La Coupe du monde 2026 a redistribué les cartes dans la course au Ballon d’Or. Alors que beaucoup cherchent déjà un favori, Luis Figo adopte une position bien différente. L’ancien international portugais estime qu’aucun joueur ne domine clairement cette édition et préfère mettre en avant quatre candidats, parmi lesquels figurent des profils aux parcours très différents.
Au-delà de son pronostic, l’ancien Ballon d’Or livre une réflexion intéressante sur ce qui devrait réellement départager les prétendants au trophée.
Pour Figo, le Ballon d’Or ne se joue pas uniquement au Mondial
Interrogé par Betfair, Luis Figo reconnaît que le sacre de l’Espagne ne l’a pas surpris.
Selon lui, la Roja a été la sélection la plus complète du tournoi.
« L’Espagne a été la meilleure équipe, pas seulement en finale, mais pendant toute la compétition. Elle n’a encaissé qu’un seul but. C’était l’équipe la plus régulière et celle qui a pratiqué le meilleur football. »
Mais pour Figo, remporter la Coupe du monde ne garantit pas automatiquement le Ballon d’Or.
L’ancien meneur de jeu rappelle que cette récompense récompense l’ensemble d’une saison, et non une seule compétition, aussi prestigieuse soit-elle.
Rodri reste une référence malgré un rôle discret
Premier joueur cité par Figo, Rodri continue d’impressionner par son influence.
Le milieu espagnol n’a certes pas empilé les buts ou les passes décisives, mais son impact dans le jeu de l’Espagne a été déterminant.
« Pour moi, Rodri a fait une grande Coupe du monde même si, en termes de buts ou de passes décisives, il n’a pas beaucoup brillé. »
Figo a également été interrogé sur les rumeurs envoyant le joueur vers le Real Madrid.
S’il reconnaît que le club madrilène recrute toujours les meilleurs joueurs du monde, il rappelle que Rodri reste sous contrat avec Manchester City, ce qui rend une opération particulièrement complexe.
Mbappé n’a pas dit son dernier mot
Malgré la déception de l’équipe de France, Kylian Mbappé demeure, selon Figo, un sérieux prétendant.
Le Portugais estime que les performances individuelles de l’attaquant français pendant le Mondial suffisent à le maintenir dans la course.
Son influence offensive et sa régularité au plus haut niveau continuent de faire de lui l’un des favoris naturels pour le trophée.
La surprise vient du PSG
L’analyse de Luis Figo prend une tournure plus inattendue lorsqu’il évoque les joueurs du Paris Saint-Germain.
Plutôt que de se limiter aux stars les plus médiatiques, il met en avant Vitinha et Désiré Doué.
Selon lui, leur saison exceptionnelle avec le PSG, ponctuée par un nouveau sacre en Ligue des champions, mérite d’être prise en considération.
Pour Figo, la réussite en club ne doit jamais être éclipsée par les performances en sélection.
Cette position tranche avec une tendance qui consiste souvent à accorder une importance prépondérante aux compétitions internationales.
Une nouvelle façon d’évaluer le Ballon d’Or
Au fond, les propos de Luis Figo illustrent une évolution du débat autour du Ballon d’Or.
Longtemps dominée par les statistiques offensives, cette récompense semble désormais prendre davantage en compte l’influence globale d’un joueur, son rôle tactique et son importance dans les succès collectifs.
C’est précisément ce qui explique la présence de profils aussi différents que Rodri, Mbappé, Vitinha ou Désiré Doué dans son classement.
Un Ballon d’Or plus indécis que jamais
À quelques semaines de la cérémonie, aucune hiérarchie ne semble véritablement se dégager.
Le sacre mondial de l’Espagne renforce naturellement les candidatures de Rodri et de plusieurs joueurs de la Roja. De leur côté, Mbappé, Vitinha et Désiré Doué peuvent s’appuyer sur une saison remarquable en club et, pour certains, sur un Mondial convaincant.
En refusant de désigner un favori unique, Luis Figo met en lumière une réalité : l’édition 2026 du Ballon d’Or pourrait être l’une des plus ouvertes de ces dernières années. Entre performances individuelles, titres remportés et influence sur le jeu, les électeurs devront arbitrer entre plusieurs profils aux mérites très différents, ce qui rend l’issue de la course particulièrement difficile à prédire.
