RDC : plus de 20 civils tués par des milices dans l’ouest

RDC: 22 civils civils tués par des milices dans l'ouest RDC : le M23 s'en prend aux journalistes et à la société civile

Crédit Photo : Africanews

Au moins vingt-deux civils ont été tués fin novembre par des miliciens dans une région de l’ouest de la République démocratique du Congo (RDC), en proie à un conflit communautaire, a indiqué ce mardi 16 décembre 2025, Human Rights Watch (HRW).

L’attaque a eu lieu le 23 novembre dans le village de Nkana, à environ 75 km au nord-est de Kinshasa, dans le territoire de Kwamouth (province de Mai-Ndombe), selon cette organisation américaine de défense des droits humains.

Des combattants « mobondo », issus de l’ethnie Yaka, ont tué « au moins 22 civils », dont quatre femmes et quatre enfants, et en ont blessé beaucoup d’autres, a précisé l’ONG, citant des témoins.

Les assaillants, armés de fusils et de machettes, ont « parcouru les maisons, tuant principalement des villageois Teke qui tentaient de fuir », selon le communiqué. L’attaque aurait été menée « en guise de représailles » dans le cadre de tensions intercommunautaires croissantes.

Dans cette région de l’ouest de la RDC, des violences ont éclaté en 2022 autour d’un conflit foncier entre les Teke, considérés comme propriétaires des villages le long du fleuve Congo, et les Yaka, installés après eux.

Les « mobondo », présentés comme membres de la communauté Yaka, sont accusés d’avoir pris une part active à ces affrontements, qui ont fait des centaines de morts et provoqué des déplacements massifs. Des initiatives de médiation menées par les autorités congolaises n’ont jusqu’à présent pas mis fin aux violences.

HRW affirme que les combattants reprochaient aux Teke de Nkana de refuser l’installation d’un nouveau chef coutumier Yaka et avaient envoyé des menaces avant l’attaque.

Depuis juin 2023, la milice mobondo a incendié des villages Teke et tué des dizaines de personnes, selon HRW.

Cette attaque « souligne l’incapacité du gouvernement congolais à renforcer la sécurité dans la région malgré des avertissements répétés », déplore cette ONG américaine de défense des droits humains.

Ce conflit dans l’ouest du pays reste largement éclipsé par les violences dans l’est, où la rébellion du M23 contrôle de vastes pans de territoire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Avec AFP

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