eKYC en Égypte : les banques pourront ouvrir des comptes à distance

eKYC en Égypte les banques pourront ouvrir des comptes à distance
Crédits photo : que Choisir

La Banque centrale d’Égypte a approuvé, dimanche 23 août 2026, les règles de l’eKYC bancaire. Avec l’eKYC en Égypte, les banques pourront identifier leurs clients à distance.

La décision ouvre la voie à l’ouverture de comptes depuis un téléphone. Elle concerne aussi l’accès aux produits et services bancaires par les canaux numériques. Les clients ne devraient plus dépendre d’un passage systématique en agence, selon Reuters.

L’eKYC signifie « connaissance électronique du client ». Ce procédé remplace une partie des vérifications physiques par des contrôles numériques. Il permet notamment de comparer une identité, un document officiel et les données fournies.

La mise en œuvre de l’eKYC Égypte s’inscrit dans le projet Haweya. Cette plateforme doit fournir une identité numérique utilisable pour plusieurs démarches. Elle avait été présentée en 2025 comme un outil d’inclusion financière.

Biometric Update indiquait alors que Haweya devait proposer l’eKYC à distance. Le service devait aussi soutenir l’ouverture de comptes auprès de 37 banques. La vérification de documents et certains services télécoms figuraient également parmi les usages annoncés.

L’inscription repose sur des données biométriques. Le visage et les empreintes peuvent ainsi servir à établir un profil d’identité numérique. Cette approche cherche à limiter les erreurs de saisie et les usurpations.

La nouvelle réglementation ne se limite toutefois pas à une application mobile. Elle fixe des responsabilités pour les banques, leurs dirigeants et leurs équipes de contrôle. Elle encadre aussi les exigences techniques, la gestion des risques et la protection des données.

Les banques devront surveiller leurs systèmes et prévoir des mécanismes contre les tentatives de fraude. Le cadre prévoit également des contrôles de cybersécurité avant le lancement des services. L’authentification électronique doit enfin remplacer la signature manuscrite dans plusieurs démarches.

Le bénéfice attendu est simple : gagner du temps et rapprocher la banque des citoyens éloignés des agences. Cette promesse concerne particulièrement les zones où les distances freinent encore l’accès aux services financiers.

Le succès dépendra cependant de la confiance. Une identité numérique biométrique exige des règles claires sur l’usage, la conservation et la sécurité des données. Elle demande aussi une information précise, car aucun agent ne devrait réclamer un code secret.

Pour l’Égypte, l’eKYC devient ainsi une pièce de l’infrastructure bancaire numérique. L’eKYC Égypte sera donc observé bien au-delà du pays. Pour l’Afrique francophone, l’expérience offre un cas à suivre. Elle rappelle qu’un accès plus simple doit toujours avancer avec une protection plus rigoureuse.

Voir aussi : Ebola en RDC : le pape Léon XIV fait une importante sortie