Depuis le début du mois de juillet 2026, une pétition anonyme a été lancée afin de demander l’autorisation pour les élèves de garder leurs cheveux dans les établissements publics. Lancée en Côte d’Ivoire, cette initiative a suscité de vifs débats sur la toile ainsi que sur les plateaux de télévision.
Au-delà des frontières ivoiriennes, notamment au Togo, de nombreux élèves et parents se sont également sentis concernés par cette question. Certains ont même signé la pétition.
Sur les réseaux sociaux, les vidéos d’internautes se multiplient. Chacun avance ses raisons pour soutenir cette initiative. D’autres, en revanche, estiment que cette revendication n’est pas prioritaire face aux nombreux défis auxquels le système éducatif est confronté.
En effet, en Côte d’Ivoire comme au Togo, le règlement intérieur des établissements publics exige que les élèves, filles comme garçons, portent les cheveux courts. Cette règle est généralement justifiée par des raisons d’hygiène, de discipline et d’uniformité.
Elle vise aussi à encourager les élèves à se concentrer sur leur objectif principal : apprendre. Les cheveux courts sont également plus faciles et moins coûteux à entretenir. Enfin, cette mesure permet de limiter les différences liées à l’apparence entre les élèves.
La pétition a déjà recueilli plus de 100 000 signatures. Son principal argument est qu’avoir les cheveux longs ou naturels n’enlève rien à l’intelligence ni aux capacités d’un élève.
Pour appuyer cette idée, les signataires citent l’exemple de nombreux élèves en Europe qui gardent leurs cheveux naturels tout en obtenant de bons résultats scolaires.
Par ailleurs, aucune étude scientifique n’a démontré qu’il existe un lien entre le fait de porter les cheveux courts et une meilleure réussite scolaire. C’est ce qu’a rappelé M. Tommy, ingénieur pédagogue.
« À ce jour, aucune preuve scientifique solide ne permet d’affirmer que le fait de porter les cheveux courts améliore les performances scolaires, la discipline, la concentration ou l’intelligence des élèves », a-t-il indiqué.
Pour l’heure, les autorités n’ont pas encore réagi à cette pétition. Pour certains, la priorité devrait plutôt être une réforme en profondeur du système éducatif, notamment des programmes d’enseignement, des infrastructures scolaires et des conditions d’apprentissage, afin d’offrir aux élèves un cadre d’étude plus adapté.
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