Au Sénégal, prendre des images intimes sans le consentement d’une personne et menacer de les diffuser est un crime, même si c’est pour forcer son amour.
L’exemple d’un jeune Sénégalais interpellé par le Commissariat d’arrondissement de Grand Yoff le 10 janvier 2026 montre cela.
En effet, au Sénégal, un individu fera face à la justice pour menaces de mort, collecte illicite de données et menace de diffusion de données à caractère personnel.
Tous ces crimes ont été rendus publique par la Police nationale du Sénégal sur son compte Facebook le 12 janvier 2026.
Images intimes et chantage, jusqu’où peut aller la jalousie au Sénégal ?
Le 5 janvier 2026 une dame a déposé une plainte contre son ex-compagnon. Elle a déclaré subir, depuis la fin de leur relation, un harcèlement constant accompagné de menaces de mort.
Selon ses déclarations, la situation a pris une tournure particulièrement grave lorsque le mis en cause a fait irruption à son domicile.
Sous la menace d’une arme blanche, précisément un couteau, il l’aurait contrainte à se dévêtir afin de l’enregistrer dans des postures compromettantes.
Ces images, obtenues par la force, auraient ensuite servi de moyen de chantage. Le suspect aurait menacé de diffuser les vidéos auprès de l’entourage de la victime dans le but de ternir sa réputation et de lui porter un grave préjudice moral.
Lors de son audition, l’individu a d’abord nié l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés. Toutefois, la perquisition de son téléphone portable a permis aux enquêteurs de découvrir les vidéos incriminées.
Face à ces preuves techniques jugées irréfutables, il a fini par reconnaître les faits, expliquant son comportement par son incapacité à accepter la séparation.
Le mis en cause a été placé en garde à vue pour menaces de mort, collecte illicite de données, menace de diffusion d’images à caractère sexuel et détention d’arme blanche.
L’enquête se poursuit afin d’établir l’ensemble des responsabilités et de déterminer s’il existe d’autres faits connexes.
La Police nationale du Sénégal réaffirme sa mobilisation pour la protection des personnes et invite la population à contacter gratuitement le 800 00 17 00 pour toute information utile.