Saisie d’un pétrolier lié à la Russie : le Royaume-Uni a aidé les États-Unis

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Crédits photo :  Photographie des autorités américaines montrant le navire battant pavaillon russe saisi le 7 janvier 2026 dans l'Atlantique nord US European Command/AFP HANDOUT

Le ministère de la Défense britannique a annoncé ce mercredi 7 janvier 2026 avoir apporté un soutien « opérationnel » aux États-Unis dans la saisie, dans l’Atlantique Nord, d’un pétrolier lié à la Russie et poursuivi depuis plusieurs jours par les garde-côtes américains.

« Les forces armées britanniques ont fourni un soutien opérationnel planifié (…) aux forces militaires américaines qui ont intercepté le Bella 1 (rebaptisé récemment Marinera, ndlr) entre le Royaume-Uni et l’Islande », a indiqué le ministère dans un communiqué.

Concrètement, les Britanniques ont fourni aux Américains l’accès à au moins une base aérienne, la Royal Air Force a procuré une surveillance aérienne, et un navire ravitailleur « a apporté son soutien aux forces américaines lorsque celles-ci poursuivaient et interceptaient » le pétrolier, a encore détaillé le ministère.

« Aucun militaire britannique ne s’est rendu à bord » du pétrolier, a souligné le ministre de la Défense John Healey, dans une intervention mercredi soir devant le Parlement.

Il a souligné que le Bella 1, son nom d’origine, était considéré comme étant « sans pavillon » puisqu’il avait « un faux pavillon » russe, et pouvait donc « être légalement intercepté et soumis au droit de l’État » l’ayant placé sous sanction.

Le pétrolier était sous sanctions américaines depuis 2024 pour ses liens présumés avec l’Iran et le groupe chiite libanais Hezbollah.

Rebaptisé depuis peu Marinera et battant désormais pavillon russe, il se trouvait mercredi vers 07 h 00 GMT dans la zone économique exclusive de l’Islande, après une traversée de l’océan Atlantique dans les eaux internationales, selon les données de suivi maritime de Bloomberg.

Il était poursuivi depuis le 21 décembre par les garde-côtes américains alors qu’il était en route pour le Venezuela, dans le cadre du blocus de Washington visant des pétroliers liés à ce pays. Il ne transportait pas de cargaison, selon le site spécialisé TankerTrackers.

Le ministère de la Défense a ajouté mercredi que le Royaume-Uni « continuerait à intensifier son action contre les activités de la flotte fantôme afin de protéger (sa) sécurité nationale, (son) économie et la stabilité mondiale ».

© Agence France-Presse

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