La médiation menée par le Togo dans la crise qui persiste dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) bénéficie d’un soutien renouvelé de l’Union africaine et des Nations unies. Réunis à New York le 20 septembre 2026, les deux organisations ont notamment évoqué la nécessité de poursuivre leur appui aux efforts conduits par Lomé.
L’ONU et l’UA réaffirment leur soutien
La situation dans l’Est de la RDC figurait parmi les dossiers abordés lors d’une réunion de haut niveau entre l’ONU et l’Union africaine, coprésidée par le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, et le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf.
Dans leur compte rendu, les deux organisations ont insisté sur le renforcement de la diplomatie préventive et de la médiation en Afrique. La situation en RDC a également été examinée, avec une mention spécifique du soutien continu à la médiation conduite par le Togo.
Le Togo désigné par l’Union africaine
Le rôle de Lomé dans ce dossier remonte à 2025. L’Union africaine a désigné le président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, comme médiateur pour la crise dans l’Est de la RDC, en remplacement du président angolais João Lourenço. Cette mission est accompagnée par un groupe de facilitateurs issus notamment de la Communauté d’Afrique de l’Est et de la SADC.
Depuis, plusieurs rencontres ont été organisées à Lomé pour évaluer et coordonner les différents efforts de paix dans la région des Grands Lacs.
Une nouvelle feuille de route pour le processus
En juin 2026, une réunion d’évaluation organisée à Lomé a permis d’adopter de nouvelles orientations pour le second semestre de l’année. Elles portent notamment sur la coordination entre les différents acteurs de la médiation africaine et sur le suivi des initiatives engagées en faveur de la paix dans l’Est de la RDC.
Le processus doit également composer avec d’autres initiatives diplomatiques, notamment celles menées à Washington et à Doha. L’objectif affiché est de mieux coordonner ces différents mécanismes afin de favoriser une solution politique au conflit.
