“United 2026”, trois pays, un seul rêve. Beau slogan, sauf que si tu possèdes un passeport togolais, le rêve d’avoir un visa B1/B2 s’arrête devant le site du consulat US avec 400 jours d’attente. Le Mondial le plus “inclusif” risque d’être le plus fermé.
Le parcours du combattant
Par exemple, si tu vis à Lomé et que tu veux aller voir un match à Atlanta, le rendez-vous pour la demande d’un visa B1/B2 est pour mai 2027 à Abidjan ou Lagos où l taux de refus pour le Togo est de 50% et pour un Canadien de 3%.
185 dollars, non remboursables, des relevés bancaires, un entretien mais aucune garantie. Le Mexique et le Canada demandent aussi un visa à la plupart des Africains. Seuls les Nord-Américains circulent librement entre eux.
Le Fan ID, c’est du flan
En 2022 au Qatar, la Fan ID remplaçait le visa et offrait le métro gratuit ce qui était magique. En 2026, la FIFA garde toujours le Fan ID mais juste pour entrer au stade. Pour entrer dans le pays, il faut toujours le visa. Billet + hôtel + visa. Triple peine.
Donc qui ira vraiment ?
Fais le calcul : 6 millions de visiteurs visés par la FIFA. Mais des millions d’Africains seront filtrés avant même d’acheter le billet. Résultat, les fan zones de Dakar, Abidjan, Lomé vont exploser. Le 12e homme africain chantera, mais devant un écran géant, pas dans les tribunes.
Au fond
Le foot parle d’universel. Les consulats parlent de quota. Le Mondial 2026 sera “United” sur l’affiche, compartimenté dans la réalité. Le sport ouvre tandis que la politique ferme.