Bénin-Argentine : Marcel Dandjinou ne compte pas laisser Lionel Messi écrire tranquillement la dernière page de son histoire avec l’Albiceleste. À quelques heures du rendez-vous très attendu au Stade Monumental, le gardien béninois a clairement annoncé la couleur : il respecte profondément la légende argentine, mais son rôle restera de défendre les buts des Guépards.
Le match de ce mardi 6 octobre 2026 revêt une dimension particulière. Lionel Messi doit disputer à Buenos Aires son dernier match avec la sélection argentine à domicile, après avoir annoncé sa retraite internationale. Face à lui, le Bénin s’apprête à vivre l’une des affiches les plus prestigieuses de son histoire.
Dandjinou : « Personne ne nous a dit de lui offrir un but »
Interrogé par MARCA sur l’hypothèse d’un penalty accordé à Messi dans les dernières secondes de la rencontre, Marcel Dandjinou n’a pas hésité une seule seconde.
« Non, non. Je suis gardien de but et mon rôle est d’arrêter les tirs. »
Le portier béninois est même allé plus loin. Même s’il s’agissait du dernier penalty de Messi devant son public, il tenterait de le repousser.
« Même si c’est la dernière minute et qu’il y a un penalty, si Messi le tire, j’essaierai de l’arrêter. »
Une réponse qui résume parfaitement l’état d’esprit du gardien de 28 ans. Le Bénin est conscient de participer à une soirée historique, mais il n’entend pas devenir un simple acteur de la célébration argentine. Dandjinou a d’ailleurs insisté sur un principe simple : le respect de Messi ne signifie pas renoncer à la compétition.
Messi n’aura donc aucun cadeau
Le gardien de Kruger United reconnaît pourtant sans détour l’immense admiration qu’il porte au capitaine argentin. Comme beaucoup de footballeurs de sa génération, il a grandi en regardant Messi et Cristiano Ronaldo.
Pour Dandjinou, Messi est « l’un des rois du football ». Mais cette admiration ne changera rien à sa mission dans les buts béninois.
Le message est limpide : si Messi veut inscrire un dernier but devant son public argentin, il devra le conquérir sur le terrain.
« Personne ne nous a dit que nous devions lui offrir un but. Et connaissant Messi, on n’a pas besoin de lui faire de cadeau », a encore expliqué le gardien.
« Nous ne sommes pas là pour faire du tourisme »
Au-delà du cas Messi, Marcel Dandjinou veut surtout éviter que le Bénin soit réduit au rôle de figurant dans cette soirée historique.
Le portier béninois l’a clairement affirmé : l’équipe est venue à Buenos Aires pour représenter son pays et défendre ses chances.
« Nous ne sommes pas ici pour faire du tourisme en Argentine, nous sommes ici pour jouer et rivaliser », a-t-il lancé, rappelant que le football reste un sport où tout peut arriver.
Cette déclaration traduit également une forme de fierté pour une sélection béninoise qui s’apprête à évoluer dans une atmosphère exceptionnelle, face aux champions du monde et devant un Monumental largement tourné vers son capitaine.
Une soirée historique pour Dandjinou et les Guépards
Pour Marcel Dandjinou, cette rencontre représente aussi une occasion rare dans une carrière. Il aura la responsabilité de garder les cages béninoises lors d’une soirée qui restera associée à la fin de l’aventure internationale de Messi en Argentine.
Le gardien sait déjà qu’il gardera un souvenir particulier de cette rencontre. Mais il ne veut surtout pas que ce souvenir soit celui d’un simple spectateur.
Dandjinou veut admirer Messi avant le match, mais le défier pendant les 90 minutes. Et si le génie argentin se présente face à lui sur penalty, le gardien béninois promet de faire exactement ce que son poste lui impose : tenter de l’arrêter.
Point de vue de la rédaction : le discours de Marcel Dandjinou est finalement celui que l’on attend d’un adversaire dans une telle soirée. Le Bénin peut mesurer la dimension historique du rendez-vous sans renoncer à son ambition sportive. Messi aura droit aux hommages du Monumental ; face aux buts béninois, il devra en revanche mériter chaque occasion.
