La célèbre actrice Halima Gadji, reconnue pour son rôle dans la série sénégalaise à succès « Maîtresse d’un homme marié », a rendu l’âme dans la nuit du lundi 26 au mardi 27 janvier 2026. Dans le film, elle incarnait Marène Dial, une maîtresse sans scrupule prêt à tout.
Bien avant son décès, l’actrice de 36 ans avait laissé un message poignant, largement relayé sur la toile :
« Parce que les morts ne lisent pas les posts Facebook, si demain je pars, je te prie simplement de faire deux rakats pour moi et de me pardonner si j’ai pu t’offenser. Ce serait énorme, incha’Allah. »
Ce message s’adressait probablement à ses fans ainsi qu’à toutes les personnes qui l’ont connue.
Il faut noter qu’un rakat est une unité de prière dans l’islam. Ainsi, faire deux rakats pour quelqu’un consiste à accomplir une courte prière en demandant à Dieu de lui accorder pardon et miséricorde.
Selon RFI, l’animatrice sénégalaise serait décédée à la suite d’un malaise en France. Sa disparition a plongé le monde du cinéma et de la télévision dans une profonde tristesse.
Un combat contre la dépression
Ces dernières années, la vie de Halima Gadji n’avait pourtant pas été un long fleuve tranquille. Au-delà des projecteurs, l’actrice avait traversé des périodes de grande fragilité.
À plusieurs reprises, elle avait laissé transparaître un profond mal-être, notamment à travers des prises de parole qui avaient suscité l’inquiétude de ses fans.
Il y a quelques mois, elle avait évoqué avoir été victime de violences graves, dont des abus, dans des déclarations qui avaient bouleversé l’opinion et relancé le débat sur la protection des artistes et, plus largement, sur la place accordée à la parole des femmes.
Ces propos avaient été accueillis avec beaucoup d’émotion, mais aussi avec prudence, ses proches insistant surtout sur la nécessité de l’entourer et de la soutenir durant cette période difficile.
Sans jamais chercher le sensationnel, Halima Gadji était aussi devenue, presque malgré elle, l’un des visages d’un combat plus large : celui de la santé mentale et de la souffrance silencieuse. Elle avait osé parler de fatigue morale, de moments de découragement et de la pression constante que subissent certaines personnalités publiques.
Une parole rare et courageuse, dans un environnement où ces sujets restent encore trop souvent tabous, et qui avait touché bien au-delà du cercle du cinéma.