Revenus records pour le marché de la musique, qui veut faire payer l’IA

milliards Nigeria

Crédits photo : Pexels / © Pixabay

Le marché mondial de la musique enregistrée a progressé en 2025, grâce au streaming, avec 31,7 milliards de dollars de revenus, a indiqué mercredi la fédération du secteur (Ifpi), appelant à saisir les opportunités financières de l’intelligence artificielle.

Avec une progression de 6,4 % l’an passé, le secteur valide une onzième année de croissance consécutive, souligne la Fédération internationale de l’industrie phonographique dans son rapport annuel.

Le streaming musical, via des plateformes comme Spotify ou Deezer, représente 69,6 % des revenus, soit plus de 22 milliards.

Le streaming par abonnement payant (hors financement par la publicité) compte à lui seul pour plus de la moitié des recettes, souligne l’Ifpi, qui dénombre 837 millions d’abonnés dans le monde.

Les formats physiques sont eux aussi en hausse, à 5,3 milliards de dollars, notamment grâce aux vinyles, qui progressent de 13,7 %, la 19e année de croissance d’affilée.

Le marché asiatique représente à lui seul 45,1 % des recettes liées aux vinyles ou aux CDs.

Ces supports sont en revanche quasi-inexistants sur le marché regroupant l’Afrique du nord et le Moyen-Orient, où le streaming représente 97,5 % des revenus.

La Chine est devenue l’an passé le 4ème marché mondial, grâce à une croissance de 20,1 %, prenant la place de l’Allemagne.

L’Américaine Taylor Swift, le groupe de K-pop Stray Kids et la superstar canadienne du rap Drake sont en tête des ventes mondiales, selon l’Ifpi, qui représente plus de 8.000 maisons de disques dans le monde.

L’organisation insiste par ailleurs dans son rapport sur la nécessité de collaborer avec les entreprises d’IA génératives pour « garantir que la valeur de la musique (…) soit pleinement reconnue ».

Les titres générés par IA font régulièrement le buzz, comme le succès retentissant de la reprise de « Papaoutai » de Stromae, fin janvier.

Pour les créer, les plateformes de génération de musique par IA –comme les Américaines Suno et Udio, les plus connues– s’appuient sur le « fair use », une exception au droit d’auteur qui permet l’utilisation non consentie d’une œuvre.

L’Ifpi appelle les gouvernements à défendre à l’inverse le principe « selon lequel les développeurs d’IA doivent obtenir l’autorisation des titulaires de droits avant d’utiliser leurs contenus ».

Deezer a révélé en janvier qu’elle recevait chaque jour 60.000 morceaux générés par IA, selon le rapport.

Suno s’est entendue fin novembre avec la maison de disque Warner Music Group pour rémunérer les artistes don’t la production est utilisée pour créer des morceaux.

Avec AFP

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