On connait désormais les géants miniers qui influencé l’Afrique en 2025. Selon le classement Forbes Afrique des sociétés minières les plus influentes, Valterra Platinum (ex-Anglo American Platinum) occupe le sommet avec 6,4 milliards de dollars de chiffre d’affaires générés par 127 tonnes de métaux du groupe du platine (PGM).
Barrick Gold, groupe canadien, suit au classement avec 121,6 tonnes d’or produites en 2024, dont 45 tonnes issues d’Afrique et du Moyen-Orient (37 % du total) selon Forbes.
Le groupe s’appuie sur trois pôles stratégiques : les mines tanzaniennes de North Mara et Bulyanhulu, le complexe Loulo-Gounkoto au Mali, et Kibali en République démocratique du Congo. Ces deux derniers figurent parmi les plus grands gisements mondiaux.
Endeavour Mining, troisième du classement, a construit un portefeuille « tier-1 » structuré autour de Sabodala-Massawa au Sénégal et de trois sites en Côte d’Ivoire (Ity, Lafigué, Assafou).
Au Burkina Faso, les mines de Houndé et Mana complètent l’ensemble. Le groupe a produit 34 tonnes d’or en 2024, soutenu par des technologies de raffinage comme le procédé BIOX à Sabodala-Massawa.
Rio Tinto, quatrième acteur du classement, structure sa présence africaine autour du minerai de fer et des sables minéralisés. Mais c’est en Guinée, autour du mégaprojet Simandou, que se joue désormais l’essentiel de sa projection continentale.
Associé à Chalco Iron Ore Holdings et l’État guinéen au sein du consortium SimFer, Rio Tinto a vu débuter l’exploitation du gisement en novembre 2025, après trente ans de négociations. Le corridor mine–rail–port de 650 km, développé par Winning Consortium Simandou et China Baowu Steel Group, intègre les trois maillons de la chaîne de valeur.
Glencore, groupe suisse coté en Bourse, ferme le classement en cinquième position. Le groupe détient des opérations stratégiques en Afrique, notamment Mutanda en République démocratique du Congo (cobalt et cuivre) et des participations majeures dans la joint-venture KCC.