Sélectionneur des Lions de l’Atlas lors de la Coupe du monde 2022, Walid Regragui est revenu sur les ressorts de la campagne historique marocaine, qui avait mené l’équipe jusqu’aux demi-finales, une première pour une nation africaine et arabe.
Le technicien a expliqué avoir misé sur l’ambition dès son premier discours au groupe, malgré un temps de préparation restreint : « Dès le premier speech, on a été ambitieux avec eux. On a mis en place déjà tout le piège, c’est-à-dire qu’on a essayé d’être impactant dès le premier discours. »
Plutôt que de justifier un manque de temps, il a directement fixé le cap : « On vient, il y a un challenge, on ne va pas pleurer sur le fait qu’on ait moins de temps, ça ne change rien. Mais on a des objectifs élevés pour cette Coupe du Monde. Est-ce que vous êtes prêts à relever ce défi avec nous ? »
Interrogé sur le moment où il a perçu une réelle adhésion du vestiaire, le sélectionneur situe le déclic non pas dans les discours, mais sur le terrain : « Je ne sais pas si je l’ai senti sur cette causerie, je l’ai senti dès le premier match amical, contre le Chili. La réponse elle a été sur le terrain. » Il ajoute que ce match a marqué un basculement collectif, autant physique que mental : « C’est ce qu’ils se sont dit : C’est vrai qu’on est capables, ça va être possible. »
Cette confiance allait se traduire par un parcours exceptionnel au Qatar : le Maroc éliminera successivement la Belgique, l’Espagne et le Portugal, avant de s’incliner en demi-finale face à la France, championne du monde en titre.
