Le ministère de la Santé du Kenya a annoncé, le 16 octobre 2026, un troisième cas de maladie à virus Ebola de Bundibugyo chez une femme de 65 ans placée en quarantaine depuis le 6 octobre. Testée positive après l’apparition de symptômes, elle reçoit des soins dans une unité spécialisée. Les autorités sanitaires indiquent que 127 des 130 contacts recensés ont été retrouvés et placés en quarantaine. À la date du communiqué, aucune transmission communautaire n’avait été signalée.
Un troisième cas d’Ebola confirmé au Kenya
Dans un communiqué publié à Nairobi le 16 octobre 2026, le ministère kényan de la Santé a confirmé une troisième infection par le virus Ebola de Bundibugyo. La patiente, âgée de 65 ans, est présentée comme un contact proche et une parente des deux premiers cas signalés.
Elle était en quarantaine depuis le 6 octobre 2026. Après l’apparition d’une fièvre, de maux de gorge et d’un malaise général, elle a été isolée et des prélèvements ont été effectués.
Les résultats se sont révélés positifs au Laboratoire national de référence en virologie et au laboratoire du KEMRI, l’Institut kényan de recherche médicale.
La patiente prise en charge dans une unité spécialisée
Après la confirmation de l’infection, la femme a été transférée dans une unité de prise en charge des maladies infectieuses. Elle y reçoit des soins de soutien assurés par des professionnels de santé formés.
Selon les autorités, sa mise en quarantaine a permis une détection précoce de la maladie, ce qui contribue à limiter le risque de propagation.
Le ministère précise également que le deuxième patient signalé reste dans un état stable et répond favorablement aux soins.
127 contacts sur 130 placés en quarantaine
Les autorités sanitaires poursuivent leurs efforts pour identifier toutes les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus.
Sur les 130 contacts recensés, 127, soit 97,7 %, ont été retrouvés et placés en quarantaine. Les recherches se poursuivent pour localiser les trois autres personnes.
Aucune transmission communautaire signalée
Dans son communiqué, le ministère indique qu’aucune transmission communautaire n’a été mise en évidence à la date de publication. Il estime que le risque reste faible, tout en soulignant que de nouveaux cas peuvent encore apparaître parmi les personnes en quarantaine avant la fin de leur période de surveillance.
Les autorités prévoient de communiquer des mises à jour sur l’évolution des cas confirmés et sur les opérations de suivi des contacts.
Le Kenya renforce les mesures de prévention
Le ministère de la Santé indique avoir distribué des équipements de protection individuelle, du matériel de prévention et de contrôle des infections ainsi que des équipements de dépistage sanitaire dans les 28 comtés à haut risque et aux points d’entrée du pays.
Ces moyens supplémentaires doivent renforcer la protection du personnel médical et les mesures sanitaires dans les centres de quarantaine, les établissements de santé et les lieux d’entrée sur le territoire.
Des contrôles renforcés pour les voyageurs
Les voyageurs en provenance de dix pays considérés à haut risque doivent remplir un formulaire numérique de surveillance avant l’embarquement. À leur arrivée, ils doivent présenter un code QR aux agents sanitaires.
Les avions en provenance de ces pays font également l’objet de contrôles sanitaires renforcés dans les aéroports internationaux kényans.
Selon le communiqué, 685 027 personnes avaient été contrôlées au 15 octobre 2026 depuis le début de l’épidémie, signalée en mai 2026.
Le ministère précise néanmoins que le pays reste ouvert aux voyages, au commerce et aux rassemblements publics, sans restrictions générales annoncées dans le communiqué.
Ebola : les symptômes à surveiller
Le ministère kényan rappelle que le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne malade ou décédée des suites de la maladie. Le communiqué précise qu’il ne se transmet pas par l’air.
Quand faut-il consulter ?
Les symptômes cités par les autorités comprennent :
la fièvre ;
une fatigue inhabituelle ;
des douleurs musculaires ou articulaires ;
des vomissements ;
la diarrhée ;
des saignements inexpliqués.
Toute personne présentant ces symptômes après une exposition potentielle doit rapidement se rendre dans un établissement de santé et signaler les circonstances de cette exposition.
Au Kenya, le ministère recommande d’appeler le numéro gratuit 719 pour obtenir des informations et des conseils, ou de consulter ses canaux officiels.
Source : Ministère de la Santé du Kenya, communiqué du 16 octobre 2026.
