Donald Trump surprend : après l’invalidation des droits de douane, le président américain réplique avec une taxe mondiale de…

Donald Trump surprend : après l’invalidation des droits de douane, le président américain réplique avec une taxe mondiale de…

Crédit Photo : Conflits

Donald Trump a annoncé avoir signé un décret imposant un nouveau droit de douane mondial de 10%, après s’être déchaîné contre les juges de la Cour suprême qui ont mis à bas sa politique tarifaire.

Le décret entrera en vigueur le 24 février, pour une durée de 150 jours, avec des exemptions pour certains secteurs, notamment l’industrie pharmaceutique, ainsi que pour les biens entrant aux Etats-Unis dans le cadre de l’accord Etats-Unis-Mexique-Canada, selon un communiqué de la Maison Blanche.

Ce nouveau taux s’applique également aux pays ou blocs ayant signé des accords commerciaux avec Washington, tels que l’Union européenne (UE), le Japon, la Corée du Sud ou Taïwan, qui avaient par exemple accepté un taux de 15% maximum de surtaxe douanière.

Les 10% ne s’appliquent pas aux produits concernés par des droits de douane sectoriels, ni aux produits canadiens et mexicains importés aux Etats-Unis dans le cadre du traité nord-américain de libre-échange (ACEUM).

Parlant d’une « terrible décision », le président américain avait auparavant attaqué les juges qui se sont prononcés contre ses droits de douane, accusant la Cour d’avoir cédé face à des « influences étrangères » lors d’une conférence de presse impromptue à la Maison Blanche.

« Pouvoirs » et « contrepouvoirs »

Les marchés financiers ont réagi favorablement, aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis, mais avec un enthousiasme mesuré. Les géants du commerce en ligne sont parmi les principaux bénéficiaires, à l’image d’Amazon et Shopify.

Les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis ont accueilli avec intérêt mais prudence la nouvelle.

Le président français, Emmanuel Macron, s’en est félicité, jugeant « bien » qu’il y ait « des pouvoirs et des contrepouvoirs dans les démocraties ».

« Nous voulons continuer à exporter (…) et le faire avec les règles les plus loyales qui soient (…) et ne pas subir des décision unilatérales », a déclaré samedi M. Macron, estimant qu’il faut « être dans une logique d’apaisement ».

Selon la décision rendue par une majorité de six juges sur neuf, Donald Trump ne peut pas justifier ces droits de douane par une nécessité d’urgence économique.

Un avis tranché d’autant plus remarquable que la Cour suprême est composée en majorité de juges conservateurs et qu’elle est plusieurs fois allée dans le sens de Donald Trump.

Donald Trump avait imposé ces surtaxes douanières en s’appuyant sur un texte de 1977 autorisant théoriquement l’exécutif à agir dans le domaine économique sans aval préalable du Congrès dès lors qu’une « urgence économique » était identifiée.

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