Bonne nouvelle pour les utilisateurs : Google durcit ses règles, des sanctions annoncées

Bonne nouvelle pour les utilisateurs : Google durcit ses règles, des sanctions annoncées

Le géant de Mountain View vient d’intégrer officiellement le détournement du bouton « retour » à ses politiques antispam. Dès le 15 juin 2026, les sites utilisant ces méthodes risquent des sanctions sévères sur le Search. Explications.

C’est la fin d’un petit braquage numérique du quotidien. Le « back button hijacking » est une technique qui consiste à interférer avec la navigation standard du navigateur pour empêcher l’utilisateur de revenir à la page précédente. Au lieu de retrouver le résultat de recherche initial, l’internaute est piégé sur la page actuelle de consultation, redirigé vers des publicités non sollicitées ou voit son historique saturé de pages intermédiaires factices.

« Le détournement du bouton retour rompt une attente fondamentale. […] Les utilisateurs signalent se sentir manipulés et, à terme, sont moins enclins à visiter des sites inconnus », explique Chris Nelson, au nom de l’équipe Google Search Quality, sur le blog officiel de Google.

Google considère donc désormais explicitement ce comportement comme une violation des « pratiques malveillantes ». Cette pratique est largement utilisée par exemple en France par les sites de presse.

Quelles sanctions ?

Par ailleurs, ces comportements ne sont pas forcément le fruit d’une volonté délibérée de l’éditeur du site. Ils proviennent parfois de bibliothèques tierces (scripts JS) ou de régies publicitaires peu scrupuleuses cherchant à maximiser le temps de session ou le taux de clic de manière artificielle.

Les sanctions prévues par Google sont doubles :

Actions manuelles : Des opérateurs humains peuvent déclasser ou supprimer un site des résultats de recherche.

Déclassements algorithmiques : Le système de classement automatisé de Google peut réduire la visibilité des pages identifiées comme utilisant ces scripts.

Côté utilisateur, cette mise à jour promet une navigation plus fluide et une réduction des frictions lors des phases de veille ou de recherche documentaire, limitant les risques de tomber sur des sites « pièges ».

Mise en conformité : un délai de deux mois pour les sites web

Google laisse aux propriétaires de sites jusqu’au 15 juin 2026 pour auditer leurs sites et faire le cas échéant les changements appropriés.

Les recommandations techniques sont claires :

Identifier et supprimer tout script interférant avec l’API History du navigateur.

Passer au crible les intégrations tierces (widgets, players vidéo, outils d’analyse) qui pourraient injecter des pages dans l’historique sans action de l’utilisateur.

Surveiller les rapports de sécurité et les actions manuelles dans la Google Search Console.

En cas de pénalité, les entreprises devront corriger la faille technique avant de soumettre une demande de reconsidération via les outils habituels de Google.

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