Le parquet marocain a requis jusqu’à deux ans de prison ferme contre 18 supporters sénégalais arrêtés après la finale de la CAN 2025 disputée à Rabat.
Cette décision judiciaire intervient plusieurs semaines après les incidents survenus en marge de la rencontre qui a consacré le Sénégal champion d’Afrique.
Dès la fin du match, des tensions ont éclaté dans et autour du stade. Selon l’accusation, certains supporters auraient tenté d’envahir la pelouse et lancé des projectiles.
Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour rétablir le calme. Dans la foulée, la police marocaine a procédé à plusieurs interpellations, dont celles des 18 ressortissants sénégalais aujourd’hui poursuivis pour « houliganisme ».
Lors de l’audience tenue devant le tribunal de première instance de Rabat, le représentant du ministère public a soutenu que les prévenus avaient « délibérément voulu perturber le bon déroulement du match ».
Il a également affirmé que des actes de violence avaient été diffusés en direct sur des chaînes de télévision, renforçant ainsi la gravité des faits reprochés. Sur cette base, le parquet a requis des peines pouvant aller jusqu’à deux ans de prison ferme.
De leur côté, les accusés rejettent en bloc ces accusations. Ils nient toute participation à des actes de violence et contestent la qualification de hooliganisme.
Leurs avocats plaident la confusion et estiment que leurs clients n’ont fait qu’exprimer leur joie après la victoire. Ils demandent donc la relaxe ou, à défaut, la clémence du tribunal.
Par ailleurs, l’affaire suscite une vive émotion au Sénégal. Des proches des détenus réclament leur libération, tandis que certaines voix appellent les autorités sénégalaises à renforcer l’assistance consulaire. En conséquence, le dossier dépasse désormais le simple cadre sportif et prend une dimension diplomatique.
En attendant le verdict, les 18 supporters sénégalais interpellés durant la finale de la CAN 2025 restent en détention provisoire.
Le tribunal devra trancher dans les prochains jours et déterminer si les éléments présentés par l’accusation suffisent à établir leur culpabilité.