Burkina Faso : des exploitations agricoles familiales parmi les plus nombreuses au monde, selon la FAO

Le Burkina Faso se distingue dans les nouvelles statistiques agricoles mondiales de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

L’institution onusienne a publié la mise à jour 2026 des « Données structurelles issues des recensements agricoles » dans le cadre du Programme mondial de recensement de l’agriculture (PMRA/WCA 2020).

Cette nouvelle édition, intégrée à la base de données FAOSTAT, couvre désormais 73 pays et territoires à travers 81 recensements agricoles, avec l’ajout de 15 nouveaux pays et territoires, dont Nauru et le Timor-Leste.

Parmi les enseignements majeurs de cette publication, le Burkina Faso attire particulièrement l’attention par la structure de ses exploitations agricoles familiales.

Les données révèlent que près d’une exploitation agricole burkinabè sur deux compte au moins dix membres. Cela montre l’importance des grandes familles dans le fonctionnement de l’agriculture du pays.

Cette caractéristique contraste fortement avec celle observée dans plusieurs autres pays, notamment le Paraguay, le Chili et le Bélarus.

Dans ces pays, plus de 80 % des exploitations agricoles sont composées d’au maximum trois membres. Ces différences mettent en évidence la diversité des modèles agricoles à travers le monde et les spécificités socio-économiques propres à chaque pays.

Lancé en 2022, le domaine « Données structurelles issues des recensements agricoles » de FAOSTAT rassemble des informations collectées depuis les années 1930 auprès des exploitations agricoles nationales. Il fournit des indicateurs essentiels tels que le nombre et la taille des exploitations, le sexe et l’âge des exploitants, le régime foncier, le statut juridique des exploitations, l’utilisation des terres, les superficies cultivées ainsi que la main-d’œuvre agricole.

La mise à jour 2026 enrichit également la base de données grâce à l’introduction de trois nouveaux indicateurs structurels portant sur l’âge et le sexe des exploitants, le nombre de parcelles par exploitation et la taille des ménages agricoles. Ces nouvelles données couvrent 154 pays et territoires sur les différents cycles du Programme mondial de recensement de l’agriculture.

Au-delà du cas du Burkina Faso, les statistiques mettent en évidence de fortes disparités démographiques. Par exemple, les Samoa enregistrent la plus forte proportion de jeunes exploitants de moins de 35 ans (42 %), tandis que le Japon et la République de Corée comptent une majorité d’exploitants âgés de plus de 65 ans.

En publiant ces nouvelles données, la FAO offre aux gouvernements, aux chercheurs et aux partenaires du développement un outil stratégique pour mieux comprendre les transformations du secteur agricole et élaborer des politiques adaptées aux réalités de chaque pays. Pour le Burkina Faso, ces résultats soulignent le rôle central des exploitations familiales dans la sécurité alimentaire, l’emploi rural et le développement agricole durable.