Recrutement au Programme Alimentaire Mondial (PAM) – 30 octobre 2026

Le PAM valorise et promeut la diversité. Il s’engage à respecter le principe de l’égalité des chances en matière d’emploi pour tous ses employés et encourage les candidatures qualifiées, indépendamment de la race, de la couleur, de l’origine nationale, de l’origine ethnique ou sociale, des informations génétiques, du sexe, de l’identité et/ou de l’expression de genre, de l’orientation sexuelle, de la religion ou des convictions, du statut sérologique ou du handicap.

À PROPOS DU PAM

Le Programme alimentaire mondial (PAM) est la plus grande organisation humanitaire au monde. Il sauve des vies en situation d’urgence et utilise l’aide alimentaire pour construire un chemin vers la paix, la stabilité et la prospérité pour les populations qui se remettent de conflits, de catastrophes et des conséquences de phénomènes météorologiques extrêmes.

Intitulé du poste : Agent(e) de protection contre les abus et l’exploitation sexuels (AASE)

Type de contrat : Consultant international

Niveau : Niveau II

Lieu d’affectation : Kinshasa, RDC

Durée : 11 mois

DATE LIMITE DE CANDIDATURE

12 novembre 2026-23:59-UTC+01:00 heure normale d’Afrique de l’Ouest (Kinshasa)

ARRIÈRE-PLAN:

La République démocratique du Congo continue de faire face à une grave crise de sécurité alimentaire. En 2026, environ 26,6 millions de personnes étaient confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, voire critique, à l’échelle nationale. Les femmes et les enfants, les personnes déplacées, les rapatriés, les ménages ruraux et les communautés touchées par les conflits et les chocs récurrents sont particulièrement vulnérables, notamment dans les provinces de l’Est.

Le PAM applique une politique de tolérance zéro à l’égard de l’exploitation et des abus sexuels (EAS) et reconnaît qu’il s’agit d’une violation flagrante du pouvoir et d’une forme de violence sexiste que tous les partenaires humanitaires se doivent de prévenir et de combattre. L’une des violations les plus graves de ces normes et obligations est l’exploitation et les abus sexuels (EAS) des bénéficiaires par les acteurs humanitaires. L’EAS consiste à exploiter une position de pouvoir pour obtenir des faveurs ou des avantages sexuels en échange de services humanitaires. Le PAM s’engage à garantir le respect et la protection des droits des communautés à la dignité, au respect et à l’intégrité.

Sous la supervision directe du Directeur adjoint pays, le/la Conseiller(ère) en matière d’exploitation et d’abus sexuels (EAAS) appuiera le PAM RDC dans la mise en œuvre de la politique de tolérance zéro du PAM à l’égard de l’EAAS. Il/Elle élaborera et mettra en œuvre le Plan d’action du PAM RDC en matière d’EAAS, axé sur le renforcement et le développement des efforts de prévention et de prise en charge de l’exploitation et des abus sexuels. Ses missions comprendront la conception et la mise en œuvre d’activités de prévention de l’EAAS, la prise en charge des cas présumés d’EAAS signalés, la garantie d’un soutien approprié aux victimes, la liaison avec le Groupe consultatif stratégique sur l’EAAS et les autres instances inter-agences intervenant dans ce domaine, la contribution aux actions et au suivi inter-agences en matière d’EAAS, ainsi que la liaison avec la haute direction aux niveaux national, régional et international. Le/La Conseiller(ère) en matière d’EAAS sera également chargé(e) de concevoir et de mettre en œuvre des activités ciblées de renforcement des capacités pour le personnel et les partenaires de différents secteurs, et de produire et diffuser des orientations techniques, des outils et des ressources pertinents.

LIGNE HIÉRARCHIQUE :

 

Le poste de conseiller PSEA (CST II) relève du directeur adjoint du pays – Services de soutien, avec un travail interfonctionnel avec d’autres unités, à savoir Programme, Suivi et évaluation, et VAM.

RESPONSABILITÉS/RESPONSABILITÉS :

 

Principales responsabilités

 

  • Évaluation des risques liés à la PSEA – Réaliser une évaluation complète des risques liés à la présence, aux opérations et aux activités du PAM afin d’identifier les risques existants et émergents et de proposer des mesures d’atténuation à l’intention du bureau de pays. Les risques identifiés et les mesures d’atténuation doivent également être intégrés aux documents de gestion des risques pertinents du bureau de pays ainsi qu’aux approches programmatiques et opérationnelles, notamment en matière de ressources humaines.
  • Plan d’action et procédure opérationnelle standard – Mettre à jour le plan d’action du bureau de pays en matière de prévention et de lutte contre l’exploitation et l’abus sexuels (PSEA) afin qu’il reflète le contexte national actuel et les capacités du PAM dans tous ses domaines d’activité (y compris la chaîne d’approvisionnement, les programmes et les ressources humaines). Ce plan d’action devra être complété par un plan de mise en œuvre chiffré. Le conseiller sera également chargé de revoir et de mettre à jour la procédure opérationnelle standard existante relative à la réponse aux allégations d’exploitation et d’abus sexuels dans le cadre des opérations du PAM en RDC. Cette procédure devra clairement définir les rôles et les responsabilités, les ressources disponibles, les préférences de la communauté et les retours d’information concernant la prévention, l’atténuation, la réponse et le soutien apportés par le PAM.
  • Approche centrée sur la victime – En collaboration avec la communauté et les autres acteurs humanitaires, plaider en faveur d’activités de prévention et de lutte contre l’exploitation et les abus sexuels (PSEA) centrées sur la victime et adaptées à ses besoins. Cela peut impliquer de plaider pour une augmentation des ressources, le renforcement des mécanismes d’orientation et le renforcement des capacités du PAM, des partenaires de coopération, de la communauté et des autres parties prenantes afin de garantir les bonnes pratiques en matière d’approche centrée sur la victime.
  • Collaboration interinstitutionnelle – Représenter le PAM au sein du Groupe consultatif stratégique afin de veiller à ce que les besoins des populations affectées par le PAM soient pris en compte dans les instances, les plans et les résultats interinstitutionnels. Le/la conseiller(ère) sera également chargé(e) d’assurer la cohérence des pratiques du PAM et des organisations interinstitutionnelles en matière de risques, de prévention, d’atténuation, de réponse et de soutien, y compris l’harmonisation avec les mécanismes de plainte communautaires.
  • Renforcement des capacités des partenaires – Superviser la mise en œuvre des outils d’évaluation interinstitutions des partenaires en matière de prévention et d’exploitation sexuelle (PSEA) (élaborés par le Comité permanent interinstitutions avec l’appui du PAM). Les évaluations doivent inclure des plans de renforcement des capacités des partenaires et faire l’objet d’un examen périodique afin de garantir la satisfaction des besoins et de tenir compte de tout changement de contexte et de partenaire. Dans la mesure du possible, une collaboration interinstitutions devrait être mise en œuvre afin d’optimiser les évaluations et les plans de renforcement.
  • Intégration de la prévention de l’exploitation et des abus sexuels (PSEA) – Identifier les bonnes pratiques existantes, les lacunes et les possibilités d’intégration de la PSEA dans tous les programmes et activités du PAM et soutenir les progrès en conséquence. Cela peut nécessiter la mobilisation de ressources, le renforcement des capacités, une collaboration interinstitutionnelle accrue et l’amélioration des voies d’orientation. Cette intégration devrait être menée en collaboration avec les acteurs des thématiques transversales connexes, notamment la protection, l’égalité des sexes, la redevabilité envers les populations affectées, ainsi que le suivi et l’évaluation.
  • Points focaux PSEA – Mettre en place un réseau de points focaux PSEA du PAM en RDC, en veillant à ce que les rôles et responsabilités soient bien compris et assumés, et que les besoins et opportunités de renforcement des capacités soient régulièrement évalués et satisfaits. Il s’agit notamment de s’assurer que tous les points focaux sont en mesure de collaborer avec les réseaux PSEA inter-agences de leur zone d’intervention afin de mettre en place des mécanismes de traitement des plaintes communautaires et que les procédures opérationnelles standard (POS) pour le traitement des plaintes inter-agences et du PAM soient conformes aux normes centrées sur la victime.
  • Sensibilisation – Le conseiller sera chargé d’élaborer des stratégies de sensibilisation novatrices qui tiennent compte des rôles et responsabilités du public cible, ainsi que de ses besoins et préférences en matière de communication, d’information et de langue. Cela inclut la sensibilisation du personnel du PAM, du personnel de la CP, des fournisseurs et prestataires, des autorités et responsables locaux, des communautés et autres acteurs clés.
  • Signalement – ​​Appuyer et conseiller la direction sur le signalement des allégations d’exploitation et d’abus sexuels (EAS) par le biais des mécanismes institutionnels ; veiller à ce que le mécanisme et les protocoles de signalement des EAS soient clairement compris par l’ensemble du personnel et des partenaires de mise en œuvre. Dès réception d’une plainte, s’assurer que toutes les informations relatives aux plaintes et aux signalements sont traitées et transmises en stricte conformité avec les protocoles convenus et les procédures opérationnelles standard (POS) mondiales établies, tant au sein du PAM qu’au niveau inter-agences. 

Principaux livrables

  • Un rapport d’évaluation des risques liés à l’exploitation et aux abus sexuels (PSEA) a été finalisé, comprenant l’identification des risques, des mesures d’atténuation et des principaux points d’entrée dans les opérations du PAM.
  • Un plan d’action PSEA mis à jour, comprenant un plan de mise en œuvre chiffré et un calendrier.
  • Finaliser l’évaluation des capacités de tous les CP et veiller à ce que les plans de mise en œuvre du renforcement des capacités soient élaborés et suivis.
  • Un réseau fonctionnel de points focaux PSEA formés a été établi dans tous les bureaux et sites de terrain du PAM en RDC, avec des rôles et des responsabilités clairement définis dans les termes de référence officiels.
  • Des activités de renforcement des capacités et des séances de sensibilisation ont été menées conformément aux objectifs identifiés, et des rapports d’apprentissage ont été établis.
  • Rapport mensuel à la direction. 

QUALIFICATIONS ET EXPÉRIENCE REQUISES :

Éducation:

Diplôme universitaire de niveau supérieur en sciences sociales, psychologie, santé publique, droit ou domaine connexe. Une formation complémentaire dans le domaine est souhaitable.

Expérience:

Au moins huit (8) ans d’expérience dans le domaine de la PSEA, du genre, de la protection, de la VBG ou dans des domaines connexes.

Connaissances et compétences :

  • Connaissance avérée du travail avec les communautés dans des zones reculées.
  • Intégrité, objectivité et compétence professionnelle avérées.
  • Sensibilité démontrée à la diversité culturelle et aux questions de genre.
  • Solide connaissance des politiques et pratiques des Nations Unies en matière de genre, d’exploitation sexuelle et d’abus sexuels, de protection, de violence sexiste et de questions connexes.
  • Excellentes compétences en recherche et en analyse. Excellentes compétences rédactionnelles et relationnelles.
  • Capacité avérée à diriger et à motiver des équipes multiculturelles et transversales. 

Langues : Maîtrise de l’anglais et du français, à l’oral comme à l’écrit. La connaissance du swahili serait un atout.

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