Sénégal : le capitaine Kalidou Koulibaly dévoile le passé difficile de sa famille

Le capitaine des Lions de la Teranga du Sénégal, Kalidou Koulibaly a parlé du passé difficile de sa famille sur son compte LinkedIn.

« Mon père se levait à 5h du matin pour aller à l’usine. Ma mère nous attendait à la maison.

Quand je rentrais du terrain à 22h après avoir joué au foot toute la soirée, c’est sa voix que j’entendais par la fenêtre : « Kalidou, rentre à la maison ! » Et moi, à chaque fois, je demandais encore 5 minutes.

Mes parents sont venus du Sénégal, du village de Ngano, pour nous offrir une vie meilleure en France. Mon père n’a jamais raté un jour de travail. Ma mère n’a jamais raté un jour à s’occuper de nous quatre, trois frères et une sœur, dans un appartement modeste de Saint-Dié-des-Vosges.

On n’avait pas grand-chose, mais on n’a jamais manqué de rien.
À la maison, mes parents ne nous parlaient qu’en peul. Ils nous envoyaient à l’école coranique le samedi. À l’époque, je traînais des pieds pour y aller. Aujourd’hui, je les remercie chaque jour de m’avoir forcé.

Quand j’ai été viré du FC Metz à 15 ans, c’est ma mère qui m’a remis la tête à l’endroit avec une seule phrase : « Fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse. » Et mon petit frère, avec qui je jouais dans la même équipe, qui m’a dit que je ne me ressemblais plus. Ils avaient raison.

Quand j’ai dû choisir entre partir pour 100 millions ou rester à Naples, j’ai consulté ma famille entière. Mon fils était heureux là-bas. Mes frères et ma sœur m’ont donné leur avis. La décision finale était la mienne, mais elle a toujours été collective.

Quand j’ai signé à Al-Hilal, j’ai appelé mon petit frère, mon grand frère, mes parents, ma sœur. Chacun d’entre eux. Parce que dans ma famille, on ne prend jamais une grande décision seul.

Aujourd’hui, si je construis un hôpital au Sénégal, c’est dans le village natal de mes parents. Si je rachète un club de football, c’est avec le directeur sportif qui était venu convaincre mes parents chez nous quand j’avais 18 ans. Si je reprends mes études, c’est parce que mon père m’a montré que le travail ne s’arrête jamais.

Tout ce que je suis, je le dois à ma famille. »

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