Téhéran met en garde contre le risque d' »escalade » régionale en cas d’attaque contre l’Iran

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L’Iran a mis en garde lundi 23 février 2026 contre le risque d' »escalade » au-delà de ses frontières en cas d’attaque, après que le président américain Donald Trump a évoqué une telle option en cas d’échec des pourparlers avec Téhéran.

« Nous appelons toutes les nations attachées à la paix et à la justice à prendre des mesures significatives pour empêcher toute nouvelle escalade », a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi, à la tribune de la Conférence du Désarmement à Genève.

« Les conséquences de toute nouvelle agression (contre l’Iran, ndlr) ne se limiteraient pas à un seul pays et la responsabilité incomberait à ceux qui sont à l’origine  ou soutiennent de telles actions », a-t-il ajouté.

Pour l’heure, le dialogue se poursuit : après deux sessions depuis début février, de nouveaux pourparlers indirects, confirmés par l’Iran et le médiateur omanais mais pas par les Etats-Unis, sont prévus pour jeudi à Genève.

L’Iran « reste attaché à la diplomatie et au dialogue, qui constituent la voie la plus efficace vers la désescalade et une sécurité durable », a soutenu M. Gharibabadi lundi.

« Les récentes démarches diplomatiques faites ici à Genève, qui se poursuivront ce jeudi, démontrent qu’il existe une nouvelle fenêtre d’opportunité pour des négociations visant à aborder les différends et à instaurer la confiance, à condition qu’elles reposent sur le respect mutuel, un traitement équitable et l’application non sélective des normes internationales », a-t-il relevé.

Les précédentes discussions entre Téhéran et Washington avaient été stoppées net en juin 2025 par la guerre déclenchée par Israël contre l’Iran, à laquelle s’étaient associés les Etats-Unis.

Les Occidentaux craignent que Téhéran ne se dote de la bombe atomique, l’Iran assurant de son côté qu’il ne cherche qu’à mettre en oeuvre un programme nucléaire civil.

Donald Trump a récemment déployé d’importantes forces navales et aériennes au Moyen-Orient, disant envisager des frappes contre l’Iran à défaut d’un accord sur son programme nucléaire. L’Iran a averti lundi que toute attaque américaine, y compris une « frappe limitée », le pousserait à riposter « avec force ».

« Le droit de l’Iran » à disposer de l’énergie nucléaire pour un usage pacifique est « non négociable », a insisté M. Gharibabadi à Genève, soulignant que « ce droit ne peut être suspendu ou refusé de manière arbitraire ».

Ces nouvelles tensions entre Washington et Téhéran sont apparues après la répression dans le sang d’un vaste mouvement de contestation en Iran. Donald Trump avait alors promis de venir « en aide » au peuple iranien.

L’Iran attend en échange d’un accord une levée des sanctions américaines asphyxiant depuis des décennies son économie, un marasme qui a été l’élément déclencheur en décembre des manifestations.

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