Quelques jours après la rupture des relations diplomatiques entre le Rwanda et la Belgique, le président Paul Kagame a pris une décision concernant les Belges vivants ou ayant des intérêts à Kigali.
C’est via un communiqué sur son compte X que le Ministère des affaires étrangères du Rwanda a informé l’opinion publique.
“Suite à la rupture des relations diplomatiques avec la Belgique, décidée le 17 mars 2025, le Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale souhaite porter à la connaissance du public les points suivants :
L’Ambassade du Rwanda à Bruxelles a fermé ses portes et n’assurera plus de services consulaires sur le territoire belge.
Les services consulaires seront assurés par l’Ambassade du Rwanda aux Pays-Bas, à La Haye. ([email protected] | +31 70 392 65 71).
La rupture des relations diplomatiques n’affecte en rien les citoyens belges résidant au Rwanda ou souhaitant visiter notre pays.
La libre circulation des voyageurs et des professionnels se poursuit normalement. Les ressortissants belges continueront d’obtenir un visa à l’arrivée, sans frais de visa pour un séjour de 30 jours, conformément au régime de visa en vigueur”, peut-on lire dans le communiqué.
Rwanda : les Belges sont en sécurité
Pour rappel, le Rwanda avait annoncé la rupture de ses liens diplomatiques avec la Belgique ce lundi 17 mars à travers un communiqué officiel.
“La Belgique a constamment miné le Rwanda, bien avant et pendant le conflit en cours en République démocratique du Congo (RDC), dans lequel elle détient un rôle historique et profondément violent, notamment en agissant contre le Rwanda.
Aujourd’hui, la Belgique a clairement pris parti dans un conflit régional et continue à se mobiliser systématiquement contre le Rwanda dans différents forums, utilisant mensonges et manipulations pour créer une opinion hostile injustifiée à l’égard du Rwanda, dans le but de déstabiliser le pays et la région.
Au-delà de son rôle historique destructeur dans la création de l’extrémisme ethnique, qui a conduit à une discrimination et une persécution enracinées, et finalement au Génocide contre les Tutsi de 1994, la Belgique a également permis à son territoire d’être utilisé par des groupes qui propagent le négationnisme du génocide et entretiennent l’idéologie génocidaire”, pouvait-on également lire dans la publication des autorités de Kigali. L’atmosphère est donc à son comble entre les autorités rwandaises et belges.