Alors que la crise qui secoue la FIFA continue de susciter des réactions dans plusieurs régions du monde, une absence se remarque : celle de la Confédération africaine de football (CAF). Tandis que certaines fédérations et plusieurs acteurs du football international prennent publiquement position sur les controverses entourant la gouvernance de Gianni Infantino, l’instance dirigeante du football africain demeure silencieuse.
Ce mutisme soulève des interrogations. Pourquoi la CAF ne s’est-elle pas encore exprimée ? Attend-elle davantage d’informations avant de prendre position ? Cherche-t-elle à préserver ses relations avec la direction de la FIFA ? Ou considère-t-elle que cette affaire relève exclusivement de la gouvernance interne de l’instance mondiale ?
À ce stade, aucune réponse officielle ne permet de trancher. Mais dans un contexte où la transparence et la responsabilité des institutions sportives sont au cœur du débat, le silence de la CAF devient lui-même un sujet.
La CAF, une voix majeure du football mondial
L’Afrique ne représente pas un acteur secondaire au sein de la FIFA. Avec ses nombreuses associations membres, son poids électoral et la croissance de ses compétitions, la Confédération africaine de football occupe une place importante dans les équilibres du football mondial.
La CAF ne peut donc pas être considérée comme une simple observatrice lorsque des questions touchant à la gouvernance, à la transparence ou au fonctionnement de la FIFA émergent.

