Ukraine : une enquête vise l’armée allemande

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Crédit Photo : topnewsrussia.ru

L’armée allemande dans la ligne de mire de l’Ukraine ! Ce samedi 2 mars 2024, le ministère allemand de la Défense a indiqué enquêter sur de possibles écoutes ayant visé des discussions confidentielles entre officiers de hauts rangs de son armée de l’air sur la guerre en Ukraine.

En effet, l’affaire a émergé après la diffusion, selon les médias allemands, sur des comptes russes de réseaux sociaux proches du Kremlin, de ce qui ressemble fortement à l’enregistrement d’une conversation entre officiers allemands.

Ces derniers y parlent notamment de l’hypothèse de l’utilisation par les forces ukrainiennes de missiles de longue portée Taurus, de fabrication allemande, de leur impact éventuel, notamment s’ils devaient viser des cibles comme le pont de Crimée reliant la péninsule de Kertch, en Crimée, à l’ouest, et le territoire russe.

Un enregistrement authentique

Des experts interrogés par l’hebdomadaire Der Spiegel ont estimé que l’enregistrement était authentique.

L’Ukraine réclame depuis longtemps à l’Allemagne ces missiles d’une portée de plus de 500 km, mais Berlin s’y refuse jusqu’ici en arguant du risque d’escalade du conflit.

« Si cette histoire se vérifie, elle serait hautement problématique » a déclaré le président de la commission parlementaire allemande de contrôle des services secrets, Konstantin von Notz, aux journaux du groupe RND.

« La question se pose de savoir s’il s’agit d’une affaire exceptionnelle ou d’un problème de sécurité structurel » au sein de l’armée allemande, a-t-il ajouté.

Un expert des questions de Défense du principal parti d’opposition CDU (conservateurs), Roderich Kiesewetter, a lui estimé que « la conversion a été ébruitée à dessein par la Russie à ce moment précis avec un objectif bien particulier », celui de tuer dans l’oeuf le débat en Allemagne autour de la livraison des missiles Taurus à Kiev.

« D’autres conversations ont certainement été écoutées et seront diffusées ultérieurement pour servir les intérêts de la Russie », a-t-il dit à la chaîne ZDF.

Selon le Spiegel, la discussion entre officiers dure une demi-heure et émane d’une vidéoconférence sur la plateforme publique WebEx et non d’un réseau secret interne de l’armée, ce qui pose des questions sur les normes de sécurité interne à la Bundeswehr.

Avec l’AFP

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