La Fédération sénégalaise de football (FSF) est sortie de sa réserve après les propos polémiques d’El-Hadji Diouf tenus lors des célébrations du sacre du Sénégal à la CAN 2025. Dans un communiqué diffusé dimanche, l’instance fédérale a officiellement pris ses distances avec son ambassadeur, regrettant ses « récentes sorties médiatiques » et affirmant se « démarquer totalement des propos tenus par Monsieur Diouf à l’égard de l’État du Sénégal ». Sur scène aux côtés de Youssou Ndour, l’ancien international avait tenu un discours frontal, déclarant notamment : « Youssou Ndour et moi, nous sommes un État. Nous sommes plus forts que l’État. Sinon, il n’y aura pas de paix. » Des déclarations jugées inappropriées, mêlant football, culture et politique, et qui ont rapidement dépassé le cadre festif.
Tout en rappelant que Diouf reste « une légende du football sénégalais », la FSF a condamné « tant sur le fond que sur la forme » ses revendications, soulignant que ses propos « n’engagent que sa propre personne » et « ne reflètent en aucune manière la position de la FSF ». En toile de fond, la question sensible des terrains promis après la CAN 2022, que Diouf affirme avoir perdus avec le changement d’administration.
Sur ce dossier explosif, la Fédération se veut prudente et institutionnelle : « la question foncière évoquée fait l’objet d’une prise en charge diligente par les plus hautes autorités de la République », assurant rester convaincue qu’« une solution idoine sera trouvée ». Un recadrage public qui intervient dans un climat déjà tendu autour du football sénégalais, encore marqué par les polémiques post-CAN.