Alerte : la France renforce sa Cybersécurité Internationale avec 30 nation

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Crédits photo : Freepik

La France consolide ses alliances en matière de cybersécurité avec 30 nations pour renforcer sa position dans l’écosystème mondial de la cyberdéfense. Cette initiative intervient alors que la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine ont révélé les risques liés aux dépendances vis-à-vis de fournisseurs étrangers uniques.

Les alliances militaires et accords traditionnels de défense et de sécurité intègrent désormais les technologies numériques au cœur de leurs préoccupations.

Cette démarche s’inscrit dans une réflexion sur les normes internationales de cybersécurité et la protection des infrastructures critiques. L’Union européenne, dont la France constitue un acteur majeur, privilégie les partenariats internationaux dans sa quête de souveraineté technologique.

Le renforcement de la coopération transatlantique et internationale en matière de cybersécurité illustre une volonté d’unité face aux menaces numériques croissantes. Le caractère unitaire et les résultats concrets de la collaboration pendant le conflit ukrainien ont démontré l’efficacité de cette approche.

Les menaces cybernétiques justifient le renforcement international

L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) a identifié trois menaces principales pour les systèmes d’information critiques français : les attaquants liés à la Chine, à la Russie et l’écosystème cybercriminel.

Ces menaces s’intensifient dans un contexte international conflictuel dont les répercussions se manifestent dans le cyberespace.

278 770 atteintes numériques ont été enregistrées en 2023, soit une augmentation de 40% en 5 ans. Les attaques par rançongiciels ont bondi de 30% en 2023.

Tous les secteurs économiques et sociaux sont désormais menacés.

Les cyberattaques visent également les fonctions vitales de la société. Les hôpitaux constituent des cibles particulièrement vulnérables. Certains États entretiennent par ailleurs une cohabitation tacite avec des groupes cybercriminels, soulevant des préoccupations concernant d’éventuelles coordinations déstabilisatrices.

Pour répondre à cette situation, la France a développé une stratégie à plusieurs niveaux. Elle renforce le cadre juridique international et participe activement aux conventions internationales comme celle de Budapest. Paris crée également des centres régionaux de formation et coopère avec le secteur privé pour élever le niveau global de cybersécurité.

Mécanismes de coopération avec les 30 nations

La coopération cybernétique entre la France et ses partenaires internationaux repose sur des mécanismes concrets et des engagements multilatéraux.

Le sixième dialogue franco-américain sur la cybersécurité à Washington a réaffirmé l’engagement conjoint des deux pays pour accroître la cybersécurité mondiale. L’accord établissant le Centre de développement des capacités cyber dans les Balkans occidentaux (C3BO), promulgué le 30 mai 2025, illustre l’investissement français dans la formation des professionnels régionaux.

Le règlement sur la cybersolidarité renforce la détection et la réponse aux menaces via un système d’alerte composé de cyberpôles nationaux et transfrontaliers. Ce mécanisme comprend une réserve de cybersécurité permettant une assistance mutuelle entre États membres.

L’Appel de Paris pour la confiance et la sécurité dans le cyberespace rassemble plus de 1200 entités dont 80 États. Cette initiative promeut l’application du droit international dans le cyberespace et définit des principes fondamentaux.

L’ANSSI développe des échanges sur tous les continents, notamment en Asie-Pacifique, pour partager les connaissances sur les techniques de pointe et organiser des réponses opérationnelles conjointes aux incidents.

Cette approche vise à établir des normes internationales de cybersécurité cohérentes tout en respectant la souveraineté numérique des nations participantes.

Les enjeux de souveraineté numérique française

La souveraineté numérique constitue une exigence stratégique pour la France. Elle touche directement à sa capacité de décider librement, de protéger ses données sensibles et de garantir l’indépendance de ses services publics.

Cette souveraineté reste fragilisée par une dépendance massive aux technologies extra-européennes.

83% des dépenses numériques européennes bénéficient à des acteurs étrangers, représentant environ 264 milliards d’euros annuellement. Le domaine de la cybersécurité illustre cette dépendance : près de 90% des solutions utilisées en France proviennent d’acteurs non européens.

La France déploie une stratégie structurée autour de trois dimensions pour renforcer son autonomie stratégique numérique. L’axe technologique soutient les capacités de recherche et développement pour favoriser des technologies de sécurité fiables. L’axe réglementaire définit des normes protectrices tout en restant compatibles avec la compétitivité. L’axe capacitaire développe les compétences de cyberdéfense.

Au niveau pratique, la France a créé le label SecNumCloud. Ce dispositif certifie des offres françaises adaptées aux exigences des administrations et entreprises stratégiques.

L’État a mobilisé des milliards d’euros via France 2030 pour soutenir les technologies stratégiques comme le cloud, l’IA et la cybersécurité. L’objectif consiste à passer de 20% à une part significativement plus importante d’achats numériques auprès d’entreprises européennes.

La France plaide pour une préférence européenne dans les achats publics. Elle promeut l’initiative « Je choisis la French Tech » qui a généré des centaines de millions d’euros d’achats vers des solutions françaises.

Une stratégie multilatérale face aux menaces cybernétiques

La France développe une approche collaborative face aux menaces numériques croissantes. L’augmentation de 40% des atteintes numériques en cinq ans et la hausse de 30% des attaques par rançongiciels en 2023 illustrent l’ampleur des défis à relever.

La coopération avec 30 nations structure cette stratégie défensive. Le sixième dialogue franco-américain sur la cybersécurité à Washington a réaffirmé l’engagement conjoint pour la cybersécurité mondiale. L’accord établissant le Centre de développement des capacités cyber dans les Balkans occidentaux (C3BO), promulgué le 30 mai 2025, concrétise l’investissement français dans la formation régionale.

L’Appel de Paris pour la confiance et la sécurité dans le cyberespace rassemble plus de 1200 entités dont 80 États. Cette initiative promeut l’application du droit international dans le cyberespace.

La souveraineté numérique demeure une priorité française. Les statistiques révèlent une dépendance préoccupante : 83% des dépenses numériques européennes bénéficient à des acteurs étrangers, soit environ 264 milliards d’euros annuellement. Dans le domaine de la cybersécurité, près de 90% des solutions utilisées en France proviennent d’acteurs non européens.

Pour réduire cette dépendance, la France a créé le label SecNumCloud et mobilisé des milliards d’euros via France 2030 pour soutenir les technologies stratégiques. L’initiative « Je choisis la French Tech » a généré des centaines de millions d’euros d’achats vers des solutions françaises.

L’équilibre entre coopération internationale et protection des intérêts nationaux constitue un défi permanent. La France développe une stratégie à trois dimensions – technologique, réglementaire et capacitaire – pour garantir la sécurité numérique des institutions et des citoyens tout en développant un écosystème technologique souverain.

Les alliances forgées aujourd’hui détermineront le paysage numérique de demain. La France se positionne comme un acteur central dans l’établissement des normes et pratiques de cybersécurité à l’échelle mondiale grâce à cette stratégie globale.

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