Quelques mois après son départ de la NCI, l’animatrice Yvidero a décidé de briser le silence. Elle a fait de surprenantes révélations sur les fait qui se sont déroulés avant qu’elle ne fasse ses valise.
Voici l’intégralité des propos d’Yvidero :
« Ça a été une belle période avec cette chaîne. Ce que je peux dire avant tout, c’est merci. Cette chaîne m’a beaucoup apporté, tout comme je lui ai apporté également.
Je vivais cette émission (Yvidero Show), je pensais cette émission, j’étais totalement investie. Je peux donc dire que cette chaîne m’a énormément apporté et j’en garde beaucoup de gratitude.
Je ne dirais pas que j’ai abandonné ce bébé-là (Yvidero Show). Je dirais plutôt qu’il fallait que je passe à une autre étape de ma vie. C’est le sentiment que j’avais.
Vous savez, à un moment donné, même quand vous aimez un endroit, vous ne vous y sentez plus à l’aise. Il faut alors savoir partir. Et moi, j’ai choisi de partir à cette période.
C’est vrai que j’étais très proche du DG de cette chaîne. Je considérais cet homme comme un père professionnel. J’ai eu beaucoup d’estime pour lui et je pense que j’en ai encore. Mais à un moment donné, il y a eu une cassure et je pense que c’est mieux ainsi.
Je vous explique. À un certain moment, j’ai eu l’impression de ne plus être associée à ma propre émission. Vous créez une émission, vous souhaitez travailler en équipe, alors vous permettez à certaines personnes d’intégrer cette équipe. Puis, au fil du temps, vous vous rendez compte que ces mêmes personnes, que vous avez aidées à intégrer le projet, ne voient plus les choses comme vous.
Je ne dirais pas qu’elles voulaient prendre ma place, mais je ne me sentais plus entendue. J’avais l’impression d’être mise de côté. Certaines décisions étaient prises sans moi. Je suis donc allée voir le DG pour lui faire savoir que je n’appréciais pas cette situation et que je souhaitais que certaines choses changent.
Il m’a écoutée, m’a rassurée en me disant qu’il allait gérer cela. Mais quelques heures plus tard à peine, je reçois un message de sa part me disant qu’une personne souhaitait démissionner de l’émission et que, si cette personne partait, je n’aurais plus son soutien au sein de la chaîne.
Il s’agissait d’une chroniqueuse de l’émission.
Pourtant, nous nous entendions très bien. Et du jour au lendemain, sans aucun signe avant-coureur, elle annonçait son départ, alors que la veille encore nous étions ensemble ou nous nous étions parlé au téléphone.
Je n’ai pas compris. J’ai répondu que je ne pensais pas que cette personne démissionnait à cause de moi et qu’il devait certainement y avoir une autre raison. Mais si son départ devait entraîner la perte de son soutien à mon égard, alors il n’y avait aucun problème.
C’est alors qu’il m’a rétorqué : “Figure-toi que c’est grâce à telle et telle personne que cette émission fonctionne.”
Pourtant, ces personnes n’étaient pas là au début. Ce sont des personnes que j’ai moi-même fait venir, que j’ai associées à l’émission, que j’ai cooptées. Et voilà qu’on me disait que c’était grâce à elles que l’émission marchait, alors que nous étions déjà à la troisième saison.
J’ai donc répondu : “Très bien. Si c’est grâce à ces personnes que l’émission fonctionne, alors je leur laisse l’émission et moi, je pars.”
C’est ainsi que j’ai décidé de déposer ma démission.
Par la suite, il m’a envoyé un autre message pour me dire : “Tu es une fille très intelligente. Je veux continuer à travailler avec toi. Je veux que tu restes dans la chaîne parce que tu apportes beaucoup. Réfléchis bien. Mais si tu m’envoies ta lettre de démission, je la signerai.”
Comme je le considérais comme mon père professionnel, j’ai tenu compte de ses conseils. Le lundi suivant, je suis donc revenue travailler.
Mais je me suis rapidement rendu compte que la personne que j’avais fait entrer dans la chaîne était devenue, en moins de 48 heures, mon pire ennemi. Elle ne me parlait plus sur WhatsApp, mais uniquement par mail. Elle s’adressait à moi comme si j’étais une étrangère.
En seulement trois jours, j’ai compris que l’atmosphère était devenue délétère. Je me suis alors dit : « Il faut partir. Il ne faut pas qu’on t’humilie ici ».
J’ai donc déposé ma démission et je suis partie.
Aujourd’hui, je ne parle plus au DG.
J’ai eu mal lorsque j’ai remis ma lettre de démission, parce que cette émission, je l’ai conçue et elle porte mon nom. Mais en même temps, je me suis dit qu’il fallait penser à ma santé, notamment mentale, et que je devais retrouver ma liberté ».