Une élève victime de chantage à la vidéo intime par un camarade de classe

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Crédit Photo : iStock

En Côte d’Ivoire, la PLCC a révélé le 6 mars 2026 une affaire de chantage impliquant des élèves. L’affaire fait suite à la plainte d’une jeune fille victime de menaces liées à la diffusion d’une vidéo intime.

L’ennemi n’est pas toujours loin comme le dit l’adage populaire. La jeune fille dénommée K.K.S.M, fréquentait la même classe que le jeune A.B.I.

Un jour, pendant les cours, elle lui prête son téléphone portable afin qu’il puisse jouer à un jeu. Ce geste, qui semblait anodin, va pourtant être utilisé contre elle quelques jours plus tard.

Peu de temps après cet incident, la jeune fille reçoit des messages d’un numéro inconnu. Pensant répondre à une personne ordinaire, elle engage la conversation.

Mais la situation prend rapidement une tournure déplaisante. Son interlocuteur lui envoie une vidéo d’elle-même en « vue unique » et exige le paiement de 50 000 francs CFA pour éviter la diffusion du contenu.

La victime ignore alors que la personne derrière ce numéro est en réalité son camarade de classe, A.B.I. Face à son refus de payer, les menaces deviennent plus graves. L’auteur présumé lui impose un ultimatum : accepter des rapports avec l’un de ses amis ou voir la vidéo publiée.

Soumise à une pression constante et à de multiples messages de harcèlement, la jeune fille décide finalement de ne pas céder au chantage.

Elle saisit la Plateforme de Lutte contre la Cybercriminalité (PLCC), le centre technique de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information.

Les investigations menées par les autorités permettent d’identifier deux suspects, A.B.I et D.C.I. Les deux jeunes reconnaissent les faits qui leur sont reprochés. Ils devront désormais répondre de leurs actes devant la justice.

Ils sont poursuivis notamment pour détention illégale de données à caractère sexuel et menace de publication de données à caractère sexuel, des infractions prévues par la loi n°2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité.

Cette affaire rappelle les risques liés à l’utilisation des téléphones et des réseaux sociaux, en particulier chez les jeunes.

Les autorités invitent les victimes de cyberchantage ou de harcèlement en ligne à signaler rapidement les faits aux structures compétentes afin de bénéficier d’une assistance et d’engager les procédures nécessaires.

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