Ali Bongo renonce aux élections et prépare son retour au Gabon

Ali Bongo renonce aux élections et prépare son retour au Gabon
Crédits photo :  julien de rosa

Ali Bongo renonce aux élections, mais ne quitte pas encore la politique au Gabon. Près de trois ans après sa chute, l’ancien président a accordé un entretien à Info241. Il y aborde son départ du pouvoir, son AVC et les violences de 2016.

Après quatorze années à la tête du pays, Ali Bongo ferme la porte à une nouvelle candidature. Il affirme que sa carrière électorale appartient désormais au passé. Son objectif serait plutôt d’organiser la transmission du Parti démocratique gabonais à une génération plus jeune.

L’ancien chef de l’État entend donc garder un rôle temporaire au sein du PDG. Il dit vouloir préparer son retrait, sans disparaître tout de suite de la scène publique. Cette nuance nourrit les interrogations sur la place que le parti lui accordera.

Ali Bongo revient aussi sur la journée du 30 août 2023. Des militaires avaient alors annulé les résultats de la présidentielle, avant de le destituer. Brice Clotaire Oligui Nguema avait ensuite été désigné pour diriger la transition.

Dans son récit, Ali Bongo assure avoir choisi l’apaisement. Il dit avoir refusé qu’un affrontement éclate pour défendre son pouvoir. Cette version replace sa destitution dans une logique de retenue, après une élection contestée.

L’ex-président défend également son autorité après son AVC de 2018. Il affirme que les décisions présidentielles restaient les siennes. Il rejette les accusations présentant son épouse Sylvia ou son fils Noureddin comme les détenteurs réels du pouvoir.

Sur les procédures visant sa famille, Ali Bongo reste prudent. Il estime que la justice doit établir les faits. Il insiste surtout sur la séparation vécue après le coup d’État. Cette dimension personnelle accompagne désormais son discours politique.

L’ancien président évoque enfin les violences après l’élection de 2016. Il présente ses condoléances aux familles touchées. Avec le recul, il reconnaît qu’un dialogue plus large aurait peut-être empêché l’escalade.

Ali Bongo revendique plusieurs réalisations. Il cite les infrastructures, la protection des forêts et l’égalité entre les femmes et les hommes. Il admet aussi des erreurs dans le choix de certains responsables.

Son retour au Gabon reste conditionnel. Il demande des garanties pour sa sécurité, celle de sa famille et le respect de l’État de droit. Il n’exclut pas une future coopération avec Oligui Nguema.

Cette prise de parole dessine une nouvelle étape. Ali Bongo renonce aux élections, mais souhaite encore peser sur l’avenir du PDG. Son retour dépendra du climat politique et judiciaire du Gabon.

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