Togo : vols, v1ols et attaques armées : la Police nationale passe à l’offensive

Togo vols, v1ols et attaques armées la Police nationale passe à l’offensive

Crédits photo : Police Nationale sur Facebook

Au Togo, la police nationale passe à la vitesse supérieure en procédant à une série d’interpellation. Revenons sur les faits. Une femme rentre du travail. Il est 21 heures passées, ce 20 novembre 2025. Elle monte sur une moto-taxi à Kagniapé. Le conducteur, un certain K. D., 25 ans, l’emmène vers Dévégo. Mais le trajet bifurque. Zone sombre, sans éclairage. L’homme stoppe l’engin, sort un couteau. Il abuse de sa passagère, lui vole 270 000 francs CFA et un téléphone. Heureusement, l’histoire ne s’arrête pas là. La police l’explique à travers un point presse ce 29 décembre 2025. Les forces de l’ordre retrouvent le suspect, l’interroge. Il avoue tout.

Ce cas n’est pas isolé. Depuis plusieurs semaines, les quartiers de Lomé subissent une vague d’agressions. Yokoé, Adétikopé, Agbalépédo, Dévégo : partout, des habitants signalent des vols à main armée, des v1ols commis par des conducteurs de moto-taxi. Certains agissent seuls, d’autres en bande organisée. Leur méthode ? Proposer une course de nuit, diriger le client vers un endroit isolé, le menacer avec une arme blanche ou un pistolet artisanal, puis disparaître avec le butin.

La Police nationale a décidé de contre-attaquer. Plusieurs dispositifs ont été déployés, de jour comme de nuit. Les patrouilles se multiplient. Les contrôles aussi. Bref, les résultats commencent à tomber.

Dans la nuit du 19 au 20 décembre, secteur Yokoé, trois hommes circulent en moto. Une patrouille les interpelle. Fouille de routine. L’un d’eux cache un coupe-coupe bien aiguisé sous ses vêtements. Interrogatoire à l’unité. Le conducteur, un certain K., n’était pas le coupable mais la victime. Les deux autres passagers, E., 31 ans, et T., 23 ans, tous Togolais, avaient sollicité ses services depuis Légbassito pour se rendre au carrefour Agbémadon à Yokoé. Arrivés à destination, ils demandent de continuer vers une zone non éclairée. L’équipe de patrouille surgit. Les malfaiteurs tentent de faire contourner le contrôle à leur victime. En vain. Les forces de l’ordre découvrent leurs intentions criminelles. À l’interrogatoire, ils reconnaissent se préparer à commettre leur septième forfait.

Le 23 décembre à 03H30, autre scénario. M., 36 ans, sollicite les services du conducteur P. pour rejoindre Agbalepedo. Derrière le Lycée 02 Février, deux comparses (en fuite et activement recherchés) attendent à moto. Ils frappent violemment P. avec une machette, aspergent du piment en poudre sur son visage. Ses cris alertent la population. Une équipe de patrouille intervient, interpelle M. et saisit la moto. Les deux autres s’enfuient avec leur engin.

Les malfaiteurs utilisent d’autres modes opératoires, selon la police. Certains ciblent et volent des motos en stationnement. C’est le cas du binôme M. et P., qui ont débloqué le guidon d’une moto à Adétikopé, dans le bar Sept étoiles, après avoir allumé le contact avec une clé passe-partout. Suite à un de leurs forfaits, une descente de police à leur domicile a permis de retrouver une moto volée, ainsi que des armes blanches et des objets contondants. Interrogés, ils reconnaissent avoir déjà commis plusieurs cas de vols de motos qu’ils bradent à un receleur non encore interpellé.

Selon le communiqué de la police, tous ces individus seront conduits devant le Procureur de la République pour répondre de leurs actes. L’institution affirme renouveler son engagement à protéger les personnes et les biens. Elle appelle la population à plus de vigilance, à recourir aux services de transport sécurisés et à communiquer immédiatement à un proche l’immatriculation des engins sollicités pour les courses de nuit.

La police recommande particulièrement aux femmes d’observer une vigilance accrue pour éviter d’être victimes de ces malfrats qui, en plus de les dépouiller de leurs biens, peuvent leur faire subir des agressions s3xuelles aux conséquences traumatisantes. À l’endroit des conducteurs de taxi-moto, la Police nationale recommande de s’abstenir d’offrir leurs services à plus d’une personne à la fois et de se montrer vigilants lorsque le client les dirige vers des zones non éclairées ou dangereuses.

Retrouvez ci-bas le communiqué officiel de la Police nationale au Togo

POINT DE PRESSE

La Police Nationale, dans l’exécution de sa mission régalienne de lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes, a enregistré plusieurs plaintes de personnes victimes de vols et de viols avec usage d’armes blanches dans plusieurs quartiers des banlieues de Lomé, notamment Yokoè, Adétikopé, Agbalépédo et Dévégo.

Pour apporter une réponse appropriée à cette menace, plusieurs dispositifs ont été déployés, de jour comme de nuit.
Ces actions ont permis d’interpeller, avec l’aide de la population, la plupart des auteurs de ces infractions.

En effet, dans la nuit du 20 novembre 2025 aux environs de 21 heures, une dame d’une cinquantaine d’années rentrait du travail dans la zone franche à dos de la moto du nommé K. D., Togolais âgé de 25 ans, conducteur de taxi moto qu’elle a sollicité pour la conduire à son domicile sis à Kagnikopé, lorsque chemin faisant, et arrivé au quartier Dévégo, dans une zone non éclairée, et prétextant une panne, le susnommé K. D. marqua un arrêt et sortit un couteau avec lequel il a tenu sa victime en respect. Il a ensuite abusé d’elle s3xuellement avant d’emporter son sac contenant divers objets, dont un téléphone portable et une somme d’argent de 270 000 FCFA. Les investigations ont permis de le localiser et de l’interpeller. Conduit à l’unité et interrogé, il a reconnu les faits.

Dans d’autres cas enregistrés, le ou les conducteurs de moto se trouvent être plutôt victimes du ou des passagers, contrairement au premier cas rapporté. Ces conducteurs prennent généralement en croupe des malfaiteurs qui se font passer pour des clients. Le mode opératoire de ces malfaiteurs est bien connu des unités de police.
En effet, à une heure tardive, Ils sollicitent à deux, voire à trois, un taxi-moto pour les conduire à leur domicile. Durant le trajet, ils dirigent le conducteur vers un endroit choisi à l’avance, généralement peu éclairé et isolé, propice à l’exécution de leur projet funeste.

Arrivés sur les lieux où parfois leurs complices les attendent, ils menacent le conducteur à l’aide d’une arme à feu ou une arme blanche, habituellement un coupe-coupe dissimulé dans leurs vêtements, avant de lui retirer sa moto et tout autre objet convoité. Après leur forfait, ils abandonnent la victime sur place et s’enfuient avec le butin, souvent recelés de l’autre côté de la frontière ouest avec des complicités locales et au Togo.

C’est ainsi que, dans la nuit du 19 au 20 décembre 2025, une équipe de patrouille de la police nationale, dans le secteur YOKOE, a interpellé, lors d’un contrôle de routine, trois individus au guidon et en croupe d’une moto. Leur palpation a permis de découvrir que l’un d’eux était porteur d’une arme blanche (un coupe-coupe bien aiguisé). Conduits à l’unité, leurs auditions ont permis de découvrir que le conducteur de la moto, le sieur << K. », est en réalité victime des deux autres. Ces derniers se sont avérés être un binôme de malfaiteurs, auteurs de plusieurs vols à mains armées. Il s’agit des nommés « E. », 31 ans et « T. », 23 ans, tous Togolais. Ils ont sollicité le service du conducteur de moto depuis Légbassito pour les transporter au carrefour Agbémadon à YOKOE. Arrivés à cet endroit, vu qu’il y avait de la présence humaine, ils ont demandé au conducteur de continuer un peu plus loin vers une zone non éclairée où ils avaient l’intention de l’agresser avant de lui arracher sa moto. Ils ont été heureusement surpris par une équipe de patrouille. A la vue des policiers, les malfaiteurs ont demandé à leur victime de contourner le contrôle de police, chose qu’il a refusée puisqu’il était détenteur de ses documents d’identité et des pièces afférentes à sa moto. C’est ainsi que cette fois, leur projet criminel a été déjoué. Ils ont reconnu, à l’interrogatoire, s’apprêter à commettre leur septième forfait.

Avec le même mode opératoire, le 23 décembre 2025 à 03 H 30 minutes, le nommé « M. », 36 ans, Togolais, a sollicité à APEDOKOE, monsieur P., conducteur de taxi moto, pour le conduire au domicile de sa copine à Agbalepedo. Arrivés derrière le « Lycée 02 Février », deux (02) de ses comparses (en fuite et activement recherchés), les attendaient à moto. C’est à cet endroit qu’ils lui ont assené plusieurs coups de machette sur le corps, aspergé du piment en poudre sur son visage avant d’emporter sa moto au terme d’une lutte acharnée. Ses cris ont pu alerter la population et une équipe de patrouille de la police nationale. Ce qui a permis d’interpeller l’un des malfrats et saisir leur moto. Les deux (02) autres ayant réussi à emporter la moto de la victime.

Par ailleurs, les malfaiteurs utilisent d’autres modes opératoires. C’est le cas du binôme « M. » et « P. », dont l’un est guetteur, qui ont ciblé et volé une moto en stationnement à Adétikopé, dans le bar « Sept étoiles », après en avoir débloqué le guidon par un mouvement fort et brusque et allumé le contact à l’aide d’une clé passe-partout. C’est ainsi que, sur renseignement, suite à un de leur forfait, une descente de police à leur domicile à permis de retrouver une moto volée et découvrir des armes blanches et des objets contondants. Interrogés, ils ont reconnu avoir déjà commis plusieurs cas de vols de motos qu’ils bradent à un receleur non encore interpellé.

Tous ces individus seront conduits devant le Procureur de la République pour répondre de leurs actes.

La Police Nationale tient à renouveler son engagement à protéger les personnes et les biens. Elle rassure la population qu’elle travaille sans relâche afin de démanteler ces réseaux criminels.

Elle appelle, à cet effet, la population à plus de vigilance, à recourir notamment aux services de transport sécurisés et à communiquer à un proche l’immatriculation des engins sollicités pour les courses de nuit.

Il est également demandé à la gent féminine d’observer une vigilance accrue pour éviter d’être victime de ces malfrats qui, en plus de les dépouiller de leurs biens, peuvent leur faire subir des agressions s3xuelles aux conséquences traumatisantes.

À l’endroit des conducteurs de taxi-moto, la Police Nationale recommande de s’abstenir d’offrir leurs services à plus d’une personne à la fois et de se montrer vigilants lorsque le client les dirige vers des zones non éclairées ou dangereuses.

La Police Nationale compte sur la collaboration de la population afin d’éradiquer ce fléau.

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