Face à la montée de l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest et au fléau du trafic de drogue, le Ghana intensifie sa stratégie de protection du territoire. À l’occasion d’une rencontre officielle au sommet à Accra, les Pays-Bas ont réaffirmé leur soutien concret pour aider le pays à verrouiller ses postes-frontières.
Lors d’une réunion bilatérale au ministère des Affaires étrangères le mardi 21 juillet, le chef de la diplomatie ghanéenne, Samuel Okudzeto Ablakwa, a reçu David Van Weel, ministre néerlandais de la Justice et de la Sécurité. Au cœur de leurs échanges : l’urgence de contrer des réseaux criminels transnationaux de plus en plus sophistiqués.
Des équipements technologiques de pointe aux points d’entrée
Pour répondre concrètement à la question de la sécurité territoriale, l’appui néerlandais repose avant tout sur la modernisation des infrastructures de contrôle.
Les Pays-Bas fournissent désormais aux forces ghanéennes des équipements de contrôle de sécurité de dernière génération installés dans les points d’entrée du pays.
Cette technologie avancée permet aux agences de sécurité de détecter plus efficacement la contrebande, les flux financiers illicites et surtout le trafic de stupéfiants — en particulier les drogues de synthèse dont la consommation chez les jeunes est devenue une préoccupation majeure de sécurité nationale.
Samuel Okudzeto Ablakwa a déclaré que « cette technologie a considérablement amélioré le travail des agences de sécurité ghanéennes dans le contrôle des trafics illicites »
Un partenariat officiel pour bloquer les réseaux criminels
Parce que la technologie ne suffit pas sans action coordonnée, les deux ministres ont signé une lettre d’intention formalisant un cadre de coopération renforcé. Ce partenariat s’articule autour de trois piliers fondamentaux :
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Le renseignement et la justice : Une synergie directe entre les ministères de la Justice, les services diplomatiques et les forces de l’ordre des deux nations.
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La lutte contre le terrorisme : Un plan ciblé contre l’extrémisme violent qui menace la sous-région ouest-africaine.
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L’ouverture européenne : L’ambition d’élargir ce partenariat à d’autres nations européennes pour couper les routes du crime transfrontalier.
Un élan continental porté par le Ghana
Comme l’a souligné le ministre Samuel Okudzeto Ablakwa, les criminels ne connaissant pas de frontières, la réponse doit être globale. Le Ghana entend profiter de sa prochaine présidence de l’Union africaine pour promouvoir une harmonisation des lois et un partage de renseignements à l’échelle du continent, en partenariat étroit avec l’Europe.
En officialisant ce mécanisme de collaboration structuré avec La Haye, Accra envoie un signal fort : le territoire ghanéen entend fermer hermétiquement ses portes aux trafiquants.
