Togo : 7 questions pour mieux comprendre la nouvelle réforme de l’électricité

Grâce à la Banque mondiale et la BAD, la Mission 300 a connecté plus de 50 millions de personnes à l'électricité dans 40 pays d'Afrique
Crédit photo : BAD

Le gouvernement togolais veut moderniser les règles du secteur de l’électricité. Le Conseil des ministres a adopté le 06 octobre 2026 un projet de loi qui ouvre notamment la porte à davantage d’investissements, à une plus grande utilisation des énergies renouvelables et à de nouvelles possibilités pour les entreprises.

Mais concrètement, qu’est-ce qui va changer ?

Pourquoi le gouvernement veut-il changer les règles ?

Le besoin en électricité augmente au Togo. Les ménages consomment davantage et les entreprises, notamment industrielles, ont besoin de plus d’énergie pour développer leurs activités.

Le gouvernement veut donc adapter les règles du secteur pour produire davantage d’électricité, attirer des investisseurs et améliorer la qualité du service.

Les entreprises pourront-elles produire leur propre électricité ?

Oui. Le projet de loi veut faciliter l’autoproduction, c’est-à-dire la possibilité pour une entreprise de produire elle-même une partie de l’électricité dont elle a besoin.

Une entreprise pourra par exemple installer des panneaux solaires pour alimenter ses activités.

Et si elle produit plus d’électricité qu’elle n’en consomme, elle pourra, dans le cadre des règles prévues, injecter le surplus dans le réseau.

Qu’est-ce qui change pour les zones industrielles ?

Les zones économiques spéciales pourront avoir davantage de solutions pour s’approvisionner en électricité.

Elles pourront notamment produire leur propre énergie ou conclure directement des contrats avec des producteurs d’électricité au Togo ou dans la région.

L’objectif est simple : assurer une meilleure disponibilité de l’électricité pour les entreprises et leur permettre de mieux maîtriser leurs coûts.

Cela doit aussi rendre les zones industrielles togolaises plus attractives pour les investisseurs.

Pourquoi le stockage de l’électricité devient-il important ?

Le projet de loi reconnaît désormais le stockage de l’électricité.

Concrètement, il s’agit notamment des batteries qui permettent de conserver l’électricité produite pour l’utiliser plus tard.

C’est particulièrement utile pour le solaire. Les panneaux produisent de l’électricité pendant la journée, mais une batterie permet de conserver une partie de cette énergie pour une utilisation ultérieure.

Est-ce que le consommateur verra aussi des changements ?

Le texte prévoit notamment le développement progressif des compteurs intelligents.

Ces compteurs permettront de mieux suivre la consommation d’électricité et d’accompagner la modernisation du réseau.

Le projet prévoit également une meilleure protection des consommateurs et le raccordement progressif de certains réseaux isolés au réseau national.

Et si le Togo manque d’électricité ?

La réforme veut aussi renforcer les échanges d’électricité avec les autres pays de la région.

L’idée est de pouvoir diversifier les sources d’approvisionnement : le Togo ne dépendrait donc pas uniquement d’une seule source pour répondre à ses besoins.

Le gouvernement veut ainsi renforcer la sécurité énergétique du pays.

Quel est l’objectif final ?

Derrière toutes ces mesures, le gouvernement poursuit un objectif principal : avoir un secteur de l’électricité capable de suivre le développement du pays.

La réforme doit permettre d’attirer davantage d’investissements, de développer les énergies renouvelables, de donner plus de possibilités aux entreprises et d’améliorer progressivement la disponibilité et la continuité de l’électricité.

Pour les ménages comme pour les entreprises, l’enjeu est donc de disposer, à terme, d’un service électrique plus fiable et mieux adapté aux besoins du pays.