Le jeune entraîneur du Real Madrid est, peu à peu, en train d’imposer sa patte et ses méthodes, dans un style qui nous rappelle forcément celui de Carlo Ancelotti.
Le Real Madrid va un peu mieux. Après cette élimination en Copa del Rey face à Albacete (3-2) pour les débuts d’Alvaro Arbeloa, les Merengues ont enchaîné deux bons résultats, face à Levante le week-end dernier en Liga (2-0), puis contre l’AS Monaco en Ligue des Champions mardi soir (6-1). S’il faudra évidemment confirmer sur la durée, les nuages gris qui planaient au-dessus de la capitale espagnole ont laissé place à quelques jolis rayons de soleil, et les mines grises et déconfites dans les travées du Bernabéu ont un peu retrouvé le sourire.
Mais quel est le rôle d’Arbeloa dans tout ça ? Si beaucoup à Madrid le considère uniquement comme un entraîneur intérimaire qui va prendre la porte une fois la saison terminée afin de laisser sa place à un coach avec un CV plus reluisant, force est de constater que les débuts de l’ancien latéral droit sur le banc sont plutôt réussis. Avant tout, il semble avoir réussi à se mettre les joueurs dans la poche, ce qui est peut-être le plus difficile à Madrid, et qui est probablement même plus important que toute considération tactique. L’ancien de Liverpool et de la Casa Blanca adopte ainsi une attitude assez proche des joueurs, bien plus proche de celle de Carlo Ancelotti ou de Zinedine Zidane que de celle de Xabi Alonso, qui était plutôt froid et distant.
Les joueurs sont plus libres
On le voit ainsi souvent encourager ses hommes et tout faire pour les mettre en confiance, les motivant et les boostant même lorsqu’ils ratent des actions. C’est aussi un entraîneur qui reste assez calme pendant les matchs, ne poussant que rarement des gueulantes et ne donnant que peu de consignes en bord de terrain. Tactiquement, il n’y a d’ailleurs pas de nouveautés majeures à signaler, et Arbeloa n’est clairement pas venu pour faire la révolution. Il mise sur un 4-3-3 assez classique, avec une volonté de se projeter vite vers l’avant dès que le ballon est récupéré.
Il préfère laisser les joueurs prendre les initiatives dans le jeu, et juste corriger quelques erreurs, plutôt que de leur imposer un cadre tactique strict. Les joueurs offensifs de l’équipe semblent d’ailleurs s’être libérés avec Arbeloa, à l’image de Vinicius Jr, ou même de Franco Mastantuono. Et surtout, le coach leur demande bien moins d’efforts défensifs qu’Alonso. Il ne s’en cache d’ailleurs pas. « Nous voulons qu’ils soient frais pour attaquer. Je ne veux pas de deux attaquants qui descendent pour courir après les latéraux ou les milieux de terrain. Je veux qu’ils fassent du bon travail, je veux voir une équipe qui fonctionne ensemble, mais aussi que Vinicius et Mbappé puissent être frais pour faire la différence comme ils l’ont fait aujourd’hui », confiait-il après le match.