C’est fait ; après plus de 50 ans l’homme repart pour un voyage vers la lune. Le 1er avril 2026, à 18h35, heure locale de Floride, la fusée SLS a quitté le sol américain. À son bord, quatre astronautes en route vers la Lune. La dernière fois que des humains s’étaient aventurés aussi loin remontait à décembre 1972, avec la mission Apollo 17.
Artemis II est la première mission du vaisseau Orion avec équipage, composé du commandant Reid Wiseman, du pilote Victor Glover, de la spécialiste de mission Christina Koch et du Canadien Jeremy Hansen. Dès les premières minutes en orbite, Wiseman lançait depuis la capsule : « Nous voyons un beau lever de Lune ». Avant le décollage, Hansen avait confié : « Nous partons pour l’humanité tout entière ».
Le programme porte le nom d’Artémis, déesse jumelle d’Apollon dans la mythologie grecque. Son équipage rompt avec la tradition des pionniers d’Apollo, tous des hommes américains blancs. Christina Koch sera la première femme à accomplir ce voyage, Jeremy Hansen le premier non-Américain, et Victor Glover le premier Afro-Américain.
Les quatre membres d’équipage ne poseront pas le pied sur la Lune. Ils doivent contourner le satellite à quelques milliers de kilomètres d’altitude, ce qui leur permettra de battre le record de distance à la Terre pour des humains, détenu depuis 1970 par les astronautes d’Apollo 13, à 400 171 kilomètres.
La mission de dix jours constitue la deuxième étape d’un long processus visant le retour d’humains sur la surface lunaire. À terme, le projet de la NASA ambitionne l’installation d’une base lunaire, pour préparer des missions vers Mars et l’exploitation des ressources disponibles sur la Lune.
La NASA a récemment annoncé plusieurs ajustements de son programme lunaire. Artemis III, prévue en 2027, testera les atterrisseurs lunaires en orbite terrestre. Artemis IV, en 2028, sera la première mission à retourner à la surface de la Lune.
L’alunissage de 2028 suscite pourtant des doutes parmi les experts. Les atterrisseurs nécessaires restent en développement chez SpaceX d’Elon Musk et Blue Origin de Jeff Bezos. Le patron de la NASA, Jared Isaacman, nommé par Donald Trump, a résumé la portée d’Artemis II ainsi : « C’est le premier acte, la mission test, elle va préparer le terrain pour les missions suivantes ».
Le programme revêt aussi une dimension politique pour Washington : Trump, qui avait lancé le projet lors de son premier mandat, ambitionne de retourner sur la Lune avant la fin de sa présidence, et avant la Chine, qui annonce s’y rendre en 2030.
Selon la Cité de l’espace, ce vol de dix jours marquera le premier retour d’humains vers l’environnement lunaire depuis 1972, et permettra de qualifier le vaisseau Orion pour les missions à venir. Le retour sur Terre est attendu le 10 avril, avec un amerrissage au large des côtes californiennes.
Liftoff.
The Artemis II mission launched from @NASAKennedy at 6:35pm ET (2235 UTC), propelling four astronauts on a journey around the Moon.
Artemis II will pave the way for future Moon landings, as well as the next giant leap — astronauts on Mars. pic.twitter.com/ENQA4RTqAc
— NASA (@NASA) April 1, 2026
Voir aussi : Recrutement pour des postes à l’ONG américaine Acumen (2 avril 2026)