La ministre adjointe allemande des Affaires étrangères, Serap Güler, vient de visiter le Port autonome de Lomé. Cette visite illustre une coopération germano-togolaise dans les transports qui dure depuis plus d’un siècle.
Le ministre Kokou Edem Tengue a accueilli Serap Güler, ministre adjointe au ministère fédéral allemand des Affaires étrangères, pour une visite qui s’inscrit dans une très longue histoire.
La coopération germano-togolaise dans les transports remonte au début du XXe siècle. Du réseau ferroviaire pionnier à l’époque coloniale aux corridors logistiques sahéliens d’aujourd’hui, l’Allemagne a accompagné le Togo à chaque étape décisive de son développement logistique.
Un port conçu par des Allemands en 1968
Le Port autonome de Lomé dans sa configuration moderne a été inauguré en 1968. Un projet entièrement allemand. Conçu par le cabinet d’ingénierie Inros Lackner, financé par la KfW (banque publique allemande de développement), et bâti par l’entreprise Hochtief, le port en eau profonde de Lomé porte l’empreinte germanique depuis ses fondations.
Ce même cabinet Inros Lackner accompagne aujourd’hui encore la modernisation des infrastructures portuaires togolaises. La continuité est frappante. Les bâtisseurs d’hier sont devenus les partenaires techniques d’aujourd’hui.
Le premier port à conteneurs d’Afrique de l’Ouest
Le port que découvre la ministre allemande n’a plus grand-chose à voir avec celui des années 1960. Lomé est désormais le premier port à conteneurs d’Afrique de l’Ouest.
C’est le seul port naturel en eau profonde de la côte ouest-africaine. Il s’est imposé comme le hub logistique de référence pour plus de 80 millions de consommateurs dans l’hinterland sahélien.
Cette position stratégique fait de Lomé la porte d’entrée maritime privilégiée vers le Mali, le Burkina Faso, le Niger et les autres pays enclavés du Sahel.
Les marchandises qui transitent par Lomé approvisionnent une vaste zone géographique bien au-delà des frontières togolaises.
Les nouveaux chantiers de la coopération
Les discussions entre le ministre Kokou Edem Tengue et Serap Güler ont porté sur les chantiers communs à venir. La décarbonation portuaire figure en tête des priorités. Le Port autonome de Lomé travaille avec la GIZ, l’agence allemande de coopération internationale, sur un ambitieux programme de réduction de son empreinte carbone.
La numérisation des opérations portuaires constitue un autre axe majeur. Automatisation des procédures, traçabilité numérique des conteneurs, dématérialisation des documents administratifs. Le port togolais veut se moderniser pour améliorer sa compétitivité face à la concurrence régionale.
La formation professionnelle aux métiers d’avenir du secteur portuaire a également été évoquée. Comment former les Togolais aux nouvelles technologies portuaires ? Comment anticiper les besoins en compétences des prochaines décennies ? L’Allemagne, avec son système de formation professionnelle reconnu mondialement, peut apporter son expertise.
Enfin, la connectivité multimodale avec les pays enclavés du Sahel reste un enjeu central.
LIRE AUSSI : CANDIDATEZ A CE NOUVEAU POSTE A L’ONG PREMIERE URGENCE INTERNATIONAL (PUI) – (13 mai 2026)