« Dieu m’a révélé que je serais ton mari » ; un faux pasteur arrêté après avoir escroqué plus de 7 femmes

Ce ne sont pas tous ceux qui se disent pasteurs qui ont la crainte de Dieu. Cette vérité, plusieurs femmes l’ont apprise à leurs dépens au Ghana.

Nana Yaw Bonsu Kwarteng, un jeune homme vivant à Accra, avait fait de la séduction son gagne-pain. Sur Instagram, il se faisait passer pour un pasteur et organisait des services religieux en ligne. Mais ce n’était que de la poudre aux yeux.

Grâce à cette couverture, il ciblait des femmes en leur affirmant que Dieu lui avait révélé qu’elles étaient ses futures épouses. Si certaines pouvaient hésiter au début, le faux pasteur a poussé son mensonge très loin pour les convaincre.

Pour gagner la confiance de ses victimes, il allait jusqu’à rencontrer leurs familles. Voyant leur rêve de mariage se concrétiser, ces femmes ont fini par baisser leur garde. Pour les plus difficiles à persuader, il n’hésitait pas à leur offrir des bagues de fiançailles. Mais le pire les attendait.

L’homme prenait soin de filmer l’intimité de ses victimes. Une fois en possession de vidéos compromettantes, son piège se refermait sur elles et le chantage pouvait commencer. Selon la police ghanéenne, il utilisait ces images intimes pour leur extorquer de l’argent sous la menace.

Parfois, il déléguait ces basses besognes à sa propre épouse. La police suspecte en effet Sally Akosua Amoasah, la femme du faux pasteur, d’avoir elle aussi menacé les victimes.

Le nombre total de victimes de ce couple n’est pas encore clairement déterminé. À ce jour, sept d’entre elles ont porté plainte auprès de la police. Les enquêteurs précisent d’ailleurs que ces faits remontent à 2021.

Les suspects, Nana Yaw Bonsu Kwarteng et Sally Akosua Amoasah, ont été déférés devant le tribunal de première instance d’Accra sous les chefs d’accusation de complot en vue de commettre un délit, d’escroquerie et de diffusion non consentie d’images intimes.

Le tribunal a placé Nana Yaw Bonsu Kwarteng en détention provisoire jusqu’à sa prochaine audience, prévue le 6 août 2026, tandis que Sally Akosua Amoasah a bénéficié d’une libération sous caution.

La police ghanéenne encourage toute personne ayant subi des faits similaires impliquant le suspect à se manifester auprès du poste de police le plus proche afin d’aider l’enquête en cours.

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