Jhpiego est une ONG internationale de santé publique à but non lucratif affiliée à l’université Johns Hopkins à Baltimore aux Etats Unis d’Amérique. Elle a mis en œuvre des projets de santé publique dans plus de 40 pays à travers le monde, notamment dans les domaines de la santé maternelle et néonatale, de la santé de la reproduction, du VIH, du cancer du col de l’utérus, le genre et dans le renforcement des systèmes de santé.
Aperçu
La mortalité maternelle et périnatale constitue une tragédie obstétricale et néonatale mondiale. La grande majorité des décès maternels surviennent dans les pays à faibles ressources, et le Nigéria représente près de 20 % de ces décès. Au Nigéria, le risque de décès au cours de la vie est de 1 sur 22 pendant la grossesse, l’accouchement ou la période post-partum, contre 1 sur 4 900 dans la plupart des pays développés. Les causes de mortalité maternelle incluent la prééclampsie/éclampsie, les dystocies, les hémorragies du post-partum, les septicémies puerpérales et les complications d’avortement.
Ces causes sont évitables lorsque l’accouchement est supervisé par du personnel qualifié. La morbidité et la mortalité périnatales sont étroitement liées aux événements survenant pendant la grossesse et l’accouchement. Le taux élevé au Nigéria est dû à une mauvaise santé maternelle et à des soins insuffisants pendant la grossesse, l’accouchement et la période postnatale. Les principales causes de mortalité néonatale sont l’asphyxie périnatale, la septicémie néonatale et la prématurité. L’accès universel aux soins obstétricaux et néonatals d’urgence de base (SONU) est une stratégie essentielle pour réduire la mortalité et les souffrances liées à ces décès. Améliorer l’accès à des soins obstétricaux et néonatals d’urgence de base de qualité est crucial pour réduire ces décès maternels et néonatals évitables et constitue une priorité absolue du gouvernement nigérian.
Conformément à l’engagement du ministère fédéral de la Santé et des Affaires sociales (FMHSW) de veiller à ce qu’« aucune femme ne meure pendant la grossesse, l’accouchement et la période post-partum », Jhpiego, grâce au financement du gouvernement des États-Unis par l’intermédiaire du Département d’État nigérian, apporte une assistance technique au gouvernement nigérian afin de combler les lacunes persistantes en matière de capacités des médecins, infirmières, sages-femmes et agents de santé communautaires (ASC) travaillant dans les centres de soins de santé primaires (SSP) soutenus par MCGL dans l’État de Kebbi, et ainsi leur permettre d’assurer les fonctions vitales des SONU.
Cette intervention vise à combler les lacunes existantes dans les compétences des professionnels de santé des établissements de soins de santé primaires afin de fournir des services de soins obstétricaux et néonatals de base et, à terme, d’améliorer la qualité des services offerts aux femmes et aux nouveau-nés pendant la grossesse, le travail, l’accouchement et la période postnatale.
Les objectifs spécifiques comprennent le renforcement des capacités des professionnels de santé à fournir des services de qualité :
1. Soins prénatals (CPN), y compris les CPN de groupe, conformément aux récentes recommandations de l’OMS sur les CPN pour une expérience de grossesse positive.
2. Prise en charge du travail et de l’accouchement selon le guide national de soins obstétricaux (GNO), prévention, dépistage précoce et prise en charge du travail prolongé/de la dystocie, de la souffrance maternelle et fœtale.
3. Soins essentiels pour chaque nouveau-né, incluant le peau à peau, le clampage tardif du cordon ombilical, les soins du cordon ombilical avec du gel de chlorhexidine, les soins oculaires avec une pommade ophtalmique à l’érythromycine à 0,5 %, l’administration de vitamine K pour la prévention de la maladie hémorragique du nouveau-né, l’assistance respiratoire du nouveau-né pendant la « minute d’or » à l’aide d’un ballon et d’un masque, le dépistage des anomalies congénitales chez le nouveau-né et le soutien à l’initiation précoce de l’allaitement maternel exclusif.
4. Soins aux nouveau-nés de petite taille et de faible poids de naissance par la méthode mère kangourou (MMK), la détection précoce des signes et symptômes, la prise en charge immédiate et l’orientation rapide des nouveau-nés présentant des complications telles que l’ictère néonatal, la septicémie néonatale, la détresse respiratoire et l’encéphalopathie.
5. Prévention et prise en charge des complications obstétricales, notamment l’administration parentérale d’ocytocique pour la gestion de la délivrance, l’utilisation du protocole de prise en charge de l’hémorragie du post-partum (HPP) pour une identification et une prise en charge précoces, l’utilisation de sulfate de magnésium (MgSO4) pour le traitement de la prééclampsie/éclampsie sévère, l’utilisation d’antibiotiques parentéraux pour la prévention et la prise en charge de la septicémie puerpérale, la délivrance artificielle en cas de rétention placentaire, l’aspiration manuelle intra-utérine (AMI) pour l’évacuation des fausses couches incomplètes et l’accouchement vaginal instrumenté avec ventouse.
6. Renforcement des capacités pour améliorer le système d’orientation bidirectionnelle au niveau des établissements de santé.
Responsabilités à JHPIEGO
En collaboration avec l’équipe de Jhpiego :
1. Chaque membre du personnel ad hoc participera à un atelier de cinq jours sur la standardisation des compétences et la planification de la formation, organisé par Jhpiego.
2. Effectuer une visite de sensibilisation auprès du SPHCDA avant le début de la formation et participer à un débriefing post-formation avec les parties prenantes.
3. Dispenser un renforcement des capacités sur site, d’une durée de sept jours, à six agents de santé en moyenne au sein du centre de soins de santé primaires (CSP), incluant des agents de santé communautaires, des sages-femmes communautaires, des infirmières et des sages-femmes.
4. Assurer un suivi de quatre jours auprès des agents de santé formés afin de renforcer leur confiance et leurs compétences dans l’utilisation des connaissances et compétences nouvellement acquises.
5. Réaliser des évaluations avant et après chaque module du programme de formation.
6. Soumettre un rapport complet à la fin de la formation et à la fin du suivi, dans un délai de cinq jours ouvrables suivant la réalisation de chaque tâche.
Livrables :
1. Analyse détaillée des scores pré- et post-formation pour chaque participant et pour chaque module du programme de formation.
2. Rapport détaillé de la formation et du mentorat à soumettre dans les 5 jours ouvrables suivant la réalisation de chaque tâche.
Qualifications requises
- Doit être un médecin en exercice, ou une infirmière et/ou une sage-femme agréée dans l’un des hôpitaux généraux où une formation complète en obstétrique d’urgence et soins néonatals (CEmONC) a été récemment dispensée dans le FCT.
- Preuve d’une licence d’exercice annuelle à jour délivrée soit par le Conseil médical et dentaire du Nigéria (pour les médecins), soit par le Conseil des infirmières et sages-femmes du Nigéria (pour les infirmières et/ou sages-femmes).
- Avoir acquis au moins 5 ans d’expérience clinique au chevet du patient après l’obtention d’un MBBS, ou après une formation d’infirmier(ère) et/ou de sage-femme, dans un établissement de santé secondaire du FCT.
- Preuve de réussite d’une formation pratique complète en obstétrique d’urgence et en soins néonatals (ou d’une formation de recyclage) sur place, axée sur les compétences, au cours des 12 derniers mois.
- Preuve de solides compétences en matière d’animation clinique, de mentorat ou de coaching.
- Preuve de solides compétences analytiques et de communication.
Qualifications souhaitées
Compétences en communication,
compétences en présentation
compétences d’animation.