Niamey accueille la première session du Parlement de l’AES. Les travaux ont débuté lundi 24 août, au Centre des conférences Mahatma Gandhi. Ils réunissent 45 députés venus du Burkina Faso, du Mali et du Niger. La session doit s’achever le 29 août.
Quinze représentants siègent pour chaque pays membre. Cette répartition installe une égalité numérique entre les trois délégations. Elle donne aussi un visage commun à une alliance longtemps portée par les chefs d’État.
Le Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine, a présidé la cérémonie d’ouverture. Il a décrit cette rencontre comme une étape majeure pour l’organisation de l’espace communautaire. Son message relie la session à un projet de souveraineté et de solidarité entre les trois pays.
La cérémonie s’est tenue en présence d’Ousmane Bougouma. Le président de l’Assemblée législative du peuple du Burkina Faso dirige la session inaugurale. Ibrahim Traoré, président en exercice de la Confédération, a aussi appelé les députés à privilégier l’intérêt général.
Cette réunion ne crée pas encore un Parlement supranational. Les députés ne votent pas directement des lois applicables au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Leur rôle consiste surtout à examiner les sujets transmis par le Collège des chefs d’État. Ils peuvent également donner un avis sur les questions liées à la Confédération.
Ce cadre figure dans le protocole additionnel consacré aux sessions confédérales. Le texte prévoit 15 députés par Parlement national. Il fixe aussi la durée des mandats et les règles de réunion. Les sessions ordinaires doivent se tenir deux fois par an.
L’installation de cette instance intervient après plusieurs étapes de construction de l’AES. L’organisation a été créée en septembre 2023, puis transformée en Confédération en juillet 2024. Le Parlement doit désormais accompagner cette architecture dans la défense, la sécurité et le développement.
À Niamey, les débats portent donc une promesse et une limite. La promesse concerne une coordination plus étroite entre les trois États. La limite tient au pouvoir encore consultatif de l’institution. Le Parlement de l’AES devra gagner en influence sans rompre avec le cadre fixé par le traité.
Cette première session ouvre ainsi un chantier politique suivi dans toute l’Afrique de l’Ouest. Elle permettra de mesurer la place accordée aux représentants nationaux. Elle montrera aussi si l’AES peut transformer ses annonces en mécanismes durables.
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