Vacances de postes à l’agence publique de coopération technique Expertise France – 22 septembre 2026

Expertise France est l’agence publique de conception et de mise en œuvre de projets internationaux de coopération technique. L’agence intervient autour de quatre axes prioritaires :

  • gouvernance démocratique, économique et financière ;
  • paix, stabilité et sécurité ;
  • climat, agriculture et développement durable ;
  • santé et développement humain.

Dans ces domaines, Expertise France assure des missions d’ingénierie et de mise en œuvre de projets de renforcement des capacités, mobilise de l’expertise technique et joue un rôle d’ensemblier de projets faisant intervenir de l’expertise publique et des savoir-faire privés.

POSTE 1 : Chef·fe de projet GET Gender Equality in Taxation – Cotonou, Bénin (F/H)

Description de la mission

Expertise France recrute un·e Chef·fe de projet pour une mission d’une durée de onze (11) mois pour le projet GET Gender Equality in Taxation, financé par le Trésor français et mis en oeuvre par Expertise France.

Le poste de Chef·fe de projet est basé à Cotonou, aux côtés du reste de l’équipe projet, à l’exception de l’experte-chercheuse, basée au Royaume-Uni. La/le Chef·fe de projet travaille également en étroite coordination avec l’équipe technique d’Expertise France au siège à Paris.

La/le Chef·fe de projet assure le pilotage stratégique et opérationnel du projet. Elle/il est responsable de la planification, de la coordination générale et de la cohérence des interventions avec les objectifs et les résultats attendus du projet. À ce titre, elle/il élabore et actualise le plan de travail, suit le calendrier et le budget, arbitre les priorités et veille à l’adaptation des activités en fonction des résultats obtenus, des besoins des partenaires et de l’évolution du contexte.

La/le Chef·fe de projet supervise la coordination technique assurée par l’expert·e référent·e. Elle/il veille à la cohérence des activités de coopération technique, à leur adéquation avec la stratégie du projet et à leur bonne articulation entre les différentes composantes et les différents pays d’intervention. Elle/il valide les orientations proposées et procède, lorsque cela est nécessaire, aux arbitrages relatifs aux activités, aux partenariats et aux expertises à mobiliser.

La/le Chef·fe de projet assure le management de l’équipe projet. Elle/il organise et anime le travail collectif, répartit les responsabilités, fixe les priorités et veille à la bonne articulation entre les fonctions techniques, administratives et financières. Elle/il accompagne les membres de l’équipe dans l’exercice de leurs missions, supervise leur charge de travail et contribue à maintenir un cadre de travail collaboratif et efficace.

La gestion partenariale constitue également un volet essentiel du poste. Compte tenu de l’objectif de plaidoyer du projet GET, la/le Chef·fe de projet contribue à créer et à renforcer les liens entre les acteurs et institutions intervenant sur les inégalités de genre dans les systèmes fiscaux et douaniers africains. Elle/il favorise notamment la mise en relation des administrations fiscales et douanières partenaires, du monde de la recherche, des organisations de la société civile, des organisations internationales ainsi que des autres partenaires techniques et financiers du développement.

La/le Chef·fe de projet représente le projet GET lors de réunions, d’événements et de conférences nationales et internationales. Elle/il entretient un dialogue régulier avec les partenaires institutionnels et contribue à la visibilité et à la valorisation du projet, en collaboration avec l’équipe communication d’Expertise France. Dans ce cadre, elle/il est amené·e à effectuer des déplacements dans les différents pays d’intervention du projet ainsi qu’en France.

Le projet GET portant sur une thématique encore peu traitée par la coopération française, la/le Chef·fe de projet présente régulièrement ses orientations, ses activités et ses résultats aux partenaires de l’équipe France, notamment la Direction générale du Trésor, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, l’Agence française de développement, la Direction générale des finances publiques et la Direction générale des douanes et droits indirects. Elle/il est le point focal du bailleur pour le suivi du projet et veille au respect des engagements contractuels et des échéances de reporting.

En binôme avec l’expert·e référent·e, la/le Chef·fe de projet est responsable du dispositif de suivi-évaluation, de redevabilité, d’apprentissage et de capitalisation du projet. Elle/il veille à la bonne mise en œuvre du plan SERA élaboré lors du lancement du projet, à la collecte et à l’analyse des indicateurs ainsi qu’à l’utilisation des résultats du suivi-évaluation pour orienter le pilotage et adapter les interventions.

La/le Chef·fe de projet supervise les aspects logistiques, administratifs et financiers du projet, avec l’appui de l’Assistant·e de projet et en lien avec le siège d’Expertise France. Elle/il veille au respect des procédures internes d’Expertise France, notamment la chargée de projet, des obligations contractuelles et des exigences du bailleur.

Sur le plan administratif, elle/il supervise notamment la préparation et le lancement des procédures d’achat, la contractualisation et le suivi des marchés et contrats nécessaires à la mise en œuvre du projet. Une attention particulière est portée au suivi des subventions accordées aux partenaires.

Sur le plan logistique, elle/il veille à la bonne organisation des activités, notamment des ateliers, voyages et missions, ainsi qu’à la disponibilité des moyens de fonctionnement nécessaires à l’équipe projet. Sur le plan financier, elle/il supervise l’exécution budgétaire, la fiabilité du suivi financier et la préparation du reporting financier à destination du bailleur.

La/le Chef·fe de projet identifie et suit les risques opérationnels, financiers, partenariaux, sécuritaires et réputationnels susceptibles d’affecter le projet. En lien avec le siège, elle/il définit et met en œuvre les mesures d’adaptation ou d’atténuation nécessaires et rend régulièrement compte de l’avancement du projet, des difficultés rencontrées et des arbitrages requis.

En coordination avec l’expert·e référent·e, la/le Chef·fe de projet organise les comités de pilotage et veille au suivi de leurs recommandations. Elle/il supervise également l’organisation des comités techniques, par l’expert.e référent.e, anime les réunions d’équipe et assure le suivi des décisions prises dans le cadre des différentes instances de gouvernance. Elle/il coordonne la préparation et la rédaction des rapports techniques annuels et de toute autre production nécessaire au suivi du projet.

La/le Chef·fe de projet assure une gestion efficace et prudente des ressources humaines, financières et temporelles. Elle/il veille à ce que les moyens mobilisés soient proportionnés aux résultats attendus et contribuent effectivement à l’atteinte des objectifs et des effets du projet.

Dans le cadre de la dernière année de mise en œuvre, la/le Chef·fe de projet pilote les travaux de clôture technique, administrative et financière. En lien avec l’expert·e référent·e et le siège d’Expertise France, elle/il supervise l’évaluation finale, l’exercice de capitalisation ainsi que la valorisation et la diffusion des résultats. Elle/il veille à l’appropriation des acquis par les partenaires et à la définition de modalités favorisant la pérennisation des actions engagées.

Enfin, la/le Chef·fe de projet effectue toute autre tâche connexe nécessaire à la bonne mise en œuvre et à la clôture du projet.

Description du projet ou contexte

Le projet GET est financé par la DGT à travers le Plan d’Investissement Stratégique pour le Développement (PISD 2) et mis en œuvre par Expertise France, sur une durée de trois ans et demi, d’avril 2024 à septembre 2027. Il vise à contribuer à la réduction des inégalités de genre dans les systèmes fiscaux et douaniers africains. Plus spécifiquement, GET renforce les actions qui visent à réduire les inégalités dans les politiques, les structures et l’exercice des fonctions des administrations fiscales et douanières africaines francophones.

Le projet GET va au-delà du cadre classique de l’assistance technique aux administrations. Ses modes d’intervention s’articulent autour de trois piliers :

  1. Un mécanisme de facilité permettant de délivrer de l’assistance technique au pays africains bénéficiaires du projet afin de les appuyer dans la réduction des inégalités de genre dans leurs systèmes fiscaux et douaniers
  2. Un appui au monde de la recherche sur la question spécifique des inégalités de genre dans les systèmes fiscaux et douaniers permettant d’évaluer les meilleures pratiques dans le domaine
  3. Un appui à la société civile sur les enjeux des inégalités de genre dans les systèmes fiscaux et douaniers africains permettant de construire une vision partagée d’un système fiscal juste

Le mécanisme de facilité cible les administrations fiscales et douanières centrales, les administrations locales en charge de la collecte de l’impôt et/ou des redevances locales, ainsi que les instances régionales (CEDEAO, CEMAC, UEMOA). D’autres types d’acteurs peuvent également solliciter la facilité, même s’ils ne figurent pas parmi les bénéficiaires prioritaires. Toutes les demandes reçues font l’objet d’une analyse par l’équipe projet. Les administrations ou autres entités intéressées peuvent solliciter l’équipe GET en soumettant une requête selon un processus défini. Cette facilité se veut flexible et adaptée aux besoins spécifiques des pays d’Afrique Subsaharienne bénéficiaires francophones.

La facilité permet de travailler avec les pays volontaires sur trois volets :

  • Les inégalités de genre et politiques fiscales et douanières
  • Les inégalités de genre au sein des administrations fiscales et douanières
  • Les inégalités de genre dans les relations aux contribuables / usager·es

Avec une forte identité recherche, le projet souhaite mettre à profit la production de connaissances pour identifier, et neutraliser les inégalités de genre dans les systèmes fiscaux et douaniers africains au bénéfice des administrations des pays partenaires et de leurs contribuables.

Le projet GET vise également à créer un réseau de partenaires travaillant de manière coordonnée sur la question des inégalités de genre dans les systèmes fiscaux et douaniers africains. Ces liens sont tissés entre les administrations fiscales partenaires, les contribuables et les organisations de la société civile, le monde de la recherche, les organisations internationales, et tout autres partenaires techniques et financiers du développement. Le projet soutient ainsi le développement du plaidoyer pour une meilleure prise en compte des inégalités de genre dans la formulation des politiques publiques liées à la fiscalité.

Basé à Cotonou, Bénin, le projet rayonne sur les pays de l’Afrique de l’Ouest ainsi que d’Afrique australe francophone. A date, les pays bénéficiaires incluent, en plus du Bénin, le Cameroun, les Comores, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Sénégal et le Tchad.

 A date, l’équipe du projet GET se compose des personnes suivantes :

  • Une cheffe de projet
  • Une adjointe à la cheffe de projet
  • Un assistant Administratif et Financier
  • Une experte-chercheuse en thèse

En septembre 2026, le projet entre dans sa dernière année de mise en œuvre. Cette phase sera consacrée à l’achèvement des activités conduites dans le cadre des trois composantes, ainsi qu’aux exercices finaux de capitalisation et d’évaluation. Une attention particulière sera également accordée à la valorisation des résultats et à l’accompagnement des bénéficiaires, afin de favoriser la pérennisation des actions engagées

Profil souhaité

Qualifications : 

  • Bac +5 : Sciences Politiques, Économie – Gestion – Droit, Gestion de projets, Relations internationales/coopération internationale, assorti d’une expérience pertinente.

Compétences :

  • Maîtrise de la gestion du cycle de projet dans le cadre de projets de coopération internationale, incluant la planification, le pilotage opérationnel, le suivi budgétaire et le reporting ;
  • Bonne maîtrise des règles administratives, financières, contractuelles et juridiques applicables aux projets financés par des bailleurs nationaux, régionaux ou internationaux ;
  • Maîtrise des approches de gestion axée sur les résultats, de suivi-évaluation, de capitalisation et d’apprentissage ;
  • Capacité à identifier et à anticiper les risques opérationnels, financiers, partenariaux, sécuritaires et réputationnels, et à proposer les mesures d’atténuation appropriées ;
  • Capacités avérées de management, d’animation et de coordination d’une équipe pluridisciplinaire et multiculturelle ;
  • Capacité à travailler avec des équipes internationales, des réseaux d’expert·es et des communautés de praticien·nes ;
  • Excellentes capacités de dialogue institutionnel, de négociation et de représentation auprès d’interlocuteurs de haut niveau ;
  • Bonne connaissance des acteurs internationaux intervenant dans les domaines des finances publiques, de la fiscalité et de la coopération au développement ;
  • Bonne connaissance des enjeux d’égalité de genre et de leur intégration dans les politiques publiques ; une connaissance de l’écosystème féministe international et africain constitue un atout ;
  • Bonne connaissance des pratiques de plaidoyer aux niveaux local, national et international ;
  • Excellentes capacités d’analyse, de synthèse, de rédaction et de communication ;
  • Capacité à organiser, hiérarchiser et coordonner plusieurs activités simultanément dans des délais contraints ;
  • Sensibilité institutionnelle, autonomie, sens de l’initiative, capacité d’adaptation et aptitude à la résolution de problèmes ;
  • La connaissance des acteurs de l’équipe France et de la stratégie française en matière de mobilisation des ressources intérieures publiques constitue un atout ;
  • La connaissance des contextes institutionnels et administratifs de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale, francophones comme anglophones, constitue un atout ;
  • Bonne maîtrise des logiciels bureautiques et des outils collaboratifs.

Langues :

  • En plus du français, une excellente connaissance de l’anglais est requise (C1), ainsi que d’excellentes compétences en matière de rédaction et de communication.
  • Autre(s) langue(s) : toute autre langue largement parlée en Afrique de l’Ouest serait un atout.

Expériences professionnelles :

  • Au moins sept (7) ans d’expérience professionnelle en gestion de projets de coopération internationale, dont une expérience confirmée dans le pilotage de projets financés par des bailleurs et dans leur gestion administrative, financière et contractuelle ;
  • Expérience avérée dans la coordination et le management d’équipes pluridisciplinaires et multiculturelles ;
  • Expérience professionnelle significative dans le domaine de l’égalité de genre ; une expérience à l’articulation de l’égalité de genre et des finances publiques constitue un atout ;
  • Une expérience de travail en Afrique de l’Ouest ou en Afrique centrale constitue un atout.

Informations complémentaires

Pour candidater, merci de soumettre votre CV ainsi qu’une lettre de motivation. Toute candidature ne comportant pas ces deux documents ne sera pas examinée.

Date limite de candidature : 13/10/2026 23:59

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