Côte d’Ivoire : arrestation de Vitesse Noire, voici ce que l’on sait

Vitesse Noire

Crédit Photo : DR

La TikTokeuse ivoirienne connue sous le nom de « Vitesse Noire » se retrouve au centre d’une affaire judiciaire après la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Elle est aujourd’hui placée sous mandat de dépôt pour diffamation présumée.

L’affaire démarre après une expérience personnelle que la créatrice de contenus a partagée en ligne. Dans sa vidéo, elle explique avoir effectué un achat en ligne, livré à domicile.

Selon son récit, elle aurait payé le livreur par mobile money à hauteur de 2 000 FCFA, complétés par 100 FCFA en espèces, soit un total de 2 100 FCFA.

Mais quelques temps après, elle affirme avoir reçu une notification indiquant un transfert de 200 000 FCFA depuis son propre compte.

Surprise, elle contacte immédiatement le service client de l’application mobile utilisée pour la transaction afin de comprendre ce mouvement jugé anormal.

Selon ses explications, la compagnie lui aurait indiqué qu’il s’agissait d’un transfert effectué par erreur par un tiers et que la somme lui avait ensuite été restituée.

Elle affirme également disposer d’environ 400 000 FCFA sur son compte au moment des faits et ne pas avoir effectué de transaction de ce montant.

Malgré cette régularisation, « Vitesse Noire » publie par la suite une vidéo dans laquelle elle alerte ses abonnés, affirmant que l’application en question serait peu fiable et recommandant de ne pas y conserver plus de 30 000 FCFA.

Cette publication aurait ensuite déclenché une réaction des autorités compétentes, qui ont estimé que les propos tenus pouvaient porter atteinte à la réputation de la plateforme concernée.

Convoquée par la Police de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC), la TikTokeuse aurait été auditionnée et invitée à fournir des preuves pour appuyer ses accusations. Selon les informations rapportées, les éléments demandés n’auraient pas été présentés lors de l’audition.

Elle a ensuite été déférée devant le parquet, qui a ordonné son placement sous mandat de dépôt dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire.

L’affaire relance le débat sur l’usage des réseaux sociaux en Côte d’Ivoire, où les autorités rappellent régulièrement que toute publication engage la responsabilité de son auteur et peut entraîner des poursuites en cas de diffamation ou d’atteinte à la réputation.

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