressources et de l’obtention des résultats. 3. Générer des enseignements exploitables pour éclairer : o l’orientation stratégique de la phase III, et o la mise en œuvre future d’initiatives similaires dans le cadre du programme d’adaptation au changement climatique et de résilience d’ONU-Habitat. 4. Évaluer la cohérence et la valeur ajoutée des liens avec les initiatives d’échange de connaissances, notamment le projet « jumeau » financé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Portée de l’évaluation : L’évaluation portera sur : • L’intégralité de la période de mise en œuvre des phases I et II (janvier 2024 – juin 2026). • Les activités et les résultats obtenus dans les cinq pays du projet. • Les contributions du siège d’ONU-Habitat, des bureaux de pays et du bureau d’Espagne. • Les questions transversales, notamment l’égalité des sexes, l’inclusion des personnes handicapées, la participation des jeunes, les droits humains, les garanties et les solutions fondées sur la nature. • Les mécanismes d’échange de connaissances et les enseignements tirés des initiatives connexes d’adaptation au changement climatique et de renforcement de la résilience.OBJECTIFS ET RÉSULTATS ATTENDUS DU PROJET Le consultant sera responsable de la conception, de la mise en œuvre et de la rédaction, en toute indépendance, de l’évaluation finale couvrant les phases I et II du projet, conformément à la politique d’évaluation d’ONU-Habitat et aux critères du CAD de l’OCDE. Objectifs de la consultation L’objectif principal de cette consultation est de réaliser une évaluation finale indépendante des phases I et II du projet, en évaluant la pertinence, l’efficacité, l’efficience, la cohérence, la durabilité et les perspectives d’impact, et en formulant des enseignements et des recommandations exploitables afin de : • faciliter la clôture efficace de la phase II ; et • orienter la conception stratégique et les programmes futurs d’adaptation au changement climatique et de résilience. Fonctions et responsabilités : La consultation se déroule au sein de la Section Changement climatique et environnement urbain de la Division des solutions globales d’ONU-Habitat. Le consultant sera placé sous la supervision du coordonnateur de programme et du chef de section et réalisera les tâches suivantes en vue de produire les résultats attendus : 1. Conception et cadre d’évaluation : o Réaliser une analyse documentaire approfondie des principaux documents du projet, notamment les documents de projet, les cadres logiques, les rapports, les évaluations de vulnérabilité, les plans d’action et les informations financières. 1. Élaborer une matrice d’évaluation conforme aux critères du CAD de l’OCDE. Préparer un rapport initial décrivant la méthodologie, la cartographie des parties prenantes et l’approche de mobilisation, le plan de travail et les limites de l’intervention. 2. Collecte et analyse des données : Mener des entretiens avec des informateurs clés au siège d’ONU-Habitat, dans les bureaux de pays, auprès des autorités nationales et locales, des donateurs et des partenaires concernés. Animer des groupes de discussion et des consultations avec les parties prenantes sélectionnées (à distance). Évaluer les composantes de renforcement des capacités, d’échange de connaissances et d’apprentissage institutionnel, y compris l’apprentissage interpays et interprojets, le cas échéant. Appliquer des méthodes de triangulation pour valider les résultats. 3. Rapport et validation : Préparer un projet de rapport d’évaluation complet qui distingue, le cas échéant, les résultats des phases I et II, tout en reflétant la continuité de l’intervention. L’analyse doit évaluer comment les composantes clés mises en œuvre lors de la phase I (notamment les processus participatifs, les résultats analytiques et les fondements du renforcement des capacités) ont été développées, appliquées et consolidées au cours de la phase II, en particulier en ce qui concerne le renforcement institutionnel, les résultats de la planification, la préparation à l’investissement, la durabilité et le potentiel de mise à l’échelle. Présenter le projet de rapport d’évaluation (virtuellement) à l’équipe de mise en œuvre du projet d’ONU-Habitat et aux parties prenantes concernées, en soulignant les principaux constats, conclusions et recommandations. Cette présentation permettra de recueillir des observations et des commentaires oraux qui seront intégrés au rapport d’évaluation final. Après une première série de commentaires écrits, intégrer les observations d’ONU-Habitat et de l’AECID et y répondre, tout en préservant l’indépendance, l’objectivité et l’intégrité des conclusions de l’évaluation.o Remettre un rapport d’évaluation final consolidé comportant des conclusions claires et fondées sur des preuves, ainsi que des recommandations concrètes.

Qualifications/compétences particulières

Un diplôme universitaire de niveau supérieur (Master ou équivalent) dans un domaine pertinent des sciences sociales, relations internationales, politiques publiques, aménagement urbain et régional, études environnementales, développement international ou évaluation est requis. Un diplôme de premier cycle assorti de deux années d’expérience supplémentaires peut être accepté à la place du diplôme de niveau supérieur. Une expérience d’au moins cinq ans, à responsabilités croissantes, en évaluation est exigée. Une expérience avérée de la conduite d’évaluations indépendantes de programmes de développement, de préférence dans des contextes multinationaux ou multipartites, est requise. Une expérience démontrée de l’application d’approches d’évaluation participatives et sensibles au genre est également requise. Une solide expérience en analyse et en recherche sur les changements climatiques, la durabilité environnementale, la résilience urbaine ou le développement urbain durable constitue un atout. Une expérience au sein d’une organisation internationale de développement est fortement souhaitable.

Langues

L’anglais et le français sont les langues de travail du Secrétariat de l’ONU. Pour cette mission de consultant, la maîtrise de l’anglais et de l’espagnol, à l’oral comme à l’écrit, est requise. La maîtrise d’autres langues officielles de l’ONU est un atout.

Informations Complémentaires

Compétences : • Professionnalisme : Fierté du travail accompli et des résultats obtenus ; maîtrise du sujet et compétences professionnelles ; conscience professionnelle et efficacité dans le respect des engagements, des délais et l’atteinte des objectifs ; motivation par des considérations professionnelles plutôt que personnelles ; persévérance face aux difficultés ; calme en situation de stress. • Communication : Communication orale et écrite claire et efficace ; écoute, interprétation correcte des messages et réponse appropriée ; questionnements pour clarifier les points obscurs et intérêt pour le dialogue ; adaptation du langage, du ton, du style et du format au public ; transparence dans le partage d’informations et la communication. • Travail d’équipe : Collaboration avec les collègues pour atteindre les objectifs de l’organisation ; prise en compte des idées et de l’expertise d’autrui ; volonté d’apprendre ; priorité aux objectifs de l’équipe ; respect des décisions finales du groupe, même si elles divergent de la sienne ; contribution aux succès collectifs et responsabilité partagée des échecs.

Aucun frais

L’Organisation des Nations Unies ne perçoit aucun frais à quelque étape que ce soit du processus de recrutement (candidature, entretien, traitement du dossier ou formation). L’Organisation des Nations Unies ne demande aucune information relative aux comptes bancaires des candidats.