« Naturellement, nous nous adapterons aux demandes italiennes, compte tenu de la forte volonté du président de promouvoir une relation franco-italienne ambitieuse, comme en témoigne le traité du Quirinal qu’il a initié dès 2017 et conclu avec Mario Draghi avec le soutien du président (italien, ndlr) Mattarella », a simplement commenté l’entourage d’Emmanuel Macron.
Une autre source proche des préparatifs indique que ce report était envisagé depuis plusieurs semaines et d’un commun accord. Selon cette source, les discussions sont en cours pour fixer une nouvelle date, possiblement dans une fenêtre entre le G7 et le 14 Juillet.
Cette annonce intervient dans un contexte de tension entre les dirigeants des deux pays. A l’image de la passe d’armes qui les a opposés cette semaine autour de la mort du militant d’extrême droite français Quentin Deranque, qui a amené Emmanuel Macron à demander à Giorgia Meloni d’arrêter de « commenter ce qui se passe chez les autres ».
Cet épisode, auquel on pourrait ajouter l’absence remarquée d’Emmanuel Macron aux actuels Jeux olympiques d’hiver en Italie, illustre aussi des divergences plus profondes entre M. Macron, le progressiste pro-européen, et la nationaliste Mme Meloni, à la tête d’une coalition entre la droite et l’extrême droite.
Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, en janvier 2025, a notamment eu un impact direct, la Première ministre italienne adoptant une stratégie de compromis avec le président américain, quand Emmanuel Macron choisissait une ligne de fermeté.
Parallèlement, Mme Meloni s’est aussi rapprochée du chancelier allemand conservateur Friedrich Merz, au risque d’estomper le rôle du président français.
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