Sadio Mané savait-il que Brahim Diaz allait rater son penalty ?

Sadio Mané savait-il que Brahim Diaz allait rater son penalty

Crédit photo : Mendy sur X

Sadio Mané savait-il que Brahim Diaz allait rater son penalty ? Qu’est ce qui expliquait son assurance dans un moment où tous les autres joueurs et même l’entraîneur étaient prêts à jeter l’éponge ?

Le penalty qui met le feu aux poudres

Dans les dernières secondes de la finale de la CAN 2025 à 0-0, un contact léger entre Brahim Diaz et le défenseur sénégalais El-Hadji Malick Diouf provoque une vive polémique.

Brahim Diaz accentue sa chute et réclame un penalty. Après consultation de la VAR, l’arbitre congolais accorde le penalty, déclenchant une immense joie côté marocain et une colère totale chez les Sénégalais.

Estimant la décision injuste et dénonçant un arbitrage favorable au pays organisateur, les joueurs du Sénégal, sur instruction de leur sélectionneur, quittent collectivement le terrain pour protester.

La situation dégénère alors : tension extrême dans le stade, interventions des forces de l’ordre, supporters en colère et heurts en tribunes. La finale bascule dans le chaos.

Le visage confiant de Sadio Mané

Mais au milieu de ce chaos total, un homme garde son sang-froid. Sadio Mané, le leader des Lions, semble contre la décision de quitter le terrain. On l’aperçoit en grandes discussions sur le bord du terrain avec le sélectionneur marocain Walid Regragui et l’ancien coach du Sénégal Claude Le Roy, présent en tant que consultant télé.

Le visage de Mané affiche une confiance étrange. Presque sereine. Comme s’il savait quelque chose que les autres ignorent. Comme s’il avait reçu une assurance quelconque.

Claude Le Roy racontera plus tard la scène à l’AFP. Sadio est venu me demander ce que je ferais à sa place, je lui ai dit : Je demanderais à tes coéquipiers de revenir, tout simplement.

Mané s’exécute et part chercher ses coéquipiers dans les vestiaires. Le héros de la CAN 2022, buteur unique de la demi-finale contre l’Égypte réussit à les ramener.

Vingt minutes de confusion viennent de s’écouler. Le match peut reprendre. Mais tout le monde se pose la même question. Pourquoi Mané semblait-il si confiant ? Avait-il reçu une garantie que le penalty serait raté ?

Le penalty le plus attendu de l’histoire

Brahim Diaz se présente face au point de penalty. Derrière lui, vingt minutes de chaos. Devant lui, Édouard Mendy, l’un des meilleurs gardiens du continent. Autour de lui, un stade électrique et des millions de téléspectateurs qui retiennent leur souffle.

Le meilleur buteur de la compétition avec cinq buts. Le héros du Maroc jusqu’aux quarts de finale. L’homme qui avait marqué à chaque match. Il a tout pour réussir. Il a l’expérience des grands rendez-vous avec le Real Madrid.

Il prend son élan. Il frappe. Une panenka. Un geste technique censé tromper le gardien. Mais la panenka est molle. Complètement ratée. Le ballon atterrit directement dans les bras d’Édouard Mendy qui n’a même pas eu besoin de plonger.

Le stade se fige. Le Maroc vient de rater son rendez-vous avec l’histoire. Le Sénégal vient de recevoir le plus beau des cadeaux. Le match venait de tourner sur une contestation qui va entrer dans la légende de la Coupe d’Afrique.

Le Sourire de Sadio Mané avant le penalty de Diaz à finale du match de CAN Senegal-Maroc au stade Prince Moulay Abdellah à Rabat le 18 Janvier 2026. (Photo by SEBASTIEN BOZON / AFP)

Les théories du complot explosent

Immédiatement, les réseaux sociaux s’enflamment. Les théories du complot fusent de partout. Le visage confiant de Sadio Mané quand il demandait à ses coéquipiers de revenir. Le penalty complètement raté de Brahim Diaz. Les discussions entre Mané, Regragui et Le Roy. Tout cela alimente les soupçons.

Avait-il reçu une assurance de la part des Marocains que le penalty serait raté ? La question tourne en boucle sur les réseaux sociaux.

Les plus complotistes y voient un arrangement entre joueurs. Un gentleman agreement pour éviter que la finale ne se termine sur tapis vert.

Mais Édouard Mendy coupe court à toutes les spéculations. Brahim a-t-il raté le penalty exprès ? Non, bien sûr que non. Soyons sérieux. Croyez-vous vraiment qu’à une minute de la fin, alors que tout un pays attend un titre depuis 50 ans, nous puissions parvenir à un accord ? Il voulait marquer, et je mérite d’être félicité pour l’avoir empêché, c’est tout.

La version officielle est claire. Brahim Diaz a simplement raté son penalty. Sous la pression. Après vingt minutes d’attente qui ont dû lui sembler une éternité. Dans une ambiance électrique. Il a craqué. Point final.

Les zones d’ombre de l’arbitrage

Au-delà du penalty raté, plusieurs questions demeurent sur l’arbitrage de cette finale. Le but du Sénégal peut être accordé comme refusé. Mais l’arbitre siffle la faute sur Hakimi avant que le but ne soit marqué, donc impossible de faire intervenir la VAR.

Y avait-il vraiment penalty sur Brahim ? Oui, si on considère que la main sur l’épaule constitue une faute. Brahim joue parfaitement le coup en accentuant sa chute. Mais était-ce suffisant pour siffler penalty dans les dernières secondes d’une finale ?

L’attitude du coach sénégalais Pape Thiaw pose aussi question. Injustice ou pas, tu ne peux pas donner cette image du football africain, et du Sénégal en particulier. Faire quitter ses joueurs du terrain en pleine finale, c’est un acte grave qui aurait pu coûter très cher.

D’ailleurs, une question juridique se pose. L’arbitre devait-il reprendre le jeu après le départ des joueurs au vestiaire, ou déclarer le match gagné sur tapis vert ? La réponse n’est pas claire. Mais il a choisi de poursuivre le match. Pour le bien du football. Pour éviter un scandale encore plus grand.

La prolongation libère le Sénégal

Après ce psychodrame, le match reprend tant bien que mal. Les esprits sont échauffés. Les corps sont tendus. Mais il faut jouer. Il faut décider d’un vainqueur.

La prolongation tourne à l’avantage du Sénégal. Libérés psychologiquement par le penalty raté. Galvanisés par le geste de Sadio Mané qui les a ramenés sur le terrain. Portés par la conviction d’avoir échappé à une injustice.

Les Lions finissent par l’emporter. Les détails du score importent peu. Ce qui compte, c’est que le Sénégal est champion d’Afrique. Deux titres en quatre ans. Une génération dorée qui écrit l’histoire.

Une finale à jamais controversée

Cette finale restera dans les annales comme l’une des plus controversées de l’histoire de la CAN. Vingt minutes de chaos. Un penalty accordé dans des conditions douteuses. Un penalty raté dans des circonstances troubles. Une équipe qui quitte le terrain puis revient. Des supporters qui jettent des sièges. Des journalistes qui se battent dans la tribune de presse.

C’était pourtant une superbe finale, avec deux équipes de très très haut niveau. Dommage que ça se termine sur ce scénario. Le football méritait mieux. L’Afrique méritait mieux. Les deux équipes méritaient mieux.

Mais le football, ce n’est pas seulement ce qui se passe entre les lignes blanches. C’est aussi les émotions débordantes. Les décisions arbitrales contestées. Les gestes héroïques. Les ratés inexplicables.

Le Sénégal est champion. Le Maroc a échoué aux portes de la gloire. Et Brahim Diaz portera longtemps le poids de ce penalty raté. Une faute professionnelle, comme certains l’ont qualifiée. Un moment qu’il voudra oublier. Un moment que l’Afrique n’oubliera jamais.

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