Cristiano Ronaldo : 38,6 secondes suffisent à CR7 pour payer son amende de 255 euros !

Cristiano Ronaldo : 38,6 secondes suffisent à CR7 pour payer son amende de 255 euros !
Crédit Photo : Le Figaro

La sanction infligée à Cristiano Ronaldo par la Fédération portugaise de football continue de faire réagir au Portugal. Suspendu pendant 30 jours et condamné à payer une amende de 255 euros après avoir quitté le rassemblement de la sélection sans autorisation, le capitaine portugais se retrouve au cœur d’un débat qui dépasse la seule question disciplinaire. Entre comparaison avec un précédent historique et critiques visant la direction fédérale, plusieurs voix réclament davantage de cohérence dans la gestion de cette affaire.

Une amende qui fait sourire la presse portugaise

Lundi 19 octobre 2026, le Conseil de discipline de la Fédération portugaise de football (FPF) a officialisé la sanction de Cristiano Ronaldo. Le quintuple Ballon d’Or a écopé de 30 jours de suspension et d’une amende de 255 euros pour avoir quitté le rassemblement de la sélection le 30 septembre dernier, alors que le Portugal préparait ses prochaines échéances internationales.

Le montant de l’amende a rapidement attiré l’attention des médias portugais. Dans un article consacré à cette décision, A Bola a comparé la somme à la rémunération de la star d’Al-Nassr. Le quotidien estime que le joueur pourrait gagner de quoi régler cette pénalité en seulement 38,6 secondes, sur la base des revenus annuels qui lui sont attribués.

Cette comparaison souligne surtout le caractère symbolique de la sanction financière au regard des revenus supposés du joueur. La suspension sportive constitue, en revanche, une mesure disciplinaire distincte. Selon les informations rapportées par la presse, la période de suspension a commencé le 1er octobre et une partie avait déjà été purgée au moment de l’annonce officielle. Ronaldo devrait ainsi être disponible pour les prochains rendez-vous internationaux de novembre, sous réserve d’une éventuelle convocation.

Ricardo Carvalho, un précédent bien plus sévère

Pour mesurer la portée de cette décision, A Bola rappelle le cas de Ricardo Carvalho. En septembre 2011, le défenseur avait quitté le rassemblement portugais après avoir appris qu’il ne serait pas titulaire lors d’un match de qualification à l’Euro 2012 contre Chypre.

À l’époque, la Fédération avait prononcé une suspension d’un an à l’encontre de l’ancien joueur du Real Madrid et de Chelsea. Il n’avait retrouvé la sélection qu’en octobre 2014, lors d’une rencontre amicale face à la France.

La comparaison nourrit aujourd’hui les interrogations sur le traitement réservé aux cadres de la sélection. Les circonstances et les règlements applicables doivent toutefois être pris en compte avant de conclure à une différence de traitement injustifiée. Le précédent de Carvalho montre néanmoins que les départs non autorisés ont déjà donné lieu à des réponses disciplinaires beaucoup plus lourdes.

Vítor Pinto critique la communication de la Fédération

Au-delà du montant de l’amende, la communication de la Fédération portugaise suscite également des réactions. Invité de l’émission Record na Hora, diffusée sur NOW, Vítor Pinto, directeur adjoint du quotidien sportif Record, a critiqué le manque de clarté qu’il perçoit dans la gestion du dossier par le président de la FPF, Pedro Proença.

Le journaliste s’est notamment interrogé sur la portée des déclarations du dirigeant, qui a exprimé le souhait de voir Cristiano Ronaldo réintégrer la sélection. Pour Vítor Pinto, une telle prise de position soulève des questions sur la cohérence entre la direction fédérale et le sélectionneur Jorge Jesus.

Il a également défendu la nécessité de respecter les décisions du technicien, estimant que la Fédération ne pouvait pas soutenir publiquement le sélectionneur tout en donnant le sentiment de remettre en cause ses choix. Ses propos traduisent une critique de la gouvernance du dossier, alors que l’avenir de Ronaldo en sélection reste un sujet sensible.

Ronaldo peut-il retrouver sa place avec le Portugal ?

Cristiano Ronaldo a reconnu son erreur après avoir quitté le rassemblement et présenté ses excuses, selon les informations rapportées par les médias internationaux. Il a également indiqué qu’il restait disponible pour la sélection après avoir purgé sa sanction. De son côté, Pedro Proença a exprimé le souhait de voir le capitaine revenir dans le groupe.

La question ne porte donc plus uniquement sur la sanction disciplinaire, mais aussi sur les conditions d’un éventuel retour. La relation entre le joueur et Jorge Jesus, ainsi que la place sportive de Ronaldo dans l’équipe, pourraient peser dans la décision du sélectionneur.

Le Portugal dispose par ailleurs d’autres options offensives, notamment Gonçalo Ramos. Mais la présence ou l’absence de Ronaldo ne peut être réduite à une simple opposition entre deux attaquants : son expérience, son statut et son influence restent des éléments à considérer dans les choix du staff.

Point de vue de la rédaction

L’affaire Cristiano Ronaldo rappelle que le statut d’une star ne supprime pas les obligations liées à la représentation d’une sélection nationale. Quitter un rassemblement sans autorisation peut justifier une sanction, quel que soit le palmarès du joueur.

La question de la cohérence disciplinaire mérite toutefois d’être examinée à partir des règlements et des circonstances propres à chaque affaire. La comparaison avec Ricardo Carvalho nourrit le débat, mais ne suffit pas, à elle seule, à démontrer une différence de traitement injustifiée.

Désormais, l’enjeu pour la Fédération portugaise et le sélectionneur sera de clarifier leur position et de préserver la cohésion du groupe. Le retour éventuel de Ronaldo dépendra autant de la fin de sa suspension que des choix sportifs et de la relation entre les différentes parties.